Communiqué du Bureau politique de l'AFP
Jeudi 27 mai 2004

 

Un quotidien de la place, dans sa livraison du jeudi 27 mai 2004, a publié un article intitulé « Kaolack : l'AFP reçoit une autre gifle. Madame Koné, responsable des femmes de l'AFP, officiellement au PDS avec plus de 300 chefs de comités ».

Cet article est à relier avec une émission datée d'hier, 26 mai 2004, de la Télévision nationale, émission qui a montré une séquence soit-disant de ralliements de militants AFP de Kaolack au PDS.

Devant de telles allégations, qui sont tout à fait contraires à la vérité,l'AFP, voulant éviter toute confusion dans l'esprit des Sénégalais, tient à souligner ce qui suit :

1. Madame Ndèye Soumba Diakhaté Koné n'a jamais été Présidente des Femmes de l'AFP à Kaolack ;

2. Elle a quitté l'AFP, il y a plus d'une année, plus précisément en mars 2003, au lendemain du Congrès du parti, et plusieurs mois après les opérations de structuration de la base, opérations à l'occasion desquelles, Madame Awa Sow, a été confirmée démocratiquement au poste de Présidente des Femmes AFP de Kaolack. Madame Awa Sow occupait cette fonction au moment où existaient les structures provisoires du parti, avant le Congrès.

3. Madame Koné, il faut le rappeler, avait voulu, sans succès, remettre en cause ce choix, ayant elle-même, à cette occasion, fait acte de candidature.

Le même journal a mentionné que Madame Koné serait partie de l'AFP avec 300 chefs de comités.

L'AFP compte à Kaolack 33 sections correspondant aux quartiers de la ville. Sur ces 33 sections, seule une Présidente de section , très vite remplacée, était partie au PDS avec Madame Koné, il y a exactement 15 mois. Au demeurant, les responsables de son nouveau parti, le PDS, ainsi que les Kaolackois eux-mêmes avaient bien constaté que Madame Koné avait transhumé seule. Cette situation prévaut jusqu'à présent.

Le PDS commence à nous habituer à ce genre de montages intempestifs et de déclarations sans fondement tentant ainsi de tromper l'opinion publique sénégalaise sur la réalité politique dans notre pays en général et à Kaolack en particulier, sur les secousses multiples et graves qui se déroulent actuellement au sein de ce parti, quotidiennement, au vu et au su de tous.

Par ailleurs, il est triste de constater encore que la Télévision nationale, qui est un service d'Etat et qui devrait, en conséquence, privilégier un mode d'information qui soit vrai et juste, en arrive, aujourd'hui, à servir de support à de tels montages, avec la caution directe et la participation personnelle de Me Abdoulaye Wade, Président de la République, Secrétaire National du PDS, comme cela a été le cas le mercredi 26 mai 2004. Les femmes qui ont été vues, à cette émission, autour de Me Abdoulaye Wade, n'ont jamais appartenu à l'AFP, ce qui est aisément vérifiable, sur le terrain, à Kaolack.

Le PDS qui se livre à ces manipulations, dans un contexte de difficultés internes sans nom, peut continuer, s'il le veut, à rechercher de manière effrénée et désordonnée, des militants et responsables dans d'autres partis politiques y compris parmi ses propres alliés. C'est son affaire.

L'AFP, en aucun cas, ne se laissera impressionner ni divertir par de tels montages que l'opinion sénégalaise a vite fait d'identifier et de banaliser.  L'ère des chasseurs de prime, ouverte officiellement par le PDS et cautionnée publiquement par Me Abdoulaye Wade lui-même, ne portera préjudice qu'à ce parti.

L'AFP, qui continue de développer dans les 11 régions, une base politique réelle, entend ne pas suivre le PDS dans la voie de ces provocations répétées qui ne visent qu'à compenser, dans l'illusion, les difficultés que rencontre, tous les jours, ce parti, du fait d'une mauvaise gouvernance avérée et de la déception qui en a résulté dans de nombreux domaines.



Fait à Dakar, le 27 mai 2004
Le Bureau politique de l’AFP