REUNION DU COMITE DIRECTEUR DE L'AFP
7 DECEMBRE 2003
 

RAPPORT D'ACTIVITÉS DU BUREAU POLITIQUE
PRÉSENTÉ PAR MADIEYNA DIOUF
SECRÉTAIRE NATIONAL CHARGÉ DE LA COORDINATION DES ACTIVITÉS DE L'AFP
 

 

I INTRODUCTION :

Monsieur le Secrétaire Général de l'AFP,

Mesdames, Messieurs les Membres du Bureau politique,

Chers camarades du Comité Directeur,

Nous voici réunis, pour la première fois et en session ordinaire, au sein de l'organe de direction que constitue le Comité Directeur de l'AFP élu par le Congrès ordinaire des 1er et 2 mars 2003.

Comme vous le savez et conformément aux statuts de notre parti, le Comité Directeur se réunit, en session ordinaire, au moins une fois par trimestre.

C'est dire que la présente première session du Comité Directeur, qui devait se tenir au plus tard au mois de juillet dernier, est convoquée avec six mois de retard par le Bureau politique de l'AFP. Vous voudrez bien nous en excuser en comprenant toutes les raisons dirimantes et indépendantes de notre volonté qui ont conduit à ce report de programmation.

Cependant, chers camarades, vous pouvez noter, d'ores et déjà, que la prochaine session ordinaire du Comité Directeur devrait se tenir, s'il plait à Dieu, au début du deuxième trimestre de l'année 2004 et les sessions suivantes selon la périodicité définie par les statuts de l'AFP.

La Convention Nationale, autre organe de direction issu du Congrès des 1er et 2 mars derniers doit se réunir, en session ordinaire, au moins une fois par semestre. Sa première session ordinaire est prévue à la fin du premier semestre de l'année 2004 et sa deuxième session pour la fin de l'année 2004.

Le Bureau politique de l'AFP se réunit, pour sa part, régulièrement, une fois par semaine et ce, depuis la création du parti, en juillet 1999.

Ainsi, tous les organes de direction élus par le Congrès de l'AFP devraient avoir tenu toutes leurs réunions statutaires durant l'année 2004, compte non tenu des sessions extraordinaires qui pourraient être convoquées par le Bureau politique selon les nécessités du moment.

Au demeurant, nous pouvons affirmer, sans fausse modestie, sans complexe aucun et avec une légitime fierté, que notre parti, l'Alliance des Forces de Progrès, a franchi des pas importants et décisifs dans son organisation et dans son fonctionnement, au delà des extraordinaires performances réalisées sur le terrain derrière son fondateur et porte étendard, notre Secrétaire général le camarade Moustapha NIASSE et qui ont totalement changé le paysage politique de notre pays depuis l'an 2000, pour de longues années.

Sans viser un quelconque objectif d'autosatisfaction ou de réarmement moral pour notre parti s'il en fallait, je voudrais, néanmoins, avant de dérouler le chapelet des activités du Bureau politique de l'AFP depuis le Congrès des 1er

et 2 mars 2003, souligner quelques aspects importants du contexte politique sénégalais qui constituent des atouts majeurs pour l'AFP, atouts qu'il convient

de bien gérer, de valoriser et d'optimiser, sans béatitude, sans attentisme et

sans angélisme, mais sans aucun complexe, de façon méthodique, réfléchie et organisée :

1 L'AFP est un grand parti qui fonctionne normalement, qui a

organisé avec un succès éclatant son premier Congrès ordinaire et qui réunit, régulièrement, ses instances ;

2 Le Secrétaire Général de l'AFP, Moustapha NIASSE a joué un rôle

déterminant dans la survenue de l'alternance réalisée le 19 mars 2000 au

Sénégal ;

3 La rupture de l'expérience du premier Gouvernement de la

coalition du Front pour l'Alternance (FAL) dirigé par Moustapha NIASSE

provient de Abdoulaye WADE et de son parti, le PDS. L'AFP, le PIT et le RND ont quitté le Gouvernement sur des bases de principes, la tête haute et, comme l'a dit Moustapha NIASSE lors du Congrès de l'AFP, "convaincus que les changements pour lesquels nous nous étions mobilisés n'interviendraient pas avec le régime du parti -Etat PDS de Abdoulaye WADE " ;

4 Le Secrétaire général de l'AFP, notre camarade Moustapha NIASSE, a une stature internationale confirmée par les succès éclatants obtenus sur la scène internationale, où il vient de s'illustrer par la signature d'un accord ayant permis la constitution d'un gouvernement d'Union nationale en République Démocratique du Congo après plusieurs années de guerre civile ;

5 La situation intérieure du Sénégal, économique, sociale et politique s'est gravement détériorée et, aujourd'hui, trois ans et demi après l'alternance, de gros nages s'amoncellent dans le ciel politique de notre pays, conduisant dernièrement toutes les Autorités religieuses, toutes confessions confondues, à tirer la sonnette d'alarme.

Il convient, cependant, de rappeler que le Secrétaire Général de l'AFP doit pouvoir se consacrer aux grandes tâches liées au développement du parti et à la mise en œuvre de la stratégie définie et arrêtée par le Congrès. Tout en apportant, bien entendu, son soutien actif et présent, local ou national, quand il le faut, aux responsables, aux instances et aux militants de base.

C'est sous cet éclairage, et en intégrant la variété des problèmes qui se posent, leur complexité et leur multiplicité, que nous devons faire fonctionner notre parti, de la base au sommet, optimiser ses forces et ses avantages, minimiser et corriger ses faiblesses, en ciblant des objectifs précis à prendre en charge par tous les militants dans toutes les instances de l'AFP, par les Adultes, par les Femmes, par les Jeunes, par le Troisième âge, par les Alliances nationales, par le Secrétaire Général et non pas par lui seul.


C'est aussi, sous cet éclairage et dans ce contexte particulier, que nous devons placer les travaux de la première session du Comité Directeur d'aujourd'hui.

Le Comité Directeur n'est pas, bien sûr, le Congrès et il ne s'agira donc pas de remettre en cause les orientations et décisions adoptées les 1er et 2 mars 2003.

