ALTERNATIVE 2007

Compte-rendu de la Réunion des Leaders du 09 août 2007

 

Sous la présidence du Camarade Madior Diouf, la Conférence des Leaders s’est réunie au siège de la C. A. 2007, à Sacré-cœur 1, sur l’ordre du jour suivant : 

1°) Situation nationale

a)      Situation politique

b)      Compte-rendu des activités du Font Siggil Senegaal

c)      Le monde rural

d)      Les zones inondées et l’hivernage

2°) Informations diverses 

En introduction, le Professeur Madior Diouf a fait un tour d’horizon des problèmes saillants de la situation nationale dans les différents domaines : politique, économique et social.

Il a aussi insisté sur la nécessité, pour notre Coalition, de participer efficacement aux activités du Front Siggil Senegaal qui a entamé la programmation des assises nationales et qui poursuit les tournées d’information et de mobilisation des populations à la base.

Après un tour de table qui a permis de recueillir le point de vue des différents responsables sur les points soulevés, un consensus s’est dégagé sur les points suivants : 

Sur le monde rural

La Conférence a encore insisté sur la nécessité de venir en aide à ce secteur qui se trouve dans une situation de détresse avec l’échec du Programme Agricole 2007/2008, le retard dans la mise en place des intrants, le déficit vivrier et l’absence d’un programme de soudure. Elle a aussi noté les difficultés que traverse le cheptel avec le déficit en aliment de bétail qui a occasionné une spéculation qui a porté le prix du sac au même niveau que celui du riz (11.000 F CFA) et le sac de paille, introuvable, à 8000 F.

C’est pourquoi la Conférence est convaincue que, compte tenu de cette situation, il sera très difficile d’atteindre les objectifs de production que le gouvernement s’est fixé.

Par ailleurs, avec le Plan REVA (qui n’était qu’un rêve) et les résultats minables obtenus avec les programmes spéciaux (maïs, manioc, bissap, sésame), on peut affirmer que les libéraux ont sacrifié le monde rural dont le taux de pauvreté grimpe d’année en année.  

Sur les zones inondables

Les leaders se sont accordés sur l’échec du plan «Jaxaay» avec, tout dernièrement, l’expulsion des sinistrés des camps de fortune, malgré un budget de 52 milliards dégagé à cet effet.

C’est pourquoi la Conférence a insisté sur la nécessité d’éclairer les Sénégalais sur l’utilisation des 52 milliards, compte tenu de l’insatisfaction des sinistrés de Dakar et l’inexistence  de programmes pour les zones inondées des autres régions, et devant l’inexistence voire l’inefficacité des systèmes d’évacuation des eaux usées et de pluies qui est source de maladies comme le paludisme, le choléra, etc. 

Sur les projets de l’ANOCI

La Conférence a dénoncé la mauvaise préparation technique de ce projet qui a occasionné des erreurs techniques que des experts indépendants ont tout dernièrement dénoncées publiquement. Elle s’inquiète aussi de la gestion non transparente et irrégulière des fonds utilisés avec les procédures d’octroi des marchés contestées et les retards enregistrés dans les travaux qui risquent de remettre en cause l’organisation du Sommet à la date indiquée. 

Dans le secteur de l’éducation nationale

Dans ce secteur en perpétuelle difficulté, les problèmes fondamentaux sont enregistrés dans le Supérieur qui continue de traîner un déficit chronique dans tous les domaines de fonctionnement. L’exemple de l’université Cheikh Anta Diop qui abrite 50.000 étudiants pour une capacité réelle de 15.000 en est une illustration de taille. En outre, avec le projet réchauffé des  CUR qui enregistre un retard pour uniquement des raisons de calcul politique et les récurrentes récriminations des enseignants et étudiants, la question centrale que l’on se pose est de savoir où sont passés les 40% du budget national ? Il serait nécessaire d’évaluer l’utilisation de ce fonds ou de nous édifier sur le taux réel affecté à ce secteur. 

Sur les autres problèmes du pays

La réunion a insisté sur le train de vie de l’Etat qui continue de grimper malgré les difficultés que traverse le peuple sénégalais dans tous les secteurs de la vie nationale, la baisse du pouvoir d’achat face au renchérissement de la vie et la spéculation incontrôlée sur le prix du loyer qui préoccupe particulièrement le Sénégalais moyen. A ce niveau d’ailleurs, l’Etat doit prendre ses responsabilités et réglementer ce secteur aussi préoccupant que celui des denrées de première nécessité. En outre, la réunion a déploré le changement d’objectifs des sociétés nationales comme la SICAP et l’OHLM qui ne jouent plus leur mission originelle de promotion de l’habitat social. 

Sur les élections locales

La réunion a été très claire sur cette question pour laquelle aucune décision officielle n’a encore été prise. Les partis de la Coalition, compte tenu des problèmes plus urgents qui préoccupent l’opposition et les délais qui nous séparent de ces élections, recommandent la poursuite de son combat inflexible pour des élections régulières et transparentes. Le moment venu, notre Coalition  prendra d’une manière responsable la décision qui s’impose en mettant en priorité : l’intérêt de nos populations locales, la nécessité de sécuriser le processus électoral mais aussi et surtout l’unité de l’opposition. 


Fait à Dakar, le 9 août 2007 
Le Rapporteur
Massène Niang