COMMUNIQUE DE LA REUNION DU BUREAU POLITIQUE DE L'AFP

Mardi 29 avril 2008

 

Le Bureau politique de l'AFP s'est réuni le mardi 29 avril 2008, sous la présidence de M. Moustapha Niasse, Secrétaire général, autour de l'ordre du jour suivant :

1. Situation nationale ;
2. vie du Parti.

Le Bureau politique de l'AFP a procédé à l'examen de la situation nationale, à la lumière du déroulement d'une séquence du plan national d'actions du Front Siggil Senegaal, les 26 et 27 avril 2008. Ces actes de résistance auxquels notre Parti a massivement participé se situent dans un contexte de flambée de prix, de paupérisation accélérée des masses rurales, urbaines et suburbaines, de famine, d'insécurité et d'agressions multiples subies par les travailleurs, à la veille du 1er mai.

Au lieu de s'employer à traiter en urgence les dossiers dont l'impact économique et social est direct, le gouvernement de Me Abdoulaye Wade continue, dans la mauvaise foi qui le caractérise, à user d'expédients pour entretenir des illusions qui ne font recette que dans l'esprit de ceux-là dont l'ego hypertrophié constitue un obstacle insurmontable, pour l'appréhension d'un réel qui se résume avec les mots-clés ci-après : incompétence, opacité, contrevaleurs, contrevérités, manipulation, verbiage, tricherie, injustice, violence, autoritarisme.

Cependant, l'espoir est permis avec la nouvelle donne qui consacre l'évolution des rapports de force en faveur du mouvement patriotique, qui a réussi à coller aux préoccupations du peuple. Celui-ci manifeste de manière de plus en plus nette son ras-le bol face à une minorité de prédateurs qui pensent que la rupture attendue du 19 mars 2000 correspondait à un blanc-seing laissant la porte ouverte au piétinement des règles de la République, dans l'impunité totale. Ceux qui prônent le césarisme anachronique et qui sont incapables de supporter une opinion qui leur est défavorable doivent se le tenir pour dit : les droits constitutionnels ne sont pas négociables. Les citoyens les exerceront dans le respect des lois et règlements, sans tenir compte des décisions arbitraires de dictateurs attardés qui se sont trompés d'époque et de pays.

Le réveil des illusionnistes risque d'être brutal, car une fois que le peuple grugé a le dos au mur, aucune violence, fût-elle la violence d'Etat détournée illégalement au service d'un clan, n'est à même de contenir sa volonté de prendre en main son destin. Sur le dossier sensible du riz, par exemple, les hausses et les pénuries qui les accompagnent ne sauraient être tolérées, face à la gabegie et au train de vie dispendieux de l'Etat financé par la sueur et les privations de toutes sortes endurées par les Sénégalais. A peine que Me Wade a sorti de son chapeau un accord virtuel avec l'Inde, pour la fourniture au Sénégal de 600.000 tonnes de riz par an, sur une période garantie par l'Inde, de six années, jusqu'en 2014, voilà que ce pays affirme haut et fort sa décision de mettre un terme aux exportations de cette céréale devenue stratégique. Ainsi, les faits, une fois de plus, viennent apporter un démenti cinglant à une annonce péremptoire et sans fondement, voulant amener les Sénégalais à croire à des chimères.

Face à la fuite en avant du pouvoir actuel, qui se vautre obstinément dans son insouciance et son monde virtuel, le Bureau politique réaffirme l'option claire de l'Alliance des Forces de Progrès de s'inscrire résolument, avec tous les patriotes et démocrates, dans ce combat salutaire pour l'avenir de notre pays et de ses populations. En effet, il apparait aujourd'hui clairement que le Secrétaire général national du Pds est incapable de se ressaisir. Avec le régime de Me Abdoulaye Wade, le naturel chassé ne se contente pas de revenir au galop. Il s'emballe tellement qu'il devient un grand danger pour les Sénégalais, qui doivent se lever comme un seul homme, pour mettre hors d'état de nuire les prédateurs impénitents et bavards. C'est la raison pour laquelle le seul cadre de dialogue possible est offert par les Assises nationales auxquelles sont déjà parties prenantes plus de 70 organisations.

Abordant le dernier point de l'ordre du jour, le Bureau politique de l'AFP a adapté le programme d'activités du Parti aux urgences de l'heure. L'animation à la base et la vente des cartes se poursuivront, avec la pleine participation de l'AFP aux activités relatives au déroulement du programme d'actions de l'opposition patriotique.


Fait à Dakar, le 29 avril 2008 

Le Bureau politique de l'AFP