Le Comité Directeur ne doit pas être, non plus, un forum de déballage et de règlements de comptes non soldés au sein des instances de base départementales ou régionales.

Le Secrétaire Général de l'AFP a rappelé, dans son introduction, les orientations et précisé la démarche du parti dans le contexte actuel, à la

lumière des événements survenus depuis la parution du livre de Abdou

Latif Coulibaly "Wade, un Opposant au Pouvoir : l'alternance piégée" et la

tentative d'assassinat du leader de " Jëf – Jël ", Talla Sylla.

Sous réserve de ces contraintes qui doivent être librement acceptées, le Comité Directeur doit pouvoir instaurer un dialogue ouvert, franc et libre autour des questions soulevées à la lecture du rapport d'activités du bureau politique ou autour de toute autre question objet de préoccupations de ses membres.

Le rapport d'activités du Bureau politique couvre la période postérieure au Congrès, mais certains faits saillants antérieurs sont parfois évoqués pour assurer un meilleur éclairage.

II Les Activités du Bureau politique de l'AFP depuis le Congrès des 1er et 2 mars 2003 :

Nous avons articulé ce rapport autour de douze points, sans prétendre couvrir ainsi l"ensemble des questions liées aux activités du Bureau politique de l'AFP depuis le 2 mars 2003.


Certains de ces douze points du rapport sont traités plus en détails que d'autres. Des compléments pourront être apportés par des membres du

Bureau politique, Secrétaires nationaux en charge de secteurs spécifiques ou

dirigeants et coordonnateurs de Mouvements Intégrés et d'Alliances nationales.

Il s'agit des douze points suivants :

1. L'organisation, l'animation et la mobilisation du parti ;

2. La formation politique et l'école du parti ;

3. La communication de l'AFP ;

4. Le financement des activités de l'AFP ;

5. L'AFP, les Femmes, les Jeunes, le Troisième âge et les Alliances ;

6. L'AFP, la société civile et les milieux religieux ;

7. L'AFP et les actions de solidarité : les "Racines du Progrès", le Fonds

National de Solidarité des Handicapés, le Guichet social et la Caisse pour les cérémonies religieuses ;

8. L'AFP et le processus électoral ;

9. L'AFP, le CPC et les rencontres avec les autres partis ;

10. L'AFP et les Institutions de la République ;

11. L'AFP et la situation économique et sociale ;

12. L'AFP, les Sénégalais de l'Extérieur et les Relations

internationales.

1 L'organisation, l'animation et la mobilisation du parti :

De sa création, en juillet 1999, à son premier Congrès tenu les 1er et 2 mars 2003, l'AFP a fonctionné avec des structures provisoires animées par des responsables désignés et cooptés.

C'est le 17 mai 2001, au lendemain des élections législatives d'avril 2001, que le Bureau politique provisoire a pris la décision de procéder à la structuration du parti, par la voie du dialogue et du consensus apaisé, depuis les cellules de base jusqu'aux organes de direction que sont le Congrès, la Convention Nationale, le Comité Directeur et le Bureau politique en passant par les Délégations départementales et les Coordinations régionales et les Instances nationales des Femmes et des Jeunes.

Auparavant, les opérations de mise à disposition des cartes de membres avaient été menées par une Commission nationale ad hoc.

La structuration a été achevée pour l'ensemble du territoire, à l'exception de la région de Ziguinchor, au 31 décembre 2002, permettant, ainsi, la tenue du 1er Congrès de l'AFP en mars 2003. C'est le lieu de noter, pour les remercier

et les féliciter, le travail remarquable accompli durant cette période par les Commissaires politiques désignés à cet effet, hommes et femmes, adultes et jeunes.

Poursuivant les tâches d'organisation et d'animation du parti, le Bureau politique de l'AFP a adopté, à l'issue de sa séance du 8 mai 2003, un programme dit de maillage des cellules de base du parti et d'identification des Identités remarquables sur l'ensemble du territoire national.

L'objectif premier visé était que le parti dispose, à tout moment, de toutes les données fiables et incontestables nécessaires à une bonne connaissance de ses instances, par un recensement exhaustif des cellules et la création de nouvelles cellules dans l'ensemble des sections.

La circulaire n° 15 du Secrétaire Général de l'AFP est venue préciser les objectifs, procédures et modalités pratiques de mise en œuvre du programme de maillage.

Force est cependant de constater que le programme de maillage n'a pratiquement pas connu de début d'exécution sur l'ensemble du territoire, à l'exception de deux ou trois délégations départementales.

Par ailleurs, le Bureau politique a invité les Secrétaires généraux des Coordinations régionales à proposer et, surtout, à exécuter, un programme d'animation et de tournées sur le terrain qui serait complété par le programme de visite et de contacts du Secrétaire Général du parti.

Le Secrétaire Général a défini, par la circulaire n°16, les périodicités

des réunions des bureaux des instances départementales et régionales et des calendriers ont été proposés par les coordinations régionales.

Les programmes proposés n'ont pas souvent connu de début d'exécution et certains responsables brillent par leur absence sur le terrain, malgré les appels répétés du Secrétaire Général pour leur descente régulière à la base.

Une certaine léthargie du parti est ainsi, parfois, dénoncée par les militants de la base.

Il y a, là, un problème sérieux qu'il ne faut pas occulter et qu'il faut analyser pour en cerner toutes les causes et les conséquences sur la vie et l'animation du parti.

Un programme de visites du Secrétaire Général du parti dans les régions est en cours d'élaboration et devrait pouvoir se dérouler durant le premier trimestre 2004, après le programme de la région de Dakar qui s'est réalisé durant le mois de septembre 2003 et qui reste à être bouclé par le département de Rufisque.

C'est le lieu de réitérer les félicitations du Secrétaire Général et du Bureau politique à l'ensemble des responsables de la région de Dakar pour la mobilisation et la bonne organisation de ces visites qui ont été l'occasion de dialogues directs et constructifs entre Moustapha NIASSE et les militants de base.

