COMITE NATIONAL DE SUIVI DES ASSISES NATIONALES

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Beaucoup de Sénégalais ont lu, ce matin, dans la presse nationale, sans doute avec étonnement, les sorties d’un homme, Adam Ereli, se réclamant Ambassadeur des Etats-Unis au Bahreïn, contre le Président Amadou Mahtar  Mbow, accusant ce dernier d’avoir « dirigé l’Unesco comme un village africain»

L’ambassadeur Ereli et ceux qui, depuis le Sénégal, l’ont actionné ont fait cause commune, pour poursuivre un combat d’arrière-garde engagé en son temps  par l’Occident contre l’ancien Directeur Général de l’UNESCO. Un combat injuste, mais fondé surtout sur une idéologie raciste qui, depuis l’aube des temps, a toujours considéré que ce qui n’était pas cet Occident lui était  inférieur.

 Le Président Amadou Mahtar Mbow conduisait à la tête de l’Unesco, une lutte juste et honorable pour exiger des nations développées l’acceptation d’un nouvel ordre mondial de l’information et de la communication (NOMIC), fondé désormais sur des règles plus justes et soucieuses de l’intérêt de toutes les nations du monde.

A ce titre, il paraissait essentiel, aux yeux de l’ancien Directeur général de l’Unesco, d’éliminer tous les obstacles qui empêchaient les hommes et les nations d’accéder à toutes les sources de l’information et d’exprimer leurs propres opinions, essentiel aussi d’éviter les distorsions qui portent atteinte à la dignité et à l’indépendance des peuples.

La grande majorité des états, toutes les nations épris de paix et désireux d’impulser une coopération internationale nouvelle qui préserve les intérêts de toutes les nations du monde ont supporté  ce combat  juste et impérieux.

C’est ce que certains pays, en particulier, l’Angleterre et les Etats-Unis des néoconservateurs  n’ont jamais accepté, ni pardonné à Amadou Mahtar Mbow. Ils l’ont alors combattu avec des accusations aussi farfelues que fausses, comme celles que tente de véhiculer aujourd’hui cet ambassadeur américain sorti de nulle part.

 Ce dernier est le symbole authentique d’une haine raciale et idéologique qui loin de désarmer se montre encore plus active que jamais pour maintenir les nations sous-développées dans une éternelle posture de dépendance.

Le racisme  qui structure la pensée des contempteurs du Président Amadou Mahtar Mbow a toujours été à la fois insidieux et explicite, comme en atteste l’utilisation de l’expression « village africain ». La référence au village africain est symptomatique d’un mépris manifeste  à l’égard du continent africain et de sa Culture. Les images que les villages africains de son pays natal ont gardées de Amadou Mahtar Mbow sont ceux de cet infatigable initiateur de l’éducation à la base qui les a parcourus, des années durant, puis du premier professeur d’histoire voué à faire à l’Afrique sa juste part dans cette discipline.

C’est regrettable que des esprits mal intentionnés reprennent à leur compte de telles accusations et les fassent publier dans la presse. C’est aussi regrettable qu’une partie de la presse puisse reprendre sans droit d’inventaire et sans recul de telles accusations.

Ce n’est cependant pas étonnant que l’on en arrive à de telles bassesses à l’endroit du président Amadou Mahtar Mbow. Il a dirigé avec succès les Assises Nationales qui ont produit les résultats que l’on sait et impulsé une dynamique politique qui est la principale menace pour tous les ennemis de la liberté et de la démocratie.

Ces attaques prouvent aujourd’hui que les initiateurs des Assises Nationales avaient raison d’entreprendre le travail qu’ils ont effectué pour redonner aux Sénégalais de nouvelles raisons d’espérer en l’avenir. Ils ont redonné espoir aux Sénégalais là où les accusateurs du Président Mbow avaient réussi à les décourager et à les faire douter d’eux-mêmes. Le Comité National de Suivi des Assises Nationales tenant compte de tout cela flétrit le comportement de certains de nos compatriotes qui reprennent à leur compte des accusations aux fondements racistes dans le seul but de tenter de ternir l’image d’un homme à jamais consacré par l’histoire.

En tout état de cause, nous nous réservons le droit de saisir le département d’Etat au sujet de cette affaire.

 

Dakar, le Vendredi 7 août 2009

 

 Pour le Comité national de suivi des Assises Nationales

Le Directoire