Communiqué du Comité Stratégies et Actions de l’AFP

 

Le Comité Stratégies et Actions (CSA) s’est réuni, sous la présidence de Monsieur Khaly Seye, autour de l’ordre du jour suivant :

1. Situation nationale,
2. Vie du parti.


Abordant le premier point de l’ordre du jour, les membres du CSA ont procédé à de larges échanges, notamment sur le climat de tension artificielle que certains veulent instaurer, suite à la déclaration du chef de l’Etat le 16 février dernier.

L’indignation, sous tous les cieux, est générée par un conflit entre les faits et un référentiel de valeurs. En l’occurrence, le choc entre l’éthique et le droit ne saurait prospérer car, incontestablement, l’avis du Conseil constitutionnel est juridiquement fondé et participe du schéma classique de l’état de droit. En conséquence, vouloir opposer la légalité qui procède de l’intérêt général à une échelle de valeurs est une posture superficielle.

C’est d’autant plus vrai que l’indignation à géométrie variable exige l’application d’un avis d’un groupe de travail de l’ONU qui n’est pas un organe de traité et entend ignorer celui d’une juridiction comme le Conseil constitutionnel, qui campe sur les hauteurs de l’organigramme de notre justice. Naguère, le Conseil constitutionnel a émis un avis qui a permis à l’ancien Président de la République de briguer un troisième mandat, malgré la résistance populaire que nous avons, ensemble, organisée et les martyrs qui sont tombés.

En 2001, lors de la campagne des Législatives, les tricheurs devenus subitement donneurs de leçons, ont proféré des menaces publiques à l’endroit du Conseil constitutionnel qui avait eu le tort d’exiger le respect de la loi.

Par ailleurs, il serait légitime de se poser une question centrale sur l’avenir de notre démocratie si le chef de l’Etat, malgré l’avis du Conseil constitutionnel, pouvait enclencher une procédure pour écourter ou allonger son mandat, qu’il tient du peuple.

Toutes ces considérations ont amené le CSA à inviter les censeurs circonstanciels à savoir raison garder, à ronger leurs freins, jusqu’à la convocation du corps électoral qui est souverain, au-dessus de tous les verbiages.

Le CSA a tenu à adresser ses vives félicitations au Secrétaire général de l’AFP, Monsieur Moustapha Niasse, Président de l’Assemblée nationale, pour la qualité et la hauteur de son avis qui reflète la sagesse de l’homme d’Etat et du patriote éclairé. Il n’est peut-être pas inutile de souligner que cet avis, comme les quinze propositions du Président de la République, a été rédigé bien avant celui du Conseil constitutionnel qui a travaillé, à l’image des Institutions concernées, dans le strict respect de la séparation des pouvoirs.

Il convient de souligner que le Président de la République est mû par une volonté sans équivoque de consolider notre démocratie. Ses projections dépassent de loin l’étau étriqué de la réduction du mandat en cours. Le point 15 illustre éloquemment les choix du Président Macky Sall, dans la mesure où il règle définitivement les sources d’instabilité qui, en Afrique, sont souvent liées au mode d’élection, à la durée et au nombre de mandats du Président de la République.

Le CSA invite les responsables et militants à la base à s’investir résolument dans la campagne du référendum du 20 mars, pour une participation et un oui massifs.

Le CSA appelle à une plus grande concertation entre les composantes de la Coalition Bennoo Bokk Yaakaar, pour la préparation des échéances futures et la gestion de données de plus en plus complexes, dans un environnement politique national et international qui évolue au gré de paramètres difficilement maitrisables.

Abordant le 2ème point de l’ordre du jour, le CSA a évalué successivement l’exécution des programmes du Mouvement National des Femmes de l’Espoir et du Progrès (MOUNFEP), du Mouvement National des Jeunes pour le Progrès (MNJP) et de l’Alliance Nationale des Cadres pour le Progrès (ANCP).

L’AFP en mouvement continuera à organiser l’animation et à se massifier, conformément à la feuille de route du Secrétaire général, Monsieur Moustapha Niasse.

                                                                                                                                                         

Fait à Dakar, le 18 février 2016

Le Comité Stratégies et Actions