C'est aussi l'occasion d'évoquer les questions de mobilisation lors de certains événements et de constater, avec satisfaction, que le parti a su relever les défis chaque fois que de besoin, comme ce fut le cas pour le soutien à Moustapha NIASSE lors de l'affaire des 6 milliards de la Sonacos et,

tout récemment, lors de la marche de protestation contre la violence qui s'installe dans notre pays avec la tentative d'assassinat de Talla SYLLA.

Mention spéciale doit être donnée à la Présidente Mme Mata Sy DIALLO et aux Femmes du MOUNFEP, et en particulier aux Amazones de Dakar, pour leur présence remarquée à la maison du PS le 31 octobre 2003 et lors de la marche de protestation contre la violence organisée par le CPC, le 6 novembre dernier.

De même pour les Jeunes que nous félicitons à travers le Secrétaire Général du MNJP, le camarade Mbaye DIONE.

Néanmoins les questions de la mobilisation pour les inscriptions sur les listes électorales, de celles de la mobilisation les jours de scrutin pour le vote et la surveillance du scrutin et de celles de la sécurité des permanences et des responsables doivent être mieux prises en charge par le parti, notamment dans le cadre de la formation et de la répartition des moyens disponibles.

2 La formation politique et l'école du parti :

Une très forte et récurrente demande de formation a été exprimée par les militants lors des visites du Secrétaire Général du parti dans les régions.

L'Alliance Nationale des Cadres pour le Progrès (ANCP) a en charge l'Ecole du parti et le rôle d'éducation et de formations politiques.

L'ANCP vient de proposer un programme de formation couvrant, sur l'ensemble du territoire, la période de décembre 2003 à mai 2004.

La formation doit, cependant, apporter des réponses aux questions classiques : pourquoi former ? qui former ? Comment former ? avec quels moyens humains? et avec quels moyens et matériels didactiques ?

Aussi, la formation doit viser, en priorité, le renforcement des capacités des militants et du parti en vue de :

 gérer, positivement, les divers événements de la vie politique nationale ou locale : représentation du parti tout le long du processus électoral ; surveillance du scrutin ; vigilance, sécurité du parti, de ses permanences et de ses responsables au niveau national comme à la base, etc. ;

 développer et cultiver chez le militant les sept réflexes que le Secrétaire Général Moustapha NIASSE a soulignés : qualité, rigueur, méthode, stratégie politique, armement moral et politique, organisation des combats et unité ;

 pouvoir diffuser et faire comprendre les messages et discours du parti, face à l'accaparement des médiats par le pouvoir PDS ;

 maîtriser le programme national du parti découlant de ses options fondamentales ;

 former les élus locaux, en particulier les Femmes, pour la prise en charge efficace de leurs missions au service des populations ;

 accompagner la mise en place des Comités d'entreprise avec des programmes de formation adaptés ;

 gérer les relations humaines de proximité au double plan politique et social.

Enfin, une forte demande de décentralisation de la formation a été notée.

L'école du parti devrait donc disposer d'antennes régionales,

après avoir procédé à la formation de formateurs, tout en développant

des modules de formation à distance par l'installation et l'utilisation

des nouvelles technologies de l'information et de la communication.

3 La communication de l'AFP :

Durant le mois de juin 2003, le Secrétaire Général a initié une série de rencontres et d'échanges sur le dossier de la communication, après d'autres rencontres concernant les Cadres, les Jeunes , le Troisième âge, etc.

Non pas pour changer la communication du Secrétaire Général comme une certaine presse a eu à le faire croire.

Il n'existe, en effet, et n'existera qu'une seule communication, celle de l'AFP. Cette communication est élaborée et conduite en fonction de l'évolution de la situation politique, de l'évolution propre de l'AFP, des objectifs qu'elle s'est fixés et de la mise en œuvre de son programme sous la direction de son Secrétaire Général.

Les travaux de la commission communication avaient pour objectif de conduire la réflexion autour de termes de référence suivants définis par le Secrétaire Général du parti en vue d'élaborer une stratégie adaptée aux exigences et à l'évolution de la situation politique :

 quel type de communication doit être conçu pour l'AFP qui n'est pas un parti de contribution, mais qui est un parti ancré dans une opposition démocratique et claire, sans être un parti ultra radical, et ce, conformément aux orientations définies à l'occasion du premier Congrès tenu les 1er et 2 mars 2003 ?

 comment gérer cette communication en fonction des exigences, des milieux et interlocuteurs visés ?

 comment évaluer cette communication ?

 comment cultiver l'esprit d'équipe autour de la question d'une bonne communication de l'AFP ?

A l'issue des rencontres les conclusions suivantes ont été arrêtées

pour servir de base à l'élaboration d'une stratégie globale et adaptée de communication de l'AFP :

 l'AFP doit communiquer vrai, c'est à dire se faire connaître telle qu'elle est et non telle que l'adversaire, qui ne saurait être son conseiller en communication, voudrait qu'elle soit ;

 le contenu, la tonalité et le style de la communication de l'AFP doivent avoir comme objectifs de convaincre en parlant vrai ;

 la communication de l'AFP doit être fondée sur la connaissance des dossiers, la souplesse et non sur des positions polémistes ou démagogiques, mais sans tomber dans l'angélisme ;

 l'AFP doit lutter contre la tendance à la présenter comme un parti nihiliste, tout en restant combative et sereine ; "Il faut savoir se battre et assumer ses choix" (Moustapha NIASSE)

 l'esprit d'équipe doit être cultivé pour occuper l'espace médiatique de façon méthodique et organisée ;

 la communication de l'AFP est une : il n y a pas celle du Secrétaire Général d'un côté et celle de l'AFP de l'autre; la communication concerne tout le parti ;

 les relations de proximité avec les militants doivent être maintenues et développées pour une meilleure circulation de l'information au double plan vertical et horizontal ;

 la communication doit toujours s'adapter au contexte politique, économique et social ;

 la communication doit toujours gérer la double contradiction, pour l'AFP, d'avoir été au pouvoir avec le régime actuel et d'être devenu son principal adversaire ;

 les interfaces avec les acteurs de l'espace médiatique doivent être développés et des initiatives prises, à tout moment, pour donner la bonne information à la presse écrite, parlée ou télévisée ;

 la lettre de l'AFP en direction des militants doit être relancée ;

 la commission des conflits doit devenir rapidement fonctionnelle au niveau national, comme dans les régions ;

 le parti doit rester ouvert aux sympathisants et nouveaux adhérents, à la base comme dans les instances de direction ;

 l'AFP doit savoir décrypter, en permanence, le message de l'adversaire ainsi que le processus qu'il a engagé pour déstabiliser le parti ;

 la cellule de veille communication doit rester en permanence vigilante et réactive ;

 un module de formation en communication doit être développé pour libérer les initiatives de manière concertée.

