COMMUNIQUE DE LA REUNION DU BUREAU POLITIQUE DE L'AFP

Mardi 2 juin 2009

 

Le Bureau politique de l'AFP s'est réuni le mardi 02 juin 2009, sous la présidence de M. Moustapha Niasse, Secrétaire général, autour de l'ordre du jour suivant :

1. situation nationale ;
2. vie du Parti.

Le Bureau politique de l'AFP a consacré une réflexion approfondie sur les recommandations issues des Assises nationales, pour souligner la nécessité urgente de leur appropriation par le peuple sénégalais, afin de couper court aux velléités manipulatrices des courtisans payés pour divulguer des contrevérités. Le Bureau politique estime qu'il convient d'organiser méthodiquement la vulgarisation des travaux des Assises nationales, surtout dans un contexte où les dérives du parti-Etat confirment, chaque jour, la pertinence d'une initiative devenue le symbole d'un garrot à même de mettre fin à l'hémorragie qui anémie le corps du Sénégal, depuis neuf années, neuf trop longues années.

Le remaniement ministériel-accordéon continue de dérouler ses notes indécentes qui tordent le cou à la République, en mettant sous le boisseau les exigences prioritaires de transparence et de gestion efficace de l'intérêt général. La nouvelle répartition des services qui vient de s'effectuer à la face des Sénégalais traduit honteusement une volonté morbide de capter des fonds dont les Sénégalais ignoreront les montants et les mouvements, sans possibilité de contrôle réel, comme naguère ce fut le cas avec l'ANOCI.

A cet égard, la gestion du dossier d'Air Sénégal International illustre crûment, encore une fois, le règne de l'improvisation, le pilotage à vue et l'impéritie qui sont mises en évidence dans une démarche incapable de tenir compte de la complexité d'un problème pourtant facile à résoudre. En effet, les pistes maladroitement explorées ne sauraient faire l'économie d'une incursion dans les éléments de sortie de crise clairement identifiés par le Secrétaire général de l'AFP, M. Moustapha Niasse. Il y va de la pérennité de la compagnie, de la sécurité et de la sûreté dont elle doit pouvoir se prévaloir, fût-elle baptisée sous un autre nom, avec les mêmes activités et les mêmes lignes exploitées, à quelques exceptions près. Le machiavélisme tropical serait-il passé par là ? L'expérience malheureuse du bras de fer inopportun avec l'ASECNA est encore fraîche dans les mémoires.

Les soucis d'argent ne pourront jamais justifier des choix qui lèsent objectivement et dangereusement les intérêts vitaux de notre pays. C'est la raison pour laquelle l'Etat devrait redoubler de vigilance par rapport à l'argent sale qui circule de plus belle, malgré le triomphalisme du régime de Me Wade. En effet, les montants estimés sont en deçà des réalités, eu égard au volume des activités spéculatives douteuses, notamment dans le domaine du bâtiment, avec des financements dont l'origine n'est pas toujours avouable. Evidemment, ces données pèsent gravement sur la sécurité de notre pays.

Le secteur stratégique de l'Education est tout aussi mal géré, car les conséquences des nombreuses grèves qui marquent des années scolaires et universitaires, sont préjudiciables à la préservation et à l'amélioration de la qualité de l'enseignement. Les vrais problèmes se situent au niveau du fossé entre le train de vie de l'Etat et les sacrifices exigés à des travailleurs qui en ont assez de voir renvoyé aux calendes grecques le respect d'accords dûment signés par des autorités incapables d'honorer leurs engagements. Le Bureau politique de l'Afp estime que l'impact de l'éducation sur le devenir de notre pays est trop important pour laisser la place indéfiniment à la ruse, aux calculs et aux manœuvres malsaines, ce qui compromet la formation des élites futures du Sénégal.

Fait à Dakar, le 2 juin 2009 

Le Bureau politique de l'AFP