COMMUNIQUE DE LA REUNION DU BUREAU POLITIQUE DE L'AFP

Lundi 2 novembre 2009

 

Le Bureau politique de l'Alliance des Forces de Progrès s'est réuni le lundi 02 novembre 2009, sous la présidence de M. Madieyna Diouf, Secrétaire national chargé de la Coordination des Activités du Parti, en l'absence de M. Moustapha Niasse Secrétaire Général, en mission, autour de l'ordre du jour suivant :

Situation nationale ;
Vie du Parti.

Le Bureau politique de l'AFP a procédé à des échanges approfondis sur la situation nationale toujours caractérisée par la paupérisation accélérée des populations, dans un contexte où la résistance des Sénégalais est en train de prendre corps face à la volonté de monarchisation de notre république, de la part d'un pouvoir miné par ses contradictions et gangréné par la corruption chronique.

Ce qu'il est convenu d'appeler "l'affaire Segura" a mis à nu la face hideuse du régime de Me Wade, qui enfile le manteau de la démocratie pour mieux dérouler son projet de construction d'une dictature sournoise, mais anachronique et violente, comme toutes ses sœurs jumelles en Afrique : violence à l'état brut, violence de l'injustice, violence de l'impunité, violence de la corruption avec ses conséquences dramatiques sur l'économie et sur le champ social, violence du mensonge au profit d'un clan, violence du mépris à l'endroit du peuple souverain.

Les tenants du pouvoir viennent d'entrer dans les annales noires de l'histoire universelle en provoquant, suite à l'affaire Segura, une nouvelle réglementation que vient d'adopter le FMI, pour protéger ses fonctionnaires contre la tentation, à l'occasion des tête-à-tête avec des chefs d'Etat. Quant aux sanctions au niveau national, il est illusoire de compter sur la convocation de la haute cour de justice, étant donné qu'aujourd'hui, notre république ne l'est que de façade, avec une Assemblée nationale illégitime et aux ordres. Il appartient donc au peuple, dans ses différents segments de s'organiser, pour prendre ses responsabilités, en luttant activement, pour chasser Me Wade et ses affidés du pouvoir et mettre fin ainsi à la longue nuit cauchemardesque qui dure depuis bientôt dix ans.

Le Bureau politique de l'AFP invite l'ensemble des militants et responsables à la base à participer activement à tous les combats que les patriotes mènent dans cette croisade, qui est une véritable œuvre de salut public. Bien entendu, le régime de Me Wade, comme toutes les dictatures en Afrique où sous d'autres cieux, renferme un potentiel de violence telles que les écoutes téléphoniques délictueuses et les dérives de la DIC qui n'en sont que des modalités. Avec la volonté morbide de Me Wade de conserver le pouvoir à tout prix, le compte à rebours du syndrome Dadis, l'autre fils, a commencé, parce que la violence de ce projet anti-démocratique engendrera inéluctablement une violence populaire supérieure.

Le Bureau politique de l'AFP tient Me Wade lui-même et ses flagorneurs impénitents pour responsables des événements dramatiques qu'ils ont programmés, au Sénégal.

La marche que les femmes et les jeunes de Bennoo Siggil Senegaal organisent le vendredi 06 novembre 2009 est un droit que les patriotes ont conquis de haute lutte, droit qui ne saurait être négocié. Le Bureau politique de l'AFP met en garde le pouvoir actuel contre toute tentative de remise en cause arbitraire de ce droit inaliénable, notamment par l'argument cynique de risque de trouble à l'ordre publique. Il invite, au-delà des responsables et des militants du Parti, les citoyens à participer massivement à la marche du 06 novembre dont l'objectif principal est de dénoncer les dérives de toutes sortes du régime agonisant de Me Abdoulaye Wade qui a posé une chape de plomb sur le pays et sur les Sénégalais, asphyxiés par la hausse vertigineuse des prix et les pénuries de plus en plus fréquentes.

Le Bureau politique de l'AFP estime qu'il est temps de relever le défi de l'arrogance, du reste brutalement visible dans le projet de budget 2010 qui, encore une fois, fait une large place au prince et à son entourage plus que jamais voraces. Le confort des prédateurs a un prix et c'est bien la sueur des masses laborieuses qui le finance. C'est la raison pour laquelle le Bureau politique de l'AFP exprime sa solidarité agissante à l'endroit des paysans, du monde du travail et de la jeunesse, dont le ras- le-bol évident est palpable à travers les grèves et les marches qui concernent tous les secteurs d'activités et les régions enclavées comme le Sud du pays, qui est en train de payer un lourd tribut aux turpitudes des Wade. Le salut réside dans la résistance.

Vive le Sénégal debout, libre et prospère !


Fait à Dakar, le 2 novembre 2009 

Le Bureau politique de l'AFP