DECLARATION DU BUREAU POLITIQUE DE L'AFP

Vendredi 3 août 2007

 

Le Bureau politique de l'AFP s'est réuni le vendredi 03 août 2007, sous la présidence de M. Moustapha Niasse, Secrétaire général, autour de l'ordre du jour suivant :

1. Situation nationale;
2. Vie du Parti.

Le Bureau politique de l'AFP a examiné attentivement la situation nationale à la lumière des choix du régime de Me Wade qui mènent notre pays droit vers le gouffre économique et social. Ces choix développent en même temps chez les tenants du pouvoir un réflexe totalitaire qu'ils ont du mal à occulter, au fil des scandales que les patriotes dénoncent, parfois au risque de leur vie. Avec l'affaire Talla Sylla, l'opinion nationale et la communauté internationale étaient déjà suffisamment édifiées sur l'impunité qui règne maintenant au Sénégal. Les menaces de mort adressées au journaliste d'investigation Abdou Latif Coulibaly, après la publication de son dernier ouvrage consacré au pillage de la LONASE, confirment la nature du régime qui nous gouverne. En effet, il apparaît au grand jour, que des criminels ont été recyclés, au service de l'ordre nouveau qui prétend bâillonner les Sénégalais, leur déniant jusqu'à leur droit d'informer et leur droit à l'information.

C'est pourquoi le Bureau politique de l'AFP condamne la passivité dont fait montre le gouvernement, face à cette situation et exige le respect de l'Etat de droit et des libertés, tout en l'engageant à assurer la sécurité des citoyens, y compris celle d'Abdou Latif Coulibaly, dont le seul tort est d'informer courageusement les Sénégalais sur les turpitudes et dérives des tenants du pouvoir.

Les Sénégalais ne sauraient tolérer indéfiniment la construction d'un système de concussion à l'échelle industrielle, qui régit les choix en fonction des intérêts d'un groupe privé, de surcroît, dépourvu de toute légitimité, depuis les mascarades électorales du 25 février et du 3 juin 2007. En effet, la liste est longue, des structures et projets où les contrôleurs et inspecteurs ont de la matière, beaucoup de matière pour arrêter les dégâts : agences comme APIX, ANOCI, Cases des Tout-petits, Plan Jaxaay. Les rares bénéficiaires de ce projet sont devenus des néo-sinistrés, dès les premières pluies.

Ces errements caricaturaux se déroulent sur le tempo de la fuite en avant qui continue de se manifester à travers le train de vie de l'Etat, la multiplication d'Institutions aussi coûteuses qu'inutiles. Au même moment, les populations subissent la spirale inflationniste, au grand dam des plus démunis, frappés de plein fouet par une paupérisation qui les amène à assimiler chaque jour à une nouvelle aventure pour la quête de la pitance quotidienne.

En plus, ces couches sont plus particulièrement exposées aux maladies hivernales, alors que le pouvoir actuel a complètement baissé les bras, en ce qui concerne l'assainissement et l'évacuation des eaux de pluies.

Le gaspillage ambiant est d'autant plus intolérable qu'il porte préjudice à d'autres secteurs sociaux comme le logement et l'Education. La boulimie foncière du pouvoir actuel a rendu caduque la vocation sociale d'une structure comme l'OHLM. Par ailleurs, çà et l à, des étudiants ou des élèves d'Ecoles de formation réclament le paiement d'arriérés de bourses. Les vacataires de l'UCAD ne sont pas payés depuis le début de l'année universitaire. Des centres universitaires régionaux (CUR) ont été ouverts dans la précipitation, sans l'équipement et l'encadrement pédagogique nécessaires. Dans ce contexte, les effectifs pléthoriques de l'UCAD ne peuvent pas être résorbés, d'autant plus que le pouvoir actuel n'a aucune politique cohérente en ce qui concerne les Ecoles de formation.

Abordant le deuxième point de l'ordre du jour, le Bureau politique a pris d'importantes décisions relatives à l'organisation, aux activités et aux choix stratégiques de l'AFP pour les mois à venir. Dans ce cadre, le programme d'activités dans certaines régions du Mouvement National des Femmes de L'Espoir et du Progrès (MOUNFEP) a été présenté par sa Présidente, Madame Mata Sy Diallo, au Bureau politique, qui l'a adopté.


Fait à Dakar, le 3 août 2007 

Le Bureau politique de l'AFP