Communiqué du Bureau politique de l'AFP
Jeudi 21 juillet 2005

 

Le Bureau Politique de l’AFP s’est réuni le jeudi 21 juillet  2005 sous la présidence de M. Moustapha Niasse, Secrétaire Général du Parti, à l’effet d’examiner l’ordre du jour suivant :

1.       Situation nationale

2.       Vie du parti

Abordant le premier point de son ordre du jour, le Bureau politique de l'AFP s'est, une fois encore, penché sur la bonne gouvernance. L'actualité de ces derniers jours est la preuve manifeste que cette dernière est presque une illusion au Sénégal. Faute de pouvoir faire que ce qui est juste fût fort, l'État PDS fait pour que ce qui est fort fût juste. le Bureau politique pense que, quand le droit ne veut se fonder sur rien d'autre que la force, sans pouvoir se justifier par la raison, il manque de stabilité. le Bureau politique estime que, aujourd'hui, plus que jamais, le combat pour les libertés reste à l'ordre du jour, dès lors que la démocratie est indissolublement liée à l'idée de liberté. L'interdiction, pour la deuxième fois, de la marche programmée par les organisations professionnelles des opérateurs économiques, illustre la volonté du pouvoir de censurer, de bâillonner et d'interdire.

Aussi, le Bureau politique de l'AFP appelle-t-il au respect strict de la conception juridique du service public qui fait de l'État un acteur neutre, garantissant la liberté de tous et de chacun, et sans parti pris.

Le Bureau politique a , en outre, examiné la situation du monde rural. Ce secteur vital de notre économie est abandonné à son triste sort. Loin de s' y pencher sérieusement, le gouvernement sénégalais, préoccupé davantage par sa survie, laisse ce secteur mourir à petit feu, malgré les alertes de l'AFP et les mises en garde du Conseil National de Concertation et de Coopération des Ruraux (C.N.C.R.). cette organisation paysanne bien informée a, dans un document remis au Ministre de l'Agriculture et de l'hydraulique, relevé que, depuis 2001, la pauvreté s'est élargie, touchant 72 à 88% des ménages alors que, à la fin des années 90, la proportion de pauvres n'était que de 58%.

Le Bureau politique de l'AFP réitère son appel en direction des pouvoirs publics, afin qu'ils cessent le louvoiement et qu'ils s'engagent dans une politique de dialogue et de concertation avec les organisations paysannes, dans le respect scrupuleux des rôles et responsabilités de chaque partenaire, pour faire de l'agriculture le moteur de développement.

L'épidémie de choléra continue de faire des ravages autant dans les campagnes que dans les villes du Sénégal, et s'exporte même au delà de nos frontières. Comme de coutume, le gouvernement fait le sourd. Le Bureau politique déplore cette situation faite au monde rural ainsi qu'aux villes et tient l'État PDS pour responsable de toutes les conséquences qui pourraient survenir. Le Bureau politique rappelle cette exigence fondamentale qui fonde tout État véritablement démocratique : la satisfaction des demandes des citoyens, lesquels ont aussi les droits économiques.

En ce qui concerne le deuxième point de son ordre du jour, le Bureau politique a reçu plusieurs comptes rendus relatifs au déroulement de la rencontre organisée, cette semaine, sur l'AGOA, et à l'adhésion massive à l'AFP de nombreux jeunes Sénégalais, regroupés au sein de l'Association Nasrul Fayda, dirigée par Cheikh Moustapha Ousseynou Niasse, islamologue et chef religieux. Le Bureau politique de l'AFP qui a, par ailleurs, entendu des exposés sur des réunions récentes des instances du parti à la base dans le cadre du programme d'animation du parti, a salué les nouvelles adhésions enregistrées et la mobilisation des militants en particulier les femmes et les jeunes, à l'approche des consultations électorales de 2006 et 2007.

 

 

Fait à Dakar, le 21 juillet 2005

Le Bureau politique de l'AFP