Par ailleurs, la circulaire n° 17 du Secrétaire Général de l'AFP en date

du 2 octobre 2003 précise les dispositions pratiques pour assurer une bonne

circulation de l'information, du sommet à la base et inversement, suite aux

décisions du Congrès qui s'est penché sur la question.

4 Le financement des activités du parti :

Le financement des activités du parti concerne, essentiellement, deux

volets :

 le fonctionnement quotidien ;

 le financement des élections.

Il faut tout d'abord souligner que les coûts du fonctionnement quotidien sont déjà très élevés pour un parti de la taille de l'AFP qui doit, au minimum, financer, équiper et doter en personnel une permanence nationale située dans un quartier d'accès facile.

Le point faible de ce financement résulte dans le fait que, pratiquement, tout repose sur le Secrétaire général de l'AFP, malgré les différentes mesures prises pour assurer le minimum de ressources en provenance d'autres membres du parti : les cotisations mensuelles des membres du Bureau politique et des élus de l'AFP, par exemple, ne sont pas régulières versées.

Certaines activités sont financées ponctuellement par des ressources tirées de souscriptions volontaires des membres du Bureau politique.

Bien entendu, ces financements ne tiennent pas compte de ce que coûtent les activités à la base aux responsables du parti.

La vente des cartes procure des ressources limitées, tout en entraînant des charges. Mais, cette vente n'a lieu que périodiquement, au moment de la mise en place des structures et il y a plus de trois ans qu'il n y a pas eu d'opérations de vente de cartes.

C'est l'occasion de porter à la connaissance des membres du Comité Directeur que le Bureau politique a décidé de procéder à la mise en vente de nouvelles cartes conçues avec un nouveau graphisme.

Une circulaire du Secrétaire Général de l'AFP en précisera, les préalables, les modalités ainsi que le programme des opérations.

Les questions du financement du parti aux niveaux intermédiaires, au sein

des mouvements intégrés et des Alliances n'ont pas,, elles aussi trouvé de solutions.

Ainsi, la problématique du financement des activités du parti dans son fonctionnement courant comme au moment des élections reste donc toujours posée et il convient d'en rechercher des solutions. répondant aux urgences et aux besoins à moyen et long termes.

5 L'AFP, les Alliances, le Troisième âge, les Femmes et les Jeunes :

Pour préciser les missions des Alliances et, à la demande de l'ANCP,

le Secrétaire Général de l'AFP a élaboré une lettre de mission portant définition des missions et modalités de fonctionnement des Alliances, en général et de l'ANCP, en particulier, à partir d'un projet de note d'orientation préparé par l'ANCP et présenté par son Coordonnateur National , le camarade Mor DIENG.

Les missions suivantes ont été assignées, dans cet esprit, à l'ANCP :

 organiser une réflexion planifiée en fonction des urgences définies par le parti et consacrée à des thèmes, sujets et qui appellent réflexion dans le but de contribuer à nourrir les actions de l'AFP et la participation du parti dans le débat intellectuel national ;

 préparer, en coopération avec la direction du parti, la participation de l'AFP à des manifestations organisées dans le cadre de ce débat national ;

 organiser des manifestations, en concertation avec la direction du parti selon des formes appropriées et en fonction des exigences du moment ;

 contribuer à l'installation et au fonctionnement, au siége de l'AFP et à divers niveaux, d'un Centre de Documentation et d'archivage, d'une Banque de données et d'un Centre informatique ;

 mettre en œuvre l'Ecole du parti, au profit de tous les militants, en vue de dispenser une formation appropriée.

Il faut rappeler que l'ANCP avait élaboré, en l'an 2000, le programme de l'AFP et fait adopter, par le Congrès de mars 2003, un programme d'action en 111 points, tout en apportant un important appui en ressources humaines, tout le long du processus de structuration du parti..

Il faut donc féliciter chaleureusement le camarade Mor DIENG et, à travers lui, tous les membres de l'ANCP, pour le travail accompli.

Concernant le Troisième âge, le Secrétaire Général a présidé, le 10 Octobre 2003, une rencontre avec une délégation conduite par le camarade Louis Da COSTA au cours de laquelle les missions suivantes ont été proposées par le Secrétaire Sénégal au Troisième âge :

 conseil et accompagnement ;

 observation et assistance ;

 initiatives ponctuelles ;

 réflexion ;

 analyse, synthèse pour l'action ;

 prise en charge, avec la direction du parti, d'événements et faits spécifiques ;

 contacts avec les milieux religieux et les mouvements confessionnels

 activités de proximité pour les élections ;

 éthique et morale.

Pour la structuration, le Troisième âge, ne pouvant être ni un Mouvement intégré ni un Mouvement affilié, ni une Alliance, sera organisé sur une base de structure légère de coordination au niveau régional et au niveau départemental avec cooptation de ses coordonnateurs.

Il reste entendu que les personnes du troisième âge participent au fonctionnement du parti dans les structures de base où elles militent et où elles sont, obligatoirement, inscrites.

Le Mouvement National des Femmes pour le Progrès (MOUNFEP), après l'installation solennelle de son Bureau exécutif par le Secrétaire Général le 16 juin 2003 au Méridien Président, a élaboré son programme d'activités et tenu des réunions de son Secrétariat exécutif les 18 juin et 28 juillet derniers.

