COMMUNIQUE DE LA REUNION DU BUREAU POLITIQUE DE L'AFP

Lundi 24 novembre 2008

 

Le Bureau politique de l’AFP s’est réuni le lundi 24 novembre 2008, sous la présidence de  M. Moustapha Niasse, Secrétaire général, autour de l’ordre du jour suivant :

1.   situation nationale ;

2.   vie du Parti.

Le Bureau politique de l’AFP a procédé à des échanges sur la situation nationale qui, au fil des semaines, continue à se dégrader sans que le gouvernement de Me Wade daigne avoir la moindre velléité de modifier ses objectifs, ses approches et ses méthodes. L’échec pluriel est visible, massif et intégral. Avec une inflation estimée aujourd’hui à 6 %, les populations continuent de souffrir dans leur chair, alors que les tenants du pouvoir poursuivent cyniquement leur chemin, avec deux préoccupations essentielles : se livrer aux jouissances égoïstes et occulter la réalité. 

C’est ainsi que même l’organisation du pèlerinage à la Mecque n’a pu échapper à cette logique infernale, qui a conduit au calvaire des milliers de pèlerins qui ont payé, à la sueur de leur front, un prix très élevé. Malgré ce sacrifice, les pèlerins sont exposés à de graves dangers, à cause d’un avion vétuste, mal entretenu et incapable de soutenir le rythme des rotations auxquelles il est soumis. Le Bureau politique de l’AFP tient Me Abdoulaye Wade lui-même et son gouvernement pour responsables de la sécurité des pèlerins qui ne sauraient être abandonnés pour des profits nébuleux en faveur d’une clientèle insatiable. 

Le Bureau politique de l’AFP a également examiné la question des mesures de protection des travailleurs du secteur industriel contre les risques d’accidents et, par voie de conséquence pour mettre les populations civiles à l’abri de dangers collatéraux de catastrophes dans ce domaine. Il s’agit de mesures touchant à l’environnement, en général et à la sécurité des Sénégalais, dans leur vie de tous les jours. Dans ce cadre, il convient de tout mettre en œuvre pour sécuriser les bateaux taxis devant relier Dakar et Bargny et, plus tard, Dakar, Saly et Mbour. Pour le moment, il y a lieu de souligner que le dossier des bateaux taxis, qui remonte à 1996, n’a jamais été un projet du régime de Me Abdoulaye Wade et qu’au demeurant les termes de référence de ce dossier n’ont pas été mis en application comme établi préalablement. C’est pourquoi l’AFP engage les pseudo-libéraux à éviter de mettre en danger les citoyens qui empruntent ce moyen de transport dont la fiabilité technique et l’exploitation financière ne sont pas établies de manière transparente.

Le volet de la santé est une autre illustration scandaleuse des turpitudes des pseudos libéraux, qui ont longtemps traîné les pieds et tardent à payer la dette des hôpitaux, dont le montant est de 15 milliards environ. Le plan Sésame qui a été   annoncé avec force publicité, est un projet mort-né, comme tant d’autres parce que le gouvernement n’a pas respecté ses engagements, mettant ainsi les structures hospitalières dans des difficultés aggravées. En plus, certains hôpitaux comme Le Dantec sont débiteurs par rapport aux patients qui ont effectué des dépôts, en attendant d’être soignés ou de subir les opérations chirurgicales nécessaires.  Certains sont décédés pendant leur longue attente. Les mains criminelles qui asphyxient cet hôpital sont certainement les mêmes qui ont empêché l’ouverture de ceux de Fatick, Kolda et Ziguinchor. A qui profitent tous ces crimes ? 

Quant au système éducatif,  il est évident aujourd’hui que les 40 % claironnés à tue-tête  par le gouvernement et qui représenteraient le pourcentage du budget consacré à ce secteur, ne correspondent pas à la réalité. Plusieurs centres universitaires régionaux ne le sont que de nom, tellement leur dénuement est criard,   tant au niveau des infrastructures, des équipements, que de l’encadrement pédagogique. En ce qui concerne l’élémentaire, le moyen et le secondaire, les enseignants, à l’image des vacataires du Supérieur, sont maintenus dans une situation précaire, dont les incidences sur la qualité de l’enseignement ne sont plus à démontrer.  Le Bureau politique de l’AFP dénonce avec véhémence, la pérennisation de ce choix qui accentue la décadence de l’Ecole publique et compromet gravement la formation des ressources humaines, c’est-à-dire, l’avenir de notre pays.  

