DECLARATION DU SEMINAIRE DU BUREAU POLITIQUE DE L'AFP

Jeudi 29 mars 2007

 

Le Bureau politique de l'Afp s'est réuni le jeudi 29 mars 2007, sous la présidence de M. Moustapha Niasse, Secrétaire Général, autour de l'ordre du jour suivant :

1. situation nationale
2. vie du Parti ;

Le Bureau politique a procédé à des échanges approfondis sur l'atmosphère délétère qui enveloppe le pays depuis le 25 février 2007. Comme lors de son premier mandat, Me Abdoulaye Wade et son régime continuent les manipulations et mystifications, pour tenter de faire oublier les conditions dans lesquelles a été organisée la mascarade électorale qui s'ouvre déjà sur des souffrances accrues pour les populations, toujours tétanisées par des résultats qui ne correspondent pas à la réalité politique sur le terrain.

L'on sait que dès le 19 mars 2000, Me Abdoulaye Wade s'est employé à préparer sa réélection au forceps, en mettant l'appareil d'Etat au service de ce dessein qui, non seulement gère des intérêts individuels, mais aussi ceux d'un groupe privé décidé à prendre tout le pays en otage, pour se protéger contre des turpitudes et autres dérives en porte à faux avec nos lois et règlements.

C'est dans ce contexte précis que le matraquage des esprits a commencé, pour inaugurer dans notre pays l'ère des modes de succession taillés sur mesure, au sommet de l'Etat. Si a priori ce projet monstrueux peut faire sourire, une vigilance de tous les instants s'impose car, au lendemain de l'élection présidentielle de février dernier, Me Wade et son régime ont posé des actes clairs qui renseignent sur le peu d'intérêt qu'ils portent aux Sénégalais.

Et la préparation des élections législatives n'est qu'une étape dans l'exécution de ce projet. Le dispositif de fraude mis en place pour la présidentielle est intact : un haut responsable zélé du PDS au Ministère de l'Intérieur, un fichier électoral piégé, une CENA et un CNRA dociles. La période de révision exceptionnelle fixée unilatéralement pour quelques jours n'est qu'un instrument destiné à mieux programmer des résultats frauduleux, à l'issue d'une nouvelle édition de la parodie d'élections.

Cette mise entre parenthèses de notre démocratie n'est qu'un aspect de la mal gouvernance, qui a grippé les principaux leviers de l'économie nationale. Les marchés de gré à gré continuent de plus belle dans l'exécution desdits grands projets de Me Wade, qui ne tiennent compte ni de l'intérêt général, ni des préoccupations des populations, ni
des priorités de notre pays. En plus, la spéculation foncière fait toujours rage dans la région de Dakar et sur une bonne partie de la Petite Côte et du littoral nord. A cet égard, on est fondé à se demander si la mise à mort successive de plusieurs services de l'Hôpital Le Dantec ne participe pas de cette boulimie foncière insensée, qui a déjà touché plusieurs infrastructures sportives de Dakar.

A cet égard, le Bureau politique de l'Afp condamne ce processus de boulimie foncière. Ce sont ces abus et distorsions qui expliquent l'effervescence continue du mouvement social depuis plusieurs années. En effet, le monde du travail, le paysannat, la jeunesse, notamment les étudiants et les élèves, n'acceptent pas les sacrifices inhumains qu'on leur impose, pour financer l'appétit sans limite de ceux qui nous gouvernent, avec un train de vie et un gaspillage aux antipodes de la décence.

Abordant le deuxième point de l'ordre du jour, le Bureau politique a pris un certain nombre de mesures relatives au fonctionnement et au programme du Parti pour le reste de l'année 2007. Il s'agit essentiellement d'animer les bases, avec des dossiers économiques et sociaux qui épousent les priorités de notre pays et les préoccupations des populations. Le Bureau politique de l'Afp engage les responsables et les militants à s'investir dans l'exécution de ce programme qui traduit la volonté inébranlable du Parti de perpétuer la flamme du 16 juin 1999, bouclier de toujours contre toutes les forfaitures subies par la République.

Ce même bouclier sert également à parer les attaques perfides dont l'Afp fait l'objet, depuis plusieurs années, de la part d'un organe parasité par des objectifs qui ne sont que les échos à peine maquillés de la voix d'une formation politique bien identifiée.


Fait à Dakar, le 29 mars 2007 

Le Bureau politique de l'AFP