COMMUNIQUE DE LA REUNION DU BUREAU POLITIQUE DE L'AFP

Mercredi 10 avril 2013

Il est des moments où la sérénité s’impose malgré la complexité des enjeux, tant au plan national que sur la scène internationale. L’Alliance des Forces de Progrès estime que tout débat public, dans le contexte présent, doit être axé sur le principe sacré de l’éthique républicaine.

Les Sénégalais ont élu le 25 mars 2012 le Président de la République, Son Excellence Monsieur Macky SALL, avec une écrasante majorité de plus de 65 %.

Au lendemain de cette 2ème alternance dans l’histoire politique du Sénégal, le nouveau gouvernement a pris connaissance du legs désastreux de l’ancien régime et s’est résolument engagé à conduire, avec rigueur, les réformes indispensables pour reconstruire le Sénégal, secteur par secteur.

C’est parce que non seulement les activités productrices de richesses étaient asphyxiées, mais les espaces stratégiques de l’économie nationale étaient parasités par une minorité de prédateurs dont les actes nocifs qu’ils ont posés pendant douze années étalent leurs conséquences désastreuses sur le Sénégal et les Sénégalais.

C’est ainsi que le Port Autonome de Dakar (PAD), l’Aéroport Léopold Sédar Senghor, les Industries Chimiques du Sénégal (ICS), les Mines, l’Energie et la Filière arachidière étaient passés sous le contrôle de nébuleuses, qui avaient hypothéqué toutes les chances de notre pays de s’en sortir. Par ailleurs, le service de la dette laissée, qui dépasse les 600 milliards par an, diminue les marges pour l’investissement public et le traitement de la demande sociale, notamment dans les domaines de l’Education, de la Santé, de l’Emploi et de la sécurité des citoyens.

Voilà les faits tels qu’ils se présentent, comme le soleil de midi.

A cette situation, s’ajoutent les données liées à la crise internationale et aux multiples soubresauts dans notre sous-région, tout particulièrement dans le Nord-Mali.

Le Sénégal se trouve donc à la croisée des chemins, face à une conjugaison de paramètres facteurs d’insécurité préjudiciables à nos objectifs stratégiques de développement, dans la paix, l’unité nationale et la concorde.

Le Gouvernement de la République, l’Assemblée nationale, les Cours et tribunaux, dans leurs sphères respectives de compétence, ont entrepris d’agir, de concert, pour gérer cette situation.
Pour réussir les réformes en cours, et répondre, avec raison, aux aspirations du peuple, tous les facteurs en cause doivent être pris en charge et être gérés avec résolution.

Face à tous ces facteurs et aux exigences qui en résultent en termes d’unité et de solidarité, il est légitime et urgent que les comportements attendus en la circonstance correspondent à la gravité de l’heure, qui engage l’avenir de notre pays, de la sous-région et des populations.

Ce sont, de ce fait, autant d’impératifs à prendre en charge, d’abord au plan de l’action politique, par la Coalition Bennoo Bokk Yaakaar et ses alliés, pour répondre à une aspiration fondamentale du peuple, pour accompagner le Chef de l’Etat, le Gouvernement de la République et les Institutions de l’Etat, dans le combat entrepris dans le but de réaliser, avec succès, le programme sur la base duquel, le Président Macky Sall a été élu en 2012.

Volontairement engagés dans la lutte pour réduire les prix des denrées de première nécessité, pour résoudre le dossier de l’énergie, assurer la modernisation de l’Agriculture et des secteurs tertiaires, nous devons poursuivre, sans relâche, l’action sur le terrain, le contact et le dialogue avec les populations.

Et dans cette voie, tout débat public doit être empreint du sceau de la sérénité et d’une volonté affirmée de dialogue et de concertation, à l’image d’une tradition qui, historiquement, a valu au Sénégal une autorité incontestable en matière de démocratie et d’Etat de Droit.

Le Sénégal a besoin de paix et d’unité, au bénéfice de tous.

C’est la raison pour laquelle tout doit faire l’objet d’échanges sereins, y compris les échos du cri de la conscience.

Le Sénégal ayant validé la pertinence de la Coalition Bennoo Bokk Yaakaar, lors de la présidentielle et lors des législatives de 2012, il convient de préserver cet outil de combat, au service de la stabilité et de l’intérêt général.

L’option incontournable est celle de la poursuite du combat au service du pays. C’est pourquoi le Bureau Politique de l’AFP encourage, en conséquence, le Chef de l’Etat, le Président Macky SALL, à poursuivre ses efforts, pour achever, dans les délais les plus raisonnables, les chantiers ouverts dans le domaine institutionnel, celui du redressement des équilibres macro-économiques, de la relance de l’économie, de l’instauration d’un environnement favorable aux investissements, de la création d’emplois, de la réduction du train de vie de l’Etat et de la moralisation de la vie publique. Ces urgences sont au-dessus des enjeux électoraux et des intérêts partisans.

En considération des données qui fondent une analyse objective de la situation du pays, des signaux prometteurs qui confirment une volonté partagée, un engagement assumé et un souci louable de tenir les promesses faites aux populations, il incombe, à chacun et à tous, le devoir impérieux de nous tenir la main et de marcher ensemble, solidairement, vers le progrès et les changements annoncés. Pour traduire en actes une telle ambition, nous devons favoriser, dans notre marche commune, le dialogue et l’entente.

Sous cet éclairage, l’AFP lance un appel solennel à toutes les composantes de la Coalition BBY et à tous nos alliés, pour une mobilisation massive et lucide, dans la conduite des tâches, des missions et des sacrifices qui en résultent, aujourd’hui et demain.

Ensemble, poursuivons le combat pour le redressement et la relance !

Unis, nous gagnerons encore, avec le peuple !


Fait à Dakar, le 10 avril 2013 

Le Bureau politique de l'AFP