COMMUNIQUE DE LA REUNION DU BUREAU POLITIQUE DE L'AFP

Lundi 01 février 2011

Le Bureau politique de l’AFP s’est réuni le lundi 1er février 2011, sous la présidence de M. Moustapha Niasse, Secrétaire Général, autour de l’ordre du jour suivant :

A – situation nationale ;

B – vie du Parti.

Le Bureau politique de l’AFP a tenu tout d’abord à s’incliner devant la mémoire de feu Son Eminence Monseigneur Jacques Sarr, Evêque de Thiès, enlevé à l’affection de sa famille, de ses fidèles et de ses compatriotes. Les Sénégalais appréciaient unanimement l’ouverture, la générosité et la tolérance de Monseigneur Jacques Sarr qui avait réussi à concilier les contraintes de sa mission spirituelle avec les impératifs du monde moderne et de la vie sociale. Le Bureau politique de l’AFP élève une fervente prière à Dieu pour qu’Il l’accueille en son Paradis et présente ses condoléances attristées à Son Eminence le Cardinal Théodore Adrien Sarr, à la Conférence des Evêques de l’Afrique de l’Ouest et à tous les frères en Dieu. C’est pour saluer sa mémoire et pour s’associer à l’hommage qui lui a été rendu, qu’une forte délégation du parti a pris part aux obsèques du grand prélat.

Analysant la situation nationale, le Bureau politique de l’AFP a exprimé sa vive préoccupation, face à la montée des périls causée par les choix et les comportements irresponsables des tenants du pouvoir, qui s’obstinent à dépeindre un Sénégal émergent, sans nuages, qu’ils sont les seuls à percevoir, à partir d’un prisme déformant. Alors que le feu couve sur toute l’étendue du territoire national, alors que tous les secteurs d’activité sont plongés dans une crise profonde, alors que les travailleurs ont partout rallumé le front social, alors que les populations meurtries dans leur chair crient leur ras-le-bol, le régime en place s’enlise dans l’arrogance et dans les fastes factices d’un train de vie sans commune mesure avec la situation désastreuse de notre pays.

Les insurrections qui sont en train de balayer les régimes autoritaires devraient pourtant amener nos gouvernants à revenir sur terre, pour coller l’oreille au pouls palpitant des populations frustrées et accablées, qui demandent justice. Les émeutes quasi quotidiennes provoquées par les incompétents et les corrompus qui  ont mis par terre la SENELEC sont des signes avant-coureurs qui reflètent la situation exacte d’un Sénégal très éloigné du discours officiel parasité en permanence par les contrevérités et les manipulations.

Le dossier de Sénégal Airlines est un exemple de plus de la fuite en avant à laquelle se livrent les Wade et leurs affidés, car il est évident que la nébulosité a déjà envahi cette jeune compagnie gangrénée dès ses premières heures de vie par les critères douteux qui ont présidé au recrutement et à la rémunération des membres du personnel. En plus, le choix porté sur de vieux avions, dont l’un a déjà donné toute sa mesure, dès le premier vol sur Conakry, n’est pas rassurant. Le Bureau politique de l’AFP exige que les anciens membres du personnel d’Air Sénégal International (ASI) qui ont le profil de l’emploi soient recrutés en priorité.

Naturellement, le processus électoral n’échappe pas au manque de transparence qui est la marque de fabrique du régime en place. Il suffit de rappeler les déclarations et on ne peut plus claires de l’ancien Président de la CENA, pour démolir l’argumentaire des mercenaires qui font semblant de croire que le fichier électoral qui a été utilisé par les fraudeurs zélés du ministère de l’Intérieur, est bon. Malgré le style mesuré du rapport relatif à l’audit du fichier, il est aisé de comprendre que les procédures utilisées pour inscrire les électeurs lors de la refonte totale du fichier ne présentaient aucune garantie. Par ailleurs, nombre d’électeurs subissent encore les conséquences de la rétention frauduleuse de leurs cartes organisée méthodiquement par le ministère de l’Intérieur. Aujourd’hui encore, cette approche frauduleuse est plus que jamais pratiquée, avec le contingentement des cartes nationales d’identité, pour favoriser l’électorat rachitique du régime en place qui se réduit de jour en jour, telle une peau de chagrin.

Le Bureau politique de l’AFP engage les tenants du pouvoir à plus de lucidité, pour comprendre que la jeunesse de ce pays, comme tant d’autres, n’acceptera jamais plus une mascarade électorale qui la prive de son droit imprescriptible de participer au choix souverain du peuple, lors des prochaines échéances électorales.

L’AFP et son Secrétaire Général réitèrent solennellement leur engagement à coller aux attentes du peuple  et à participer pleinement à la résistance collective, qui est un devoir impérieux, sur les chemins de la libération. 

Abordant le deuxième point de l’ordre du jour, le Bureau politique de l’AFP a tenu à adresser des félicitations aux femmes du parti pour les travaux qu’elles ont menés le vendredi 28 janvier 2011 sur les modules d’action programmés et, aussi, pour le succès de la rencontre qu’elles ont organisée le lundi 31 janvier entre le Secrétaire Général, Monsieur Moustapha Niasse et une importante délégation du Caucus des femmes sur la parité, conduite par Madame Fatou Sarr Sow, sociologue.


Fait à Dakar, le 01 février 2011 

Le Bureau politique de l'AFP