DÉCLARATION DE L'AFP SUR L'APPEL DE ME WADE A UNE RENCONTRE AVEC L'OPPOSITION

 

Dans la soirée du samedi 1er mars 2008 et suite à une audience accordée au Président de la RADDHO, Me Abdoulaye Wade a fait savoir qu’il acceptait de recevoir l’opposition.

L’Alliance des Forces de Progrès estime que la crise profonde qui sévit au Sénégal depuis plusieurs années et qui ne cesse de s’accentuer à tous les niveaux requiert, de manière incontestable, un dialogue franc et sincère entre tous les Sénégalais, pour sortir les populations du cycle de souffrances qu’elles subissent.

Dans cet esprit, l’AFP a toujours prôné le principe du règlement des urgences nationales par la conciliation, la concertation et les échanges, au motif que l’intérêt d’un pays se situe à un niveau toujours supérieur par rapport à toute autre considération, dans la mesure où il s’agit, avant tout, d’un destin à accomplir et de valeurs à préserver au profit des générations futures.

Sous l’éclairage de tels principes, l’AFP estime que tout dialogue national doit être exempt de calculs politiciens et doit éviter toute précipitation qui ne pourrait qu’être préjudiciable aux vertus de sérénité et d’équilibre sans lesquelles les problèmes humains ne peuvent trouver de solutions véritablement convenables,  s’inscrivant dans le temps de l’histoire.

Par ailleurs, il est constant que tout dialogue destiné à réunir les Sénégalais autour de l’essentiel si chargé d’urgences et de priorités fondamentales doit impliquer, au-delà des leaders et des acteurs politiques, toutes les couches du peuple : monde paysan, ouvriers et travailleurs des campagnes et des villes, société civile, milieux religieux, chrétiens et musulmans, secteurs de l’éducation, de la formation et de la communication, opérateurs économiques structurés ou informels, Sénégalais établis à l’étranger, sans exclusive aucune, autour de la situation de crise globale prévalant dans notre pays, pour des solutions réalistes et concertées.

C’est dans ce cadre que l’Alliance des Forces de Progrès inscrit la tenue des Assises nationales, corollaire naturel  d’une prise de conscience objective des dangers qui menacent la Nation, c’est comme une priorité incontournable, alors qu’il est encore temps de se parler, de s’asseoir autour d’une table  et de sauver notre pays.

Dans cette direction, les partis membres de l’opposition ont l’obligation et l’opportunité de se concerter et d’associer les autres composantes de la Nation à un élan   de réflexion et d’analyse pour aller vers un dialogue ouvert, inclusif, dans le seul intérêt du Sénégal et des Sénégalais confortés dans cette démarche par leur foi en un Dieu unique et par l’Histoire glorieuse de nos ancêtres communs.


Fait à Dakar, le 2 mars 2008