La première réunion de son Bureau National vient de se tenir samedi 6 décembre 2003, la Présidente du MOUNFEP, Mme Mata Sy Diallo, pourra en rendre compte aujourd'hui.

Il faut la féliciter chaleureusement et à travers elle, encore une fois, adresser toutes nos félicitations aux vaillantes Femmes de l'AFP pour leur engagement, leur dévouement et leur attachement au Secrétaire Général de l'AFP, Moustapha NIASSE .

Le Mouvement National des Jeunes pour le Progrès(MNJP), après l'installation solennelle de son Bureau exécutif par le Secrétaire Général le 16 juin 2003 au Méridien Président, a effectué, dans le cadre de ses activités de vacances 2003, une tournée riche d'enseignements à travers les régions de Diourbel, Thies, Tamba et Saint-Louis.

Auparavant le MNPJ avait organisé, avec succès, le 26 juillet 2003 une journée d'études sur son programme d'activités.

Le Secrétaire général du MNJP, le camarade Mbaye Dione, vient d'effectuer une tournée de prise de contact aux Etats Unis et en Europe qui s'est terminée le Week-end dernier par l'installation de la section de France du MNJP. Il faut donc féliciter et encourager le camarade Mbaye Dione et , à travers lui, l'ensemble des Jeunes de l'AFP.

L'Alliance Nationale des Etudiants et Elèves pour le Progrès(ANEEP) et le Mouvement National des Pionniers insèrent harmonieusement leurs activités dans le cadre de celles du MNJP dont elle constituent des prolongements naturels.

Il faut aussi saluer le travail remarquable effectué par l'Alliance Nationale des Universitaires pour le Progrès (ANUP), par l'Alliance Nationale des Handicapés pour le Progrès (ANHP) et par l'Alliance Nationale des Arabisants pour le Progrès.( ANAP).

L'Alliance Nationale des Travailleurs pour le Progrès(ANTP) s'attelle, sous la supervision du Secrétaire National chargé des Syndicats et des Comités d'entreprise le camarade Coumba Ndofféne Bouna DIOUF, et avec la coordination du camarade Thierno Diop, à l'installation des Comités d'entreprise AFP et à la réalisation de confédérations syndicales pouvant constituer des Mouvements affiliés à notre parti. .

6 L'AFP, la société civile et les milieux religieux :

L'AFP développe des relations étroites avec la société civile et, particulièrement, avec les organisations de défense des droits de l'homme et de lutte contre la corruption ( Radhho, Forum Civil, Congad, etc.).

Il en est de même, avec les leaders d'opinion que sont les chefs religieux, toutes confessions confondues et à l'occasion de cérémonies religieuses ou autres.

La Commission sociale du parti entretient le suivi, de même que les responsables du parti, à tous les niveaux.

7 L'AFP et les actions de solidarité :

Le Secrétaire Général de l'AFP a approuvé le bilan d'étape présenté par Mme Maîmouna Gueye FALL, Présidente et le camarade Santy Séné HAGNE, Vice Président de la Commission sociale de l'AFP qu'il convient de féliciter tous les deux pour le travail important et continu qu'ils accomplissent, , au cours d'une réunion d'évaluation tenue le 10 septembre 2003 et a recommandé la création de deux guichets de solidarité : l'un social et l'autre pour les cérémonies religieuses.

Une cotisation mensuelle de 5000 francs des membres du Bureau politique a été décidée pour compter du 31 octobre 2003.

Les deux guichets doivent permettre la prise en charge des cas sociaux patents, de la lutte contre la pauvreté en milieu rural et dans les régions.

Une stratégie de contacts avec les organismes extérieurs susceptibles d'apporter leur appui et concours est en cours d'élaboration.

La situation du Fonds National de Solidarité pour les Handicapés qui avait déjà bénéficié d'un don du Secrétaire Généra de l'AFP de 10 millions de francs CFA doit être faite.

Le Projet "Racines du Progrès" qui a bénéficié d'une dotation initiale de 20 millions de francs CFA du Secrétaire Général de l'AFP a fait l'objet, à la demande de sa Présidente, Mme Jeanne Lopi SYLLA, d'un diagnostic organisationnel et financier portant sur la période du 2 mars 2002 au 30 juin 2003 par le Cabinet d'expertise "Gaye et Associés".

Il faut féliciter Mme Jeanne SYLLA pour cette initiative prise dans un souci d'assurer une gestion saine et transparente du projet.

Ces résultats ont été présentés au Secrétaire Général et à la direction du parti, le 22 septembre 2003, en présence du Président du Conseil de Surveillance, le camarade Bécaye Séne.

Les résultats ont porté sur le fonctionnement des organes, le contrôle de gestion et sur la trésorerie dont la situation au 30 juin 2003 a été faite, de même que la situation des prêts, par département.

Les recommandations portent d'une part, sur l'organisation générale par une meilleure répartition des responsabilités et l'adoption d'un manuel de procédures et, d'autre part sur la mise en place d'un système de gestion autonome avec un progiciel spécifique.

Un total de 35 millions de francs avait été distribué aux sociétaires au 30 juin 2003 et le solde banque était de 22 millions.

Madame Sylla est à la disposition des camarades qui souhaiteraient plus de détails sur la situation du projet.


8 L'AFP et le processus électoral :

L'exigence d'élections libres et transparentes est la principale revendication portée par l'AFP, en liaison et en partenariat étroit avec les partis membres du Cadre Permanent de Concertation de l'Opposition (CPC) et toutes les forces démocratiques du Sénégal.

C'est la raison pour laquelle l'AFP continuera de revendiquer la création d'une Commission Nationale Electorale Indépendante (CENI) chargée de la gestion de tout le processus électoral, avant, pendant et après les consultations.

Le Secrétaire Général de l'AFP a proposé la création d'un Comité National électoral du parti chargé de suivre tout le processus, avec des comités départementaux et régionaux. Ce Comité, présidé par le camarade Mohamed Bouna Seck, Secrétaire National aux Elections, prendra en charge la réflexion sur la stratégie électorale, la sécurisation du processus, la formation, la mobilisation et le financement.