C’est la raison pour laquelle le Bureau politique lance un appel à la jeunesse sénégalaise, pour l’inviter à tourner définitivement le dos aux charlatans du dimanche et à intégrer les cadres de lutte animés par les patriotes et les démocrates, pour mettre fin à leurs souffrances qui ne sont que l’expression de la désolation générale des populations.

 Ce constat est vérifiable dans toutes les couches, tout particulièrement chez les paysans dont le dénuement est proportionnel à la persécution dont ils font l’objet et qui les confine dans le carcan de la pauvreté. Avec l’attitude irresponsable des tenants du pouvoir, ils ont peu de chance de s’en sortir, même si, à la faveur d’une pluviométrie abondante, la production de certaines spéculations a connu une augmentation. Le monde rural risque même de voir ses revenus encore baisser, parce que le gouvernement est incapable d’assurer le financement correct et régulier d’une bonne campagne de commercialisation agricole. 

En plus du marasme économique et du malaise social généralisé, notre pays subit la régression démocratique en cours, jalonnée de violations de la Constitution, des Droits humains et des règles élémentaires qui doivent présider à la dévolution du pouvoir dans un Etat de droit. Le dialogue exigé par l’opposition porte sur le processus électoral, pour éviter la réédition des mascarades de 2007, à l’occasion des prochaines élections locales. Il est évident que dans ce cadre, une forfaiture de plus serait la goutte d’eau qui plongerait le Sénégal dans une zone de turbulence où les tenants du pouvoir laisseraient beaucoup de plumes, peut-être toutes leurs plumes, en subissant le sort de tous les dictateurs anachroniques, embourbés dans la ruse, qui n’ont pas su appréhender et saisir le temps du vrai dialogue. 

Abordant le deuxième point de l’ordre du jour, le Bureau politique de l’AFP a apprécié l’organisation, le déroulement et les résultats du meeting départemental populaire de la Délégation de Nioro, qui s’est tenu à Keur Madiabel, le samedi 22 novembre 2008. Le Bureau politique salue l’éclatant succès de cette manifestation, qui illustre la consolidation des positions du Parti à la base, qui connait une massification certaine, à la faveur de ralliements, tout particulièrement de responsables et militants du PDS, qui ont exprimé leur désolation et leur déception profonde pour avoir cru choisir la bonne voie et qui le regrettent amèrement aujourd’hui.

Le Bureau politique de l’AFP adresse ses vives félicitations au camarade Secrétaire général, M. Moustapha Niasse qui, par son charisme et ses initiatives opportunes -notamment dans le domaine de l’agriculture, de l’hydraulique et de l’emploi des jeunes comme à Keur Tapha- a su emporter l’adhésion  des populations de son terroir, de son département et de sa région à son projet national pour le Sénégal, qu’il déroule avec persévérance, depuis le mémorable appel du 16 juin 1999.  

Le Bureau politique de l’AFP adresse également ses vives félicitations et ses encouragements aux camarades Abdoulaye Ba, responsable de la Délégation départementale de Nioro, Aliou Kébé, Président de la Communauté rurale de Keur Madiabel ainsi qu’à l’ensemble des responsables et militants qui ont contribué, par leur engagement et leur savoir-faire, à favoriser les conditions de la réussite de la manifestation. Le Bureau politique souhaite la bienvenue dans la famille progressiste à tous les nouveaux militants et félicite chaleureusement les camarades enseignants de Keur Madiabel, pour leur engagement patriotique auprès du Secrétaire général de l’AFP, M. Moustapha Niasse, qui porte une ambition pour le Sénégal.


Fait à Dakar, le 24 novembre 2008 

Le Bureau politique de l'AFP