Déclaration de M. Moustapha Niasse,
Secrétaire Général de l'AFP


Me trouvant au Saloum où je réalise, comme je le fais chaque année, une opération de reboisement, j'ai appris, comme tous les Sénégalais, la déclaration de Me Abdoulaye Wade.

Si Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké a réussi à convaincre Me Abdoulaye Wade de cesser de contester les Assises Nationales, nous devons tous en remercier Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké, qui est un homme de bonne volonté. Seul l'intérêt du Sénégal l'inspire dans ses initiatives et dans ses démarches.

Cela dit, il convient de rappeler que les Assises Nationales portent la marque d'un rendez-vous que l'histoire a donné au Sénégal et aux Sénégalais, pour leur permettre de sauver le pays.

Il s'agit donc d'un moment fort où le devoir nous appelle pour marcher ensemble, dans le but d'éviter à notre pays le chaos et la catastrophe.

Il faut rendre hommage aux Sénégalais qui font preuve, chaque jour, de courage, de persévérance et de patience, face aux épreuves de toutes sortes, grâce à leur foi en Dieu.

Tout manque aujourd'hui dans notre pays : le riz, l'huile, le carburant, l'eau, l'électricité, le gaz. Il s'y ajoute que les valeurs se perdent, de plus en plus.

Jamais les Sénégalais n'ont atteint ce niveau de souffrances et de privations dans leur vie quotidienne.

Le manque d'organisation de l'Etat et le fossé qui existe entre les décideurs publics et les populations ont conduit à cette situation.

A partir de maintenant, sur cette question des Assises Nationales, nous allons regarder Me Abdoulaye Wade. Nous allons l'écouter pour voir si les actes qu'il va poser, après cette rencontre avec Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké, seront conformes à ses déclarations.

Les Assises Nationales se poursuivent et iront jusqu'à leur terme normal. Nous nous sommes levés pour relever les défis posés au peuple sénégalais.

Les Assises Nationales ne sont dirigées contre personne. Nous voulons ensemble redresser ce pays, dans l'union et dans la solidarité, conformément aux orientations des Assises Nationales, en dehors des positions de politique politicienne.

Il s'agit de cela et de rien d'autre. Pour que les fils du Sénégal puissent vivre décemment dans leur pays, sans devoir changer de pays.

Dieu nous y aidera.


Keur Madiabel, Keur Mame Tapha Al Hassan,
le dimanche 20 juillet 2008

Moustapha Niasse