9 L'AFP , le CPC et les rencontres avec les autres partis :

Le 14 mai 2001, à l'initiative de Amath Dansokho, Secrétaire Général du PIT, était créé le Cadre Permanent de Concertation de l'Opposition (CPC) regroupant une dizaine de partis de l'opposition démocratique dont l'AFP représenté par son Secrétaire Général, Moustapha NIASSE.

La première initiative du CPC fut la conception d'un livre blanc sur les élections législatives d'avril 2001 qui avaient été caractérisées par la fraude massive et l'utilisation effrénée de l'argent comme moyen d'achat de consciences des sénégalais.

Les Chefs de partis membres du CPC s'engageaient, au delà de la conjoncture, à défendre les libertés et la démocratie menacées dans notre pays avec l'instauration de pratiques de tout autre âge et à veiller à ce que les élections se déroulent, à l'avenir, dans des conditions de transparence et de régularité incontestables.

Une note directive du 7 août 2001 des Chefs de partis et organisations membres du CPC précisera les cadres de fonctionnement du CPC.

Un Code de conduite a été adopté. Il fixe des règles liées à la déontologie et à l'éthique dans les relations entre les membres du CPC, tout en laissant suffisamment d'autonomie de décision aux partis sur certaines questions.

Depuis, le CPC tient, chaque semaine, la réunion de la Conférence des Chefs de parti, instance de décision suprême et, chaque fois de besoin, les réunions de la Conférence des plénipotentiaires (deux éléments par parti membre) qui est chargée de la coordination générale et de la préparation des décisions.

Il a été créé aussi trois autres Conférences, celles des Femmes du CPC, des Jeunes du CPC et du Troisième âge du CPC.

A l'occasion des élections locales de mai 2002, le CPC a présenté des listes communes sur l'ensemble du territoire, obtenant, malgré le mode de scrutin inique, d'importants succès avec la majorité absolue dans près de la moitié de l'ensemble des 320 communautés rurales, plusieurs municipalités et deux Conseils Régionaux, celui de Tamba et celui de Kaolack présidé par la Présidente du MOUNFEP, Mme Mata Sy DIALLO.

La marche du 6 novembre 2003 organisée par le CPC contre la violence et l'impunité a été un grand événement qui peut constituer, après la présentation de listes communes CPC aux élections locales de mai 2002, un tournant décisif dans le renforcement de l'unité et de la cohésion du CPC en vue de prochains combats contre le régime de Abdoulaye WADE.

Sur toutes les questions électorales, l'AFP travaille en étroite collaboration avec ses partenaires du CPC qui partagent les mêmes préoccupations pour des élections libres et transparentes.

Des positions communes et concertées sont désormais prises face à

l'administration et aux partis de la mouvance présidentielle lors des discussions avec le Ministère de l'Intérieur, comme ce fut le cas récemment et il faut s'en féliciter.

Les plénipotentiaires du CPC viennent de tenir au cours de cette semaine derniers deux réunions de concertation pour la mise en convergence et en cohérence des positions des partis membres en vue de la définition de nouvelles modalités d'actions concertées pour la satisfaction de la revendication majeure que constitue la création d'une CENI.

Dans le cadre de l'élargissement du dialogue politique indispensable

entre partis, l'AFP a rencontré en septembre, octobre et novembre derniers, successivement, la LD/MPT et son Secrétaire Général Abdoulaye Bathily, l'URD-FAL et son Secrétaire Général Mahmout Salé, AJ/PADS et son Secrétaire Général Landing Savané, le MCR et son Président Abdourahim Agne, Secrétaire général du Parti pour la Réforme (PR).

A ces occasions, le Secrétaire Général de l'AFP et les chefs de partis rencontrés ont tous noté un certain nombre de points de convergence sur l'analyse de la situation politique, économique et sociale difficile que vit le pays ainsi que sur les dérives vers l'autoritarisme et la violence qu'il importe à toutes les forces démocratiques de dénoncer et de combattre, d'une manière ou d'une autre.

Le Secrétaire Général de l'AFP a proposé un certain nombre d'idées à approfondir et à discuter selon un agenda à définir : la Casamance ; le drame du "Joola" et ses conséquences ; la Réforme de l'Etat et de l'Administration ;

la démocratie au Sénégal ; le concept de responsabilité dans la gestion de l'alternance ; la personnalisation des Institutions de la République ; la gestion des Finances publiques et des Biens de l'Etat ; les projets de développement prioritaires dans leurs conceptualisations, leurs mises en œuvre et leurs évaluations ; les contacts politiques avec le peuple, le Sénégal et ses voisins ; la gestion des équilibres et la marge de manœuvre des patriotes sénégalais, à l'intérieur et à l'extérieur du pouvoir.

Ces rencontres se sont toutes déroulées dans une atmosphère de cordialité et de solidarité qu'il convient de souligner et qui préfigure des possibilités, sinon de retrouvailles, du moins d'entente autour de l'essentiel des préoccupations des sénégalais.

10 L'AFP et les Institutions de la République :

L'AFP a toujours été pour le respect des Institutions de la République que le Sénégal s'est librement dotées, tant de la part les acteurs de l'espace politique que de celle du Président de la République lui-même, gardien de la Constitution.

C'est la raison pour laquelle, le Bureau politique de l'AFP, dés sa première réunion après le Congrès des 1er et 2 mars 2003, a tenu à dénoncer la concentration excessive de tous les pouvoirs institutionnels entre les mains du Chef de l'Etat et la gestion patrimoniale des affaires de l'Etat qui ont installé une situation sans précédent de totale opacité multipliant, jour après jour, les cas de mal gouvernance.

Les médiats d'Etat sont transformés en instruments éhontés de propagande pour Abdoulaye Wade et ses projets imaginaires.

Le Haut Conseil de l'Audiovisuel (HCA) affiche son incapacité à faire appliquer les lois et règlements destinés à assurer les équilibres indispensables à un fonctionnement normal de la démocratie, devant l'accaparement des médiats d'Etat par le pouvoir PDS.

