DECLARATION DU DU BUREAU POLITIQUE DE L'AFP SUR LA SITUATION EN COTE D'IVOIRE

 

L’AFP suit, avec une attention soutenue, les événements qui se déroulent en Côte d’Ivoire, depuis la survenance du second tour de l’élection présidentielle, le 28 novembre 2010.

Depuis deux jours, les développements qui résultent de cette situation sont un sujet de préoccupation, non seulement pour les Ivoiriens mais aussi pour tous les démocrates soucieux du respect des règles de transparence et de régularité en matière électorale.

Les données à retenir, concernant ce second tour en Côte d’Ivoire, doivent relever exclusivement des principes et des procédures posés et signés par toutes les parties prenantes, dans l’Accord de Ouagadougou et qui désignent les Nations Unies comme organe chargé de veiller à la régularité du processus électoral et d’assurer la certification finale des résultats du scrutin présidentiel.

Ce qui se passe, présentement, en Côte d’Ivoire va déterminer, pour l’avenir, et dans d’autres pays de la sous-région où des élections sont programmées, la nature et le contenu de toutes mesures à prendre pour éviter des risques de remise en cause du libre choix des citoyens et, en conséquence, de déstabilisation des Institutions de l’Etat.

Du reste, le Protocole III annexé au Traité de la CDEAO est suffisamment clair à cet égard. De même que la Résolution du Conseil de sécurité de l’ONU adoptée, dans le même esprit, en 2007, sur le dossier de l’élection présidentielle qui vient d’avoir lieu en Côte d’Ivoire.

Dans tous les cas, et pour des raisons géo-politiques, la paix et la stabilité doivent être sauvegardées en Côte d’Ivoire, dans le plein respect de la loi et du droit, sinon d’autres expériences démocratiques, dans la sous-région, risquent d’être gravement compromises.

Pour toutes ces raisons, l’AFP lance un appel pressent et solennel aux frères ivoiriens et aux acteurs politiques pour qu’ils fassent preuve de dépassement, condition sine qua non pour un retour à la sérénité et à la paix dans ce pays.


Fait à Dakar, le 4 décembre 2010 

Le Bureau politique de l'AFP