COMMUNIQUE DE LA REUNION DU BUREAU POLITIQUE DE L'AFP

Mercredi 25 novembre 2009

 

Le Bureau politique de l'Alliance des Forces de Progrès s'est réuni le mercredi 25 novembre 2009, sous la présidence de M. Moustapha Niasse, Secrétaire Général, autour de l'ordre du jour suivant :

Situation nationale ;
Vie du Parti.

Le Bureau politique de l'AFP a procédé à des échanges approfondis pour démêler les fils de l'écheveau de la situation nationale où un clan dirigé par Me Abdoulaye Wade, paré des atours de l'Etat, défie tous les jours un peuple fatigué, victime de multiples agressions et décidé à prendre son destin en main. La marche du 6 novembre, au cours de laquelle une marée humaine a déferlé sur les artères de Dakar, témoigne d'une nouvelle dynamique qui intègre de nouvelles forces populaires greffées à celles de Bennoo Siggil Senegaal.

C'est bien l'avenir du Sénégal et de ses populations qui constitue l'enjeu principal. Il est heureux de constater que l'éclosion d'une nouvelle conscience a appréhendé la gravité de la situation créée par une camarilla arrogante, dont l'unique projet est de se perpétuer au pouvoir, de manière anti-démocratique, pour continuer à piller les richesses de notre pays devenu tristement célèbre, à cause du niveau de corruption jamais atteint auparavant. Les forces de la résistance ont besoin de ratisser large et doivent se doter d'un moteur performant. Mais il convient de ne pas confondre un cylindre ou un quelconque élément de l'ensemble avec le moteur. C'est la raison pour laquelle le Bureau politique de l'Afp estime que la dynamique enclenchée doit se développer méthodiquement par phases successives, dans une montée en puissance qui aboutira inéluctablement au départ de Me Abdoulaye Wade et de tous ses thuriféraires impénitents. C'est dans cet esprit que l'Alliance des Forces de Progrès s'engage à poursuivre inlassablement sa mobilisation pour contribuer à approfondir l'unité de Bennoo Siggil Senegaal, instrument de résistance indispensable pour faire écho à l'espoir qui renait chez les Sénégalais.

La fébrilité des tenants du pouvoir à plus de deux ans de la prochaine élection présidentielle n'est en fait que l'expression d'une panique dont les racines sont à chercher dans les interminables affaires nébuleuses et autres scandales qui ont nui gravement à la vie de notre pays depuis bientôt dix ans. Au fil des semaines, les aveux publics continuent de tomber. Après ceux du président de la République relatif à la fameuse mallette de M. Segura, après ceux de son fils qui a reconnu que les palmiers de la Corniche estimés à presque 2.000.000 CFA l'unité n'ont pas été importés, voilà qu'un proche collaborateur de Me Wade prédit la prison aux prédateurs ahuris , quand le pouvoir aura quitté leur camp ,bientôt.

Le Bureau politique de l'Afp dénonce avec la dernière énergie cette débauche d'antivaleurs dont le coût social et économique est si élevé que sous Me Wade, il est devenu impossible de concevoir et d'exécuter des projets de développement cohérent au service de l'intérêt général. Le réflexe destructeur est tellement ancré chez les tenants du pouvoir qu'il se reflète dans la conduite des affaires de l'Etat, notamment dans la configuration de la loi de finances 2010. Les Sénégalais sont maintenant édifiés sur la volonté des Wade d'augmenter le niveau de leur confort en ignorant les souffrances que ce choix égoïste leur fait endurer quotidiennement.

Pendant ce temps, le monde rural continue de payer un lourd tribut car, après les semences en qualité et en quantité insuffisantes, la campagne de commercialisation agricole est réduite à sa plus simple expression, à cause de la volonté du régime d'introduire dans le circuit ses intermédiaires véreux, comme il le fait depuis plusieurs années. Non seulement les financements sont insuffisants et ne sont pas libérés à temps, mais les points de collectes sont bien en deçà des besoins. En plus, le gouvernement de Me Wade continue de brandir de fausses statistiques pour tenter de mettre dans l'escarcelle d'une Goana virtuelle un niveau de production qui ne s'explique que par une pluviométrie particulièrement abondante qui a pallié les nombreux manquements de l'impéritie au pouvoir. Toujours est-il que le bradage des récoltes par les paysans accélère la paupérisation des masses rurales dans un contexte de renchérissement des denrées de première nécessité.

Dans les zones urbaines et périurbaines, l'impact social du coût de la vie est aggravé par les délestages et le montant exorbitant des factures de la Sénélec qui emprunte une nouvelle aventure nébuleuse, avec un changement institutionnel conçu sans un nécessaire audit qui perce l'énigme de cette entreprise aux comptes douteux, du fait de l'immixtion permanente de mains qui lui sont étrangères. Le Bureau politique de l'Afp engage les tenants du pouvoir à ne pas continuer de tirer sur la corde dont la raideur constitue des prémices à une explosion sociale dont ils seront les seuls responsables.

Fait à Dakar, le 25 novembre 2009 

Le Bureau politique de l'AFP