Communiqué du Bureau politique de l'AFP
Jeudi 11 mars 2004


Le Bureau politique de l’Alliance des Forces de Progrès s’est réuni le jeudi 11 mars 2004 , sous la présidence de M. Madieyna Diouf, Coordonnateur national, en l’absence de M. Moustapha Niasse, Secrétaire Général, autour de l’ordre du jour suivant :

1. Situation nationale
2. Vie du Parti


Le Bureau politique s’est penché longuement sur l’actualité politique nationale. Aucun Sénégalais, aujourd’hui, ne peut rester insensible à cette situation, car les nombreuses questions lancinantes appellent des mesures urgentes, réalistes et apaisées. Les fondements et les objectifs de ces mesures doivent être expliqués au peuple, dans la clarté et la sincérité. il est dangereux de prétendre continuer à se jouer des Sénégalais.

Parmi les dossiers importants qui requièrent des solutions rapides, figurent la prochaine distribution des semences d’arachide, de mil et de maïs, sans oublier les fertilisants et une gestion rigoureuse des facteurs de production. Malgré l’urgence des réponses à apporter au front social, particulièrement aux enseignants, aux étudiants, aux élèves, aux travailleurs de la LONASE qui sont sous la menace d’une privatisation inopportune, non transparente et non maîtrisée, la préparation des décisions susceptibles de sauver la prochaine campagne agricole, constitue un impératif de premier rang.

Pour toutes ces raisons, le Bureau politique de l’AFP engage le pouvoir actuel à se ressaisir enfin, à se décider à affronter les vrais problèmes et à mettre un terme définitif à la mise en scène comme instrument de gouvernement.

Abordant les questions relatives au CPC, le Bureau politique confirme son option pour le renforcement de ce cadre qui porte aujourd’hui l’ espoir de la majorité des Sénégalais. C’est la raison pour laquelle le Bureau politique approuve la démarche et les propositions de la Conférence des leaders du CPC, concernant notamment : l’amendement du Code de conduite pour ériger en règle la concertation en amont et en aval ; l’élaboration d’un programme de redressement national, le principe de la liste commune lors des prochaines échéances électorales, la discussion préalable avec le chef de l’Etat sur les questions de fond relatives au processus électoral, avant d’aborder les problèmes techniques avec le ministre de l’intérieur.

Ces questions de transparence électorale sont au cœur de la démocratie. Elles sont indissociables du problème de l’accaparement et de la manipulation des médias d’Etat, ce qui illustre à souhait, un réflexe totalitaire aux antipodes des idéaux du 19 mars 2000. A propos du bilan à mi-parcours du pouvoir actuel, on se rappelle que la RTS a supprimé arbitrairement tous les espaces où pouvait s’exprimer l’opposition, malgré les protestations indignées de l’ensemble des démocrates et les injonctions du HCA. La RTS, tout comme le parti-Etat, est disqualifiée pour décider, sans aucune concertation préalable, du principe, du contenu, des modalités, du niveau et de l’identité des participants à un débat public, sur le bilan de l’alternance, bilan que les tenants du pouvoir actuel doivent assumer courageusement et avec honnêteté, seuls, devant le peuple, qui n’est plus dupe. L’AFP, qui a subi un ostracisme particulièrement cynique, a déjà fait suffisamment preuve de disponibilité, pour participer à tout débat préparé et organisé de manière consensuelle, dans la sincérité et dans la transparence.

Abordant le deuxