Communiqué du Bureau Politique de L'AFP

Jeudi 1 avril 2004

 

Le Bureau politique de l'AFP s'est réuni le jeudi 1er avril 2004 sous la présidence de M. Madieyna Diouf, Secrétaire National chargé de la Coordination des Activités du parti, en l'absence de M. Moustapha Niasse, Secrétaire Général du Parti, en mission à l'étranger, en vue d'examiner l'ordre du jour suivant :

1. Situation nationale
2. Vie du parti

Le Bureau politique de l'AFP s'est penché sur la situation nationale, caractérisée par les tentatives du pouvoir actuel, qui ont pour dénominateur commun la remise en question des acquis démocratiques et de l'état de droit.

Six mois après la nuit du 5 octobre 2003, date de la tentative d'assassinat du leader du Jef Jel, M. Talla Sylla, et après l'enquête républicaine de la gendarmerie, le dossier n'avance plus. Cette affaire, d'une gravité extrême, interpelle tous les citoyens de notre pays, tous les démocrates, car les enjeux concernent les libertés publiques et la sécurité de tous. Après le discours scandaleux des laudateurs qui ont laborieusement essayé de justifier un acte criminel, voilà que la presse fait état d'entorse grave à l'application des lois de notre pays, par le biais de l'altération inqualifiable d'un dossier transmis à la justice.

Le Bureau politique de l'AFP en appelle au devoir de mémoire et à la vigilance, pour que la lumière - et toute la lumière - soit faite sur la tentative d'assassinat de M. Talla Sylla et que tous les coupables, à quelque niveau qu'ils se situent, soient punis, conformément à la loi.

En effet, nul ne peut se situer au-dessus de notre Constitution. Le Bureau politique de l'AFP réitère, solennellement, la solidarité agissante du Parti avec toute initiative républicaine, pour exiger que le droit soit dit dans cette affaire, sans aucune entrave et sans aucune pression. Cette exigence est conforme au serment du Président de la République, qui l'engage à respecter et faire respecter la Constitution

Dans le même esprit, notre loi fondamentale garantit le respect de la volonté des Sénégalais, à travers le suffrage universel, dans le cadre du calendrier républicain. C'est la raison pour laquelle le Bureau politique de l'AFP engage le pouvoir actuel à se décider, sans délai, et avec sincérité, à entamer de vraies négociations avec les partis politiques légalement constitués, pour organiser des élections libres et transparentes. Les louvoiements du gouvernement ne sauraient perdurer.

Le caractère surcentralisé du pouvoir personnel du Président de la République explique, naturellement, la volonté des leaders du CPC de le rencontrer, pour régler les problèmes politiques liés aux élections, afin d'éviter les nombreuses pratiques frauduleuses qui ont entaché la régularité des législatives de 2001 et des locales de 2002, et ce malgré l'exemplarité du scrutin du 19 mars 2000. La répétition à satiété des contrevérités ne saurait occulter cette réalité. Le gouvernement doit s'employer à rétablir la confiance, au lieu de chercher à mettre la charrue avant les bœufs, en discutant du fichier, indépendamment de tout le processus électoral, alors même que ce dernier est partie intégrante.

Abordant le deuxième point de l'ordre du jour, le Bureau politique a confirmé la poursuite de la tournée nationale du Secrétaire général du parti, M. Moustapha Niasse, dans la région de Kolda, du 19 au 24 avril 2004. Cette tournée s'inscrit dans la volonté de l'AFP de mieux faire partager son idéal par la base et par les populations qui attendent toujours que la flamme, allumée le 16 juin 1999, connaisse une suite répondant à leurs légitimes attentes.

 

Fait à Dakar, le 1 avril 2004
Le Bureau Politique de l’AFP