COMMUNIQUE DE LA REUNION DU BUREAU POLITIQUE DE L'AFP

Mercredi 02 décembre 2009

 

Le Bureau politique de l'Alliance des Forces de Progrès s'est réuni le mercredi 02 décembre 2009, sous la présidence de M. Moustapha Niasse Secrétaire Général, autour de l'ordre du jour suivant :

Situation nationale ;
Vie du Parti.

Le Bureau politique de l'AFP a examiné la situation nationale toujours chargée par les paradoxes cultivés par le régime de Maître Abdoulaye Wade. Les responsables du désastre national s'accrochent à tout ce qu'ils pensent pouvoir servir de bouée de sauvetage, face au naufrage imminent que provoquera le raz-de-marée populaire. L'appel de Me Wade au consensus, à l'occasion de la fête de la Tabaski est en porte à faux avec les actes posés, qui convergent tous vers un seul objectif : perpétuer le système prédateur et inique pour continuer à bénéficier du confort dont les Wade et leurs affidés ont toujours rêvé.

Les Sénégalais ont célébré la fête de la tabaski dans un climat délétère de difficultés de toutes sortes qui sont les conséquence des politiques meurtrières d'un clan que ne gênent guère les souffrances indicibles d'un peuple tenaillé par la pauvreté et le dénuement. Ce dangereux groupuscule ne s'embarrasse ni de procédures légales et règlementaires, ni de considérations d'ordre éthique et morale, pour arriver à ses fins néfastes pour l'avenir du Sénégal.

Nul ne peut nier, présentement, la pénurie de denrées de grande consommation, ni l'augmentation en catimini du prix du sucre, du gaz et du carburant sans qu'il soit tenu compte du poids déjà excessif du coût de la vie subi par les populations, chaque jour. C'est pourquoi une grande vigilance est de mise, afin que l'actualité politique savamment alimentée par le régime n'éloigne pas les patriotes et les démocrates du soutien et de la solidarité dûs au peuple.

C'est ainsi que ce régime exporte la politique politicienne jusque dans les Lieux Saints, en y organisant des traquenards, au détriment des fidèles qui ont effectué un long voyage pour se livrer à leurs dévotions. Les dérives aux accents de meetings ne font que traduire la médiocrité intégrale qui habite ceux qui nous gouvernent. Pour eux, les frontières de l'interdit doivent obéir à leur obsession : durer au pouvoir.

C'est précisément cet esprit négatif qui parasite la gestion du processus électoral plombé par la violation permanente des règles démocratiques élémentaires, sans lesquelles les communautés humaines ne peuvent vivre dans la paix et la stabilité. Le mauvais exemple vient d'abord du sommet de l'Etat, où le réflexe dictatorial s'exprime de manière de plus en plus grossière. Le harcèlement à la limite de la terreur que le chef de l'Etat a exercé directement sur le Président de la Cena, pour le contraindre à la démission est une forfaiture de plus qui en annonce d'autres, aux seuls fins de confisquer la souveraineté populaire.

Le Ministère de l'Intérieur continue d'emboiter le pas à Me Wade avec un zèle renouvelé, pour organiser un semblant de concertation, pour la revue du code électoral. En fait, là également, on déroule un aspect du même objectif en porte à faux avec la démocratie. La remise en question de la liberté de presse, sous le prétexte de la réforme du Code de la Presse, participe des mêmes pratiques attentatoires contre notre système démocratique. Et non content de s'être honteusement approprié des médias d'Etat, Me Wade et son clan investissent à tour de bras pour créer des groupes de presse pré-programmés, tout en parsemant d'obstacles artificiels les projets d'autres Sénégalais comme Youssou Ndour.

Face à cette situation, le Bureau Politique de l'Afp dénonce avec la dernière énergie, le holdup électoral que prépare Me Abdoulaye Wade et dont la première phase est en cours. Il invite les démocrates et les patriotes, toutes tendances confondues à défendre sans concession, le moment venu, la souveraineté du peuple conquise au prix de tous les sacrifices consentis par plusieurs générations de Sénégalais. Les luttes qui s'annoncent concernent non seulement les acteurs de la vie politique, mais également ceux du champ social, le monde rural et toutes les populations affectées dans leur chair par la spirale inflationniste qui les enfonce de plus en plus dans le dénuement total, face à l'arrogance du pouvoir en place.

C'est la raison pour laquelle le Bureau politique de l'Afp invite les responsables et les militants, où qu'ils se trouvent, à s'engager dans les combats que Bennoo Siggil Senegaal, élargi à d'autres forces, mènera contre les fossoyeurs de la République et de la paix civile. Il les exhorte également à soutenir les nombreuses luttes qui sont en train de se dérouler dans le champ social qu'il s'agisse de la fonction publique ou du secteur privé.

Les combats des Inspecteurs du Travail, des corps émergents de l'Education, des travailleurs de la Santé, de la Justice et de Transrail sont l'expression de l'exacerbation des tensions qui minent l'équilibre du pays, du fait de sa déstructuration profonde provoquée par l'amateurisme et l'arrogance des tenants du pouvoir. La stabilité du Sénégal est réellement menacée par ce cocktail explosif, marqué par un condensé de frustrations dangereuses. Il faut arrêter les dérives de Me Abdoulaye pendant qu'il est encore temps !

En effet, l'histoire nous enseigne que les peuples n'ont jamais subi indéfiniment la force arbitraire exercée, contre l'intérêt général, et pour préserver les préoccupations d'un clan. Le Bureau politique de l'Afp invite les tenants du pouvoir à méditer la fin mouvementée pour ainsi dire, de régimes que la mémoire humaine a classés au musée des ennemis du droit et la justice, pour toujours. A ce jour, dans la longue histoire de l'humanité, il n'y a pas eu une seule exception.

Le peuple en lutte vaincra !

Vive le Sénégal debout !

Fait à Dakar, le 02 décembre 2009 

Le Bureau politique de l'AFP