Récemment, le pouvoir vient de commanditer un publi - reportage à l'hebdomadaire "Jeune Afrique, l'Intelligent", pour un coût de plus de 1,5 milliards CFA, d'après la presse sénégalaise, afin de redorer un blason largement tern,i urbi et orbi.

Le pouvoir judiciaire est, de plus en plus, l'objet de pressions inadmissibles de la part des plus hautes Autorités de l'Etat dans des affaires politico –criminelles.

La suspicion est portée sur l'indépendance de la Magistrature devant

les cas flagrants de "crimes sans criminels" comme vient de le souligner, courageusement, l'Eglise catholique sénégalaise.

L'impunité est devenue de règle face à la violence commanditée et exécutée par des sbires bénéficiant, manifestement de hautes protections.

Cette situation, lourde de menaces de déstabilisation de la cohésion nationale, interpelle tous les démocrates épris de paix de notre pays.

L'Assemblée Nationale, avec une majorité mécanique intolérante et seulement à l'écoute des instructions de l'exécutif, ne joue nullement le rôle dévolu par la Constitution.

Les débats portant, ces jours-ci, sur la loi de Finances 2004 illustrent l'intolérance de la majorité parlementaire et des ministres du gouvernement de Idrissa Seck incapables de soutenir la contradiction avec des arguments autres que l'invective devant les interventions pertinentes des Députés de l'opposition, singulièrement de ceux du Groupe de l'Espoir.

Et, pour couronner le tout, en reniement total des engagements du candidat Abdoulaye Wade en l'an 2000, le Président de la république vient de déposer, après le rejet par le Conseil Constitutionnel de son premier projet, suite au recours déposé par Me Abdoulaye BABOU au nom de 13 Députés de l'Opposition, un nouveau projet de loi portant organisation et fonctionnement d'un Haut Conseil de la République composé de 100 membres tous nommés par décret !

C'est dire que la bataille pour le respect des Institutions doit se poursuivre.

Concernant une éventuelle participation de l'AFP à un Gouvernement de Majorité d'idées, le Bureau politique de l'AFP avait rejeté le 30 mai 2003 et le 25 août 2003 toutes les propositions du Président de la République, après une large consultation des organes de direction du parti.

Cette position demeure toujours inchangée. L'AFP entend rester un parti d'opposition.

11 L'AFP et la situation économique et sociale :

Le Bureau politique de l'AFP passe régulièrement en revue, secteur par secteur, les domaines dans lesquels le Congrès du parti a défini et arrêté, par delà les orientations à caractère général, les composantes et modules d'actions concrètes. Ces actions, consignées dans la résolution générale du Congrès, constituent la base même du programme de l'AFP dans les secteurs concernés.

Il s'agit, notamment, de la relance de l'économie sénégalaise, de la politique de l'emploi, du développement des Petites et Moyennes Entreprises (PME) et des Petites et Moyennes Industries (PMI), de la réhabilitation des infrastructures routières, ferroviaires, portuaires et aéroportuaires, de la construction de nouveaux axes reliant les régions entre elles, et des aménagements urbains destinés à faciliter la fluidité dans l'agglomération de Dakar, de la décentralisation économique et institutionnelle.

Il s'agit, par ailleurs, des conditions de création d'un environnement juridique, économique et industriel attractif pour les investisseurs et les partenaires externes, sans ignorer la nécessité d'encourager et de soutenir les opérateurs nationaux de toutes catégories, pour la part qui leur revient dans le développement du pays.

L'AFP entend mettre en oeuvre, progressivement, l'ensemble des résolutions et recommandations du Congrès constituant ce programme.

C'est ainsi que le Bureau politique de l'AFP a mis en place une Commission économique et sociale composée d'un noyau dur de dix membres présidée par le camarade Bécaye Séne et chargée de la veille économique et sociale d'une part et, d'autre part, de dégager les principes directeurs d'un programme alternatif à court, moyen et long termes de développement économique et social du pays fondé sur les résolutions et recommandations du Congrès.

Cette commission peut faire appel, dans des domaines particuliers, à des compétences ou expertises intérieures ou extérieures au parti.

Le Secrétaire Général du parti a demandé à la commission de mettre au point d'ici fin février 2004, un document de vulgarisation des positions du parti dans des domaines politique, institutionnel, économique, social et culturel. Ce document sera mis à la disposition des militants de l'intérieur comme de l'extérieur.

La privatisation a déjà fait l'objet d'une étude approfondie par la commission qui a dégagé, au plan des principes, une doctrine du parti en matière de privatisation, quel que soit le secteur d'activité concerné. Il s'agit, pour l'AFP, de réaffirmer que le secteur privé, dans le cadre d'une économie de marché, est le principal moteur de la croissance économique qu'il faut donc soutenir par des politiques économiques appropriées, dont la privatisation en est l'une.

Toutefois, la commission a mis l'accent sur la nécessité pour la privatisation de toujours répondre à un besoin d'intérêt national et d'être l'occasion, pour l'Etat, de renforcer sa capacité financière de mobilisation de ressources nécessaires aux investissements dans des secteurs sociaux ou dans les infrastructures de communication.

Par ailleurs, des membres du Bureau politique ou des camarades extérieurs à l'organe de direction conduisent régulièrement des études sur des secteurs ciblés par le Secrétaire général du parti et en livrent les synthèses au Bureau politique.

Le Bureau politique s'est ainsi penché sur le dossier de l'énergie dans lequel le gouvernement ne propose aucune politique cohérente, avec comme conséquence l'incapacité de réaliser la privatisation de la Sénélec, dont on parle chaque jour sans jamais la voir, telle l'arlésienne.

Le dossier de la maîtrise de l'eau et de la gestion des barrages dans le développement de l'agriculture et de l'élevage a été examiné par le Bureau politique de l'AFP en juillet 2003, au moment où les autorités de l'Etat continuent de se focaliser sur des bassins de rétention sans avenir et sur l'annonce de pluies artificielles que personne n'a encore vu.

L'état des projets d'aménagement de la Vallée du Fleuve Sénégal a été passé en revue , de même que la problématique des questions de partenariat pour le développement, à la lumière des programmes du Groupe G.8.

