COMMUNIQUE DE LA REUNION DU BUREAU POLITIQUE DE L'AFP

Mardi 27 mai 2008

 


Le Bureau politique de l'AFP s'est réuni le mardi 27 mai 2008, sous la présidence de M. Madieyna Diouf, Secrétaire National chargé de la Coordination des Activités du parti, en l'absence de M. Moustapha Niasse en mission à l'étranger, autour de l'ordre du jour suivant :

1. situation nationale;
2. vie du Parti.

Le Bureau politique s'est penché sur la situation nationale et a mis en exergue la fuite en avant du régime de Me Wade qui continue de se recroqueviller dans son monde virtuel, en restant sourd à la clameur populaire qui exige la fin immédiate de la gabegie, de la corruption et de l'impunité, les mamelles de la malgouvernance chronique que connaît notre pays depuis l'avènement des pseudo-libéraux. Non seulement le Sénégal produit moins de richesses, avec un taux de croissance qui dégringole mais, plus grave, l'économie nationale est en train de subir les contrecoups des choix aventureux accompagnés de gesticulations fébriles.

Au slogan bruyant de la GOANA, les paysans opposent les réalités têtues qui ont pour noms famine, péjoration des sols, manque d'eau, de vraies semences, d'engrais et de matériels agricoles. En plus, il n'existe pas de politique de crédit agricole adaptée à la situation tragique que traverse le monde rural. Le plus inacceptable, ce sont les pratiques peu orthodoxes qui accompagnent la distribution des vivres de soudure, avec son cortège de frustrations et de désillusions. L'élevage non plus n'est pas épargné par cette incurie qui ne prend pas en charge l'aliment de bétail, un des dossiers prioritaires, à cause de la faible production arachidière, donc de foin.

Ces problèmes économiques qui touchent l'écrasante majorité des populations sont aggravés, au seuil de l'hivernage, par les inondations récurrentes que le Gouvernement de Me Wade n'a jamais traitées avec le sérieux et le suivi que requiert un tel fléau. Aujourd'hui, après quelques années, le plan Jaaxay se révèle au grand jour comme une double supercherie avec deux principales victimes : la démocratie et les sinistrés, qui ont permis aux tenants du pouvoir de caser une partie de leur clientèle insatiable. Malgré les dizaines de milliards que le Gouvernement a déclaré avoir mis dans le plan Jaaxay, les populations des localités qui abritent les zones inondables du pays retiennent encore leur souffle et sont gagnées par l'angoisse. Faut-il rappeler, il s'agit principalement de Dakar et sa banlieue, Kolda, Kaolack, Matam, Nioro, Saint-Louis, Tambacounda, Vélingara.

Par ailleurs, les inondations posent avec plus d'acuité les problèmes de salubrité publique auxquels sont également liés ceux de l'enlèvement des ordures ménagères. Une bonne politique de prévention devrait aussi prendre en charge les nécessaires campagnes de vaccination, d'autant plus que les principaux hôpitaux du pays sont dans un dénuement scandaleux. Le cas de l'Hôpital Le Dantec est particulier, parce que des mains criminelles sont en train de tuer à petit feu cette infrastructure, aux fins de spéculations foncières en faveur d'intérêts privés nébuleux. Cette forfaiture ne saurait être justifiée par la construction hypothétique d'un hôpital moderne qui pourrait, par ailleurs, connaître le triste sort de ceux de Fatick et de Ziguinchor. En tout état de cause, un hôpital de plus ne doit pas signifier la mort de Le Dantec, qui doit être réfectionné. La revue des dossiers à caractère social est nécessairement couronnée par l'année blanche qui menace le système éducatif sénégalais et la spirale inflationniste qu'aggravent les surtaxes qui frappent les hydrocarbures.

Le Bureau politique de l'AFP invite les tenants du pouvoir à traiter en urgence ces dossiers, au lieu d'emprunter indûment les habits de Don Quichotte pour attaquer des moulins à vent. Les Assises nationales sont l'expression plurielle de forces vives de la nation qui ont décidé de coller au réel du pays et des populations, pour l'améliorer dans un esprit patriotique. Aucun état d'âme ni aucune manœuvre ne pourront en empêcher le déroulement jusqu'à leur terme.

Abordant le deuxième point de l'ordre du jour, le Bureau politique de l'AFP a entendu une communication de la Commission ad hoc chargée de l'organisation de la commémoration de l'Appel du 16 Juin 1999, Appel par lequel le Secrétaire Général, M. Moustapha Niasse, a enclenché une dynamique qui a porté l'Alliance des Forces de Progrès à une place centrale, au sein des démocrates et patriotes, pour changer le pays. L'AFP assumera cette mission historique, quoi qu'il en coûte.

Le Bureau politique adresse ses vives félicitations aux camarades du parti à la base, qui ont massivement contribué au succès du plan d'action du Front Siggil Senegaal, en développant la résistance populaire contre un régime aveugle et sourd incapable de prendre en charge les aspirations du plus grand nombre.

Enfin, le Bureau politique a adressé ses vives félicitations aux responsables et militants de la Coordination régionale de Matam qui ont organisé avec brio l'Assemblée générale régionale du 17 mai 2008. Cette importante manifestation qui s'est déroulée sous la présidence de Monsieur Moustapha Niasse a permis aux participants de traiter en profondeur les questions liées à la vie des populations de la région.


Fait à Dakar, le 27 mai 2008 

Le Bureau politique de l'AFP