Communiqué de la réunion du Bureau politique de L'AFP 

Jeudi 7 décembre 2006

 


Le Bureau politique de l'Alliance des Forces de Progrès s'est réuni le jeudi 7 décembre 2006, sous la présidence de M. Madieyna Diouf, Secrétaire National chargé de la Coordination des Activités du Parti, en l'absence de M. Moustapha Niasse, en mission en République Démocratique du Congo, autour de l'ordre du jour suivant :

1. Situation nationale ;
2. Vie du Parti.

Le Bureau politique de l'AFP a tout d'abord tenu à rendre un vibrant hommage au Secrétaire Général du parti, M. Moustapha Niasse, qui s'est rendu à Kinshasa, pour parapher l'Acte final consacrant la fin du processus de paix en RDC. Le mercredi 6 décembre 2006, ont assisté à la cérémonie, au cours de laquelle la Cour Suprême de Justice a installé le Président Kabila, une dizaine de Chefs d'Etat et de Gouvernement, le Secrétaire Général adjoint de l'ONU, M. Jean-Marie Guehenno, M. Louis Michel, Commissaire de l'Union Européenne, ainsi que des délégations d'Allemagne, de Belgique, du Canada, de France, du Luxembourg, du Kenya, du Sénégal et du Zimbabwé. Devant ce parterre de personnalités et 10.000 invités, M. Moustapha Niasse, Invité d'honneur, est monté à la tribune pour féliciter Son Excellence M. le Président Joseph Kabila.

L'après-midi du même jour, M. Moustapha Niasse, Envoyé spécial du Secrétaire Général de l'ONU sur le processus de paix en RDC, le Secrétaire Général adjoint des Nations-Unies, le Représentant Permanent du Secrétaire Général de l'ONU à Kinshasa et l'Ambassadeur Hailé Menkérios ont présidé, au Siège de la MONUC, une séance de travail qu'ils ont mise à profit pour remercier tout le personnel des Nations-Unies au Congo, qui comporte 18.000 membres.

Le Bureau politique de l'AFP a adressé ses chaleureuses félicitations à M. Moustapha Niasse, ce valeureux fils du Sénégal qui, de Gaborone, au Botswana, à Kinshasa, en passant par les mémorables Accords de Sun City, en Afrique du Sud, dans ce dossier complexe s'il en fût, a fait preuve de doigté, de circonspection et de patience, tout en déployant ses qualités d'homme d'Etat mondialement reconnues, malgré le silence de la RTS.

C'est la raison pour laquelle le Bureau politique n'estime pas nécessaire de s'attarder sur les mensonges télécommandés d'une engeance haineuse et dépitée, incapable de s'élever, malgré les atours de la République dont elle se pare. Deux constantes s'imposent, au grand dam des manipulateurs qui nous gouvernent et autres intrigants impénitents : M. Moustapha Niasse n'a jamais été demandeur de quelque contact que ce soit avec les tenants du pouvoir et il n'a jamais discuté avec eux de sujets relatifs à des responsabilités d'Etat. A défaut de se réjouir des succès éclatants d'un digne citoyen sénégalais, on pourrait, pour le moins, s'évertuer à suivre son exemple et, par la même occasion, mettre un terme au réflexe totalitaire qui se développe dangereusement dans notre pays.

Le Bureau politique de l'AFP condamne énergiquement la dernière escalade de faits de violence et de menaces de mort dont les journalistes Die Maty Fall, Pape Allé Niang et le Secrétaire Général de la RADDHO, M. Alioune Tine, ont fait l'objet. En plus, le Bureau politique exprime sa vive préoccupation face à la situation du Directeur Général Jean Lefèvre, M. Bara Tall, qui serait victime, selon un organe de presse non démenti, d'un chantage inqualifiable. Le régime de Me Wade de fourvoie dans sa volonté sans issue d'instaurer la pensée unique, en menaçant les libertés qui sont des acquis indivisibles et irréversibles.

Par ailleurs, la RTS continue sa besogne en faveur du parti au pouvoir. Le mensonge d'Etat ne s'aurait s'accommoder de l'existence d'un vrai organe de régulation des médias avec des pouvoirs réels lui permettant d'accomplir sa mission de gardien de l'équilibre et de l'éthique. C'est ce qui explique que le Conseil National de la Régulation de l'Audiovisuel (CNRA) n'a été doté à ce jour d'aucun moyen. Le CNRA reproduit ainsi l'exemple de l'ONEL et de la CENA que le Gouvernement de Me Wade s'est employé à asphyxier financièrement, aux fins de les neutraliser.

Ces manquements accompagnent le déroulement nébuleux du processus électoral, ponctué de dilatoire, d'annonces, de contre-annonces, de décisions unilatérales, de contrevérités et de raidissements dès que l'opposition exprime sa détermination à mener à bien les contrôles et autres vérifications que la loi lui reconnaît pleinement. Le Bureau politique de l'AFP affirme solennellement que le gouvernement de Me Wade ne saurait se dérober à l'exigence minimale de l'audit du fichier électoral, avec des termes de références non imposés par un ministère de l'Intérieur écartelé entre son réflexe partisan et un discours anesthésiant qui tente vainement d'endormir la vigilance des démocrates. Le Bureau politique dénonce la publication tardive et incomplète des listes électorales et le dilatoire de Me Wade qui continue de se réfugier dans le silence pour ne pas publier le décret portant répartition des sièges.

Le même dilatoire inopérant est observé dans la gestion des conflits sociaux, notamment la grève légitime du CUSEMS, dont les conséquences pour l'école sénégalaise et pour la stabilité du pays pourraient être désastreuses, si le Gouvernement persiste dans son attitude insensée.

Abordant le deuxième point de l'ordre du jour, le Bureau politique de l'AFP s'est penché sur la situation au sein de la CPA. Il a renouvelé l'engagement du parti à conserver ce cadre de lutte, pour mettre fin aux souffrances des populations meurtries par la paupérisation accélérée par les pénuries de toutes sortes et le renchérissement des denrées de première nécessité.

 


Fait à Dakar, le 7 décembre 2006 

Le Bureau politique de l'AFP