Communiqué du Bureau Politique de l'AFP

Jeudi, 11 mai 2006


Le Bureau politique de l'Alliance des Forces de Progrès s'est réuni le jeudi 11 mai 2006, sous la présidence de M. Madieyna Diouf, Secrétaire national chargé de la Coordination, en l'absence de M. Moustapha Niasse Secrétaire Général, en mission, autour de l'ordre du jour suivant :

1. Situation nationale ;
2. Vie du Parti
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Le Bureau politique de l'AFP a salué la commémoration de l'abolition de l'esclavage lors du 10 mai 2006, journée qu'il considère comme une composante importante du devoir de mémoire.

Le Bureau politique de l'Afp a par ailleurs fustigé la fuite en avant du gouvernement de Me Wade qui s'obstine, avec un manque de lucidité incroyable, à confisquer les libertés démocratiques dans notre pays, pour masquer son échec patent dans tous les domaines.

L'impunité scandaleuse dont bénéficient, jusqu'ici, les criminels qui ont attenté à la vie du journaliste Pape Cheikh Fall, s'inscrit dans la volonté du pouvoir actuel d'intimider tous les hommes libres qui refusent, avec dignité, de porter le lourd manteau des laudateurs en porte-à-faux avec le mouvement historique et les valeurs de notre peuple. Le Bureau politique de l'Afp condamne, avec la dernière énergie le silence complice du pouvoir actuel, qui constitue une dangereuse incitation au crime.

La mise sous mandat de dépôt du Ministre Pape Diouf, Maire de Bambey, est une expression caricaturale de la justice à deux vitesses, une atteinte à la morale républicaine et donne une idée de la logique folle du régime de Me Wade, qui semble opter pour un totalitarisme inopérant, obsolète et suicidaire. Le Bureau politique de l'Afp considère que cette nouvelle dérive constitue un signal fort qui devrait inciter tous les patriotes, sans exclusive, à se regrouper pour faire face, victorieusement, à la déraison.

Le Bureau politique de l'Afp exprime son soutien au journaliste Pape Cheikh Fall, au Maire de Bambey Pape Diouf et à Jean Paul Diaz, Secrétaire Général du Bloc des Centristes Gaïndés (BCG), qui ont puisé dans la culture de refus de notre peuple, pour résister contre l'asservissement.

La vigilance devrait être de rigueur, d'autant plus que la libération téléguidée de M. Jean Paul Diaz n'a obéi qu'à des préoccupations narcissiques du pouvoir actuel qui tient aux fastes de la cérémonie de remise du prix Houphouët-Boigny. Ce prix est usurpé, parce que la logique liberticide de nos gouvernants et la régression démocratique en cours au Sénégal sont aux antipodes de la philosophie qui a sous-tendu la création de ce prix, dont l'illustre parrain a été un combattant infatigable de la paix et de la concorde nationale. Les acteurs et les démarches qui ont conduit à l'usurpation du prix Houphouët-boigny sont à l'image de l'obsession du pouvoir actuel, qui pense qu'il est possible de tordre le cou au réel, à coups de propagande débridée, de manipulations et d'intrigues permanentes.

Les médias d'Etat ont beau tenter outrageusement de s'acquitter de cette besogne, les populations sénégalaises et l'opinion internationale sont suffisamment édifiées sur le véritable visage du régime de Me Wade et du danger réel qu'il représente pour la paix civile et la stabilité de notre pays et de la sous-région.

C'est ainsi que, par exemple, l'oubli cyniquement organisé autour de la tragédie du bateau "le Joola" est une tentative vouée à un échec certain. Et les Sénégalais savent très bien que les quatre ans mis pour louer un bateau inadapté aux exigences de la liaison maritime Dakar-Ziguinchor, sont à mettre sur le compte de l'incompétence des tenants du pouvoir et de leur refus de prendre en charge l'intérêt général.

C'est ce même mépris des populations qui a conduit aux choix qui ont présidé au plan de réalisation du projet d'élargissement de la Corniche ouest de Dakar. La paralysie de la circulation, qui s'en est suivie, entraîne comme conséquence le ralentissement de l'activité économique, la perturbation des écoles et de l'Université, sans oublier les nombreux désagréments que subissent les populations. Evidemment, ceux qui sont prompts à abuser des sirènes et des motards n'en ont cure.

Le Bureau politique de l'Afp réitère sa condamnation du manque de méthode de nos dirigeants, qui conduit aux décisions fantaisistes, dont les conséquences sont très lourdes pour notre pays.

Abordant le deuxième point de l'ordre du jour, le Bureau politique de l'Afp adresse ses vives félicitations aux responsables et aux militants du département de Dagana qui, à l'occasion de l'installation de l'antenne de l'Ecole du Parti ont fait preuve, avec l'équipe de la portion centrale, d'esprit d'organisation et de méthode, tout en mobilisant les énergies autour du dessein de progrès que notre Parti nourrit pour le Sénégal.

Les mêmes félicitations et encouragements vont aux responsables et militants du département de Foundiougne, qui, lors du meeting de Nioro Alassane Tall, ont fait étalage de leur grande capacité de mobilisation, au service des idéaux nobles qui animent l'AFP.


 

Fait à Dakar, le jeudi 11 mai 2006

Le Bureau politique de l' AFP