COMMUNIQUE DE LA REUNION DU BUREAU POLITIQUE DE L'AFP

Lundi 18 janvier 2010

 

Le Bureau politique de l'Alliance des Forces de Progrès s'est réuni le lundi 18 janvier 2010, sous la présidence de M. Moustapha Niasse, Secrétaire Général, autour de l'ordre du jour suivant :

Situation nationale ;
Vie du Parti.

Le Bureau politique de l'AFP a noté avec préoccupation que le projet suicidaire de succession monarchique, ajouté à la déconnexion de Me Abdoulaye Wade du réel, constitue le principal danger qui plombe actuellement la sécurité du Sénégal et le devenir des populations.

L'attentat inqualifiable du dimanche 17 janvier 2010, perpétré à Thiès, contre les participants à un meeting du Parti Socialiste et revendiqué par un homme de main tristement célèbre du PDS continue la longue série de faits de violence d'un régime qui pense que l'arme des faibles et l'argent sont consubstantiels à la gouvernance. Le Bureau politique de l'AFP condamne avec la dernière énergie cette nouvelle forfaiture en porte-à-faux avec la vie démocratique. Il exige que les commanditaires et les exécutants soient punis conformément à la loi, pour percer enfin l'abcès infect de l'impunité qui menace la cohésion nationale et la stabilité de notre pays.

C'est précisément cette incapacité à supporter la moindre contradiction qui a provoqué l'incident lors de l'ouverture solennelle des Cours et Tribunaux. Y a-t-il de quoi fouetter un chat quand un des acteurs de la justice, en l'occurrence le Bâtonnier, rappelle les maux qui affectent ce pouvoir, maux déjà dénoncés par les magistrats eux-mêmes et les greffiers. Il est de notoriété publique que la séparation des pouvoirs, l'indépendance et le bon fonctionnement de la justice sont en question au Sénégal. D'ailleurs, les recommandations des Assises nationales sont précises en la matière, aux fins de trouver des solutions durables à des dérives préjudiciables à notre démocratie.

Il est donc évident que le tableau idyllique dressé par le président de la République n'a rien à voir avec la situation vraie du Sénégal. Le Bureau politique de l'AFP constate avec préoccupation que le retrait de Me Wade dans son monde virtuel connaît ses prolongements dans des dossiers où entrent en lice des paramètres diplomatiques qui sont toujours d'une particulière délicatesse. En effet, la bienséance élémentaire devrait interdire à un chef d'Etat en exercice de proposer à son homologue la déportation de ses populations d'un continent à un autre, suite à une catastrophe naturelle. Cette idée résulte d'une méconnaissance grave des règles d'humilité qui accompagnent, dans ce domaine, les actes de solidarité en faveur d'un peuple sinistré. Le Bureau politique s'incline devant la mémoire des victimes du séisme et présente ses condoléances attristées au peuple de Haïti, à son gouvernement et aux Sénégalais conjoints ou parents de haïtiens.

C'est pourquoi, au lieu d'avancer des propositions sans consistance et totalement irréalistes, pour régler verbalement les conséquences d'une tragédie, le régime en place ferait mieux de prendre les mesures idoines pour éviter aux Sénégalais des situations qui ont entraîné le naufrage du bateau le Joola et d'autres pertes de vies humaines causées par les inondations récurrentes. Avec les tares qui affectent la gouvernance de Me Wade, notre pays n'est pas à l'abri d'une catastrophe aux conséquences autrement plus dramatiques. A ce stade, le Bureau politique estime que seul le peuple debout est à même d'endiguer définitivement les risques inutiles que les tenants du pouvoir font planer sur le Sénégal et ses populations.

Au milieu de cette morosité ambiante et face aux tentatives de manipulation de l'opinion, le Bureau politique tient à adresser ses vives félicitations au Secrétaire général, M. Moustapha Niasse qui, lors de sa conférence de presse du mercredi 13 janvier 2010, a fait montre de son savoir-faire d'homme d'Etat incontestable, en mettant en exergue sa maîtrise des grands dossiers du Sénégal, tout particulièrement celui de l'Energie et des ressources minières du pays. La clarification apportée par le Secrétaire général de l'AFP, avec souci de vérité et d'objectivité, a eu raison des accusations infondées et irresponsables d'un mauvais fantassin du gouvernement de Me Wade. Dans sa conférence de presse, Monsieur Moustapha Niasse a rappelé, avec force, qu'il évolue légalement et avec transparence dans le secteur pétrolier, en dehors du territoire sénégalais, pour éviter toute confusion.

Par ailleurs, le Bureau politique de l'AFP considère que l'opérateur privé Moustapha Niasse donne l'exemple à nos gouvernants bavards et incompétents, en investissant des montants importants dans des groupes de production agro-alimentaire, dans les régions de Dakar, Thiès et de Kaolack, contribuant ainsi à la création de centaines d'emplois dans le secteur rural, sans oublier la formation technique appropriée, au bénéfice des paysans et des ouvriers agricoles, chaque année. Au reste, cette conférence de presse en a suscité une autre, dans un registre peu glorieux où ce retrouvent pêle-mêle enfantillages, contre-vérités et un style qui relèvent peut être d'un cas clinique intéressant.

Mais le Bureau politique retient essentiellement que l'intéressé est revenu subrepticement sur ses accusations infondées en ne convoquant plus du pétrole nigérian destiné au Sénégal pour enrichir M. Moustapha Niasse. Mieux, il a soigneusement ouvert les guillemets pour balancer : "Moustapha Niasse a fait fortune dans le pétrole". Avec ces cabrioles laborieusement exécutées, le régime en place vient de prouver encore une fois, malgré lui, qu'il est impossible de tordre durablement le cou à la vérité. En fait, ce comportement caractéristique d'oisifs qui ont baissé les bras, face à l'urgence des dossiers épineux à régler au profit des populations, est l'expression d'une panique bleue ayant pour cause et pour cible, le Secrétaire général de l'Alliance des Forces de Progrès. Mais, cet exercice sera vain comme l'ont été tous les pièges déjà tendus par les spécialistes de la désinformation qui sont, aussi, les ennemis de la démocratie.

Qu'ils tremblent donc, mais le soleil se lèvera toujours à l'Est !

 


Fait à Dakar, le 18 janvier 2010 

Le Bureau politique de l'AFP