C'est ainsi, aussi, que la situation de l'agriculture sénégalaise et ses conséquences sur l'économie du pays a fait l'objet de plusieurs communications et déclarations, sous la supervision du camarade Oumar Khassimou DIA, Secrétaire National chargé du monde rural.

Le Bureau politique de l'AFP a saisi ces occasions pour fustiger et dénoncer les errements, l'absence de politique et l'incompétence du gouvernement qui a aggravé la pauvreté en milieu rural en réduisant, de façon drastique, son revenu monétaire déjà maigre, en trois années de campagnes agricoles catastrophiques.

En ce qui concerne les semences d'arachides, le Bureau politique a, plusieurs fois et vainement, attiré l'attention sur les conséquences du déficit au plan des quantités et de la qualité et de la perte du potentiel technologique accumulé au terme d'une longue période de recherche qui avait permis de créer des semences sélectionnées qui firent la réputation de notre pays.

S'agissant de la campagne agricole en cours le Bureau politique a mis en garde le gouvernement sur les conséquences de la poursuite de la libéralisation effrénée, avec, d'une part, la fixation d'un prix du kilo d'arachides au producteur inférieur aux cours mondiaux par le Conseil National Interprofessionnel de l'Arachide (CNIA), et d'autre part, la reconduite, sans l'évaluation extérieure et les correctifs demandés par les organisations professionnelles paysannes, du système carreau usine et des intermédiaires sans garantie.

Le Bureau politique a, aussi, dénoncé l'amateurisme du gouvernement qui a prétendu réaliser la diversification en distribuant des semences de maïs hybrides n'ayant produit que du fourrage au bout des efforts et des espoirs du paysan.

Et le tout, sans étude préalable des conditions de commercialisation, des possibilités de transformation et de la demande sur le maïs!

Par ailleurs le Bureau politique de l'AFP, s'est penché, régulièrement sur la situation dramatique qui prévaut dans les régions périphériques, notamment en Casamance où les problèmes de sécurité constituent une entrave sérieuse à l'activité économique.

Plus d'un an après le drame du "Joola", la liaison maritime Dakar Ziguinchor n'a toujours pas été rétablie, malgré les déclarations du Président de la République et de son Premier Ministre.

Les frustrations consécutives à cette tragédie sont accentuées par l'insouciance du gouvernement dans le traitement du dossier de l'indemnisation des familles des victimes du naufrage qui n'a bénéficié que d'une inscription explicite de 4 milliards de francs CFA dans le budget 2004 en cours d'examen à l'Assemblée Nationale.

12 L'AFP, les Sénégalais de l'Extérieur et les Relations extérieures :

L'AFP compte de très nombreux militants présents dans le monde entier, en particulier en Afrique de l'Ouest et du Centre, en Europe (Italie, France et Espagne surtout), en Amérique du Nord et dans les pays du Golfe.

L'AFP entretient aussi, du fait de la notoriété de son Secrétaire Général, des relations avec des partis se réclamant de la social-démocratie dans le monde.

C'est la raison pour laquelle, le Congrès a confié les deux missions de gestion des Sénégalais de l'Extérieur militants de l'AFP et des relations extérieures à deux membres du Bureau politique, Mme Mata Sy Diallo, ancien Ministre chargé des Emigrés et au camarade Falilou Kane, Ambassadeur de carrière.

Pour le premier volet, Mme Mata Sy Diallo se prépare à effectuer une deuxième tournée de prise de contact en Europe après celle qu'elle y a effectué il y a quelques mois.

Il faut rappeler que le Secrétaire Général de l'AFP a conduit des délégations du parti, comprenant l'Ambassadeur Falilou Kane, le camarade Abdou Mané et le camarade Joseph Mathiam, au Congrès du Parti socialiste français à Dijon en mai 2003, au Colloque organisé à Dakar par la Fondation Jean Jaurès du PSF en juin 2003 et au Congrès et au Colloque du Parti Destourien à Tunis.

L'AFP a aussi été représenté à un séminaire de formation du PPRD en République Démocratique du Congo par les camarades Mor Dieng et Lansana Kaba.

III CONCLUSION

Ce rapport n'est pas exhaustif et ne prétend pas décrire toutes les activités du Bureau politique de l'AFP depuis le Congrès des 1er et 2 mars 2003.

Toutes les questions ne sont pas, bien entendu abordées, tant la vie d'un aussi grand parti que l'AFP est riche et complexe.

Tout au plus il pourrait servir de base de discussions et d'échanges entre les membres du Comité Directeur et le Bureau politique de l'AFP.

Mais que de chemin nous avons parcouru, ensemble avec le Secrétaire Général de l'AFP, depuis ce matin du 16 juin 1999 où la voix de Moustapha NIASSE s'élevait dans le ciel politique sénégalais en commençant par

" J'ai choisi l'espoir".

Portons, encore tous ensemble, aujourd'hui, cet espoir, comme le drapeau de la lutte des sénégalais pour un monde meilleur où nos enfants et petits enfants pourront vivre libres et épanouis.






















SOMMAIRE

I INTRODUCTION


II LES ACTIVITES DU BUREAU POLITIQUE DEPUIS LE CONGRES

1. L'organisation, l'animation et la mobilisation du parti ;

2. La formation politique et l'école du parti ;

3. La communication de l'AFP ;

4. Le financement des activités de l'AFP ;

5. L'AFP, les Femmes, les Jeunes, le Troisième âge et les Alliances ;

6. L'AFP, la Société civile et les Milieux religieux ;

7. L'AFP et les actions de solidarité : les "Racines du Progrès", le Fonds National de Solidarité des Handicapés, le Guichet social et

la Caisse pour les cérémonies religieuses ;

8. L'AFP et le processus électoral ;

9. L'AFP, le CPC et les rencontres avec les autres partis ;

10. L'AFP et les Institutions de la République ;

11. L'AFP et la situation économique et sociale ;

12. L'AFP, les Sénégalais de l'Extérieur et les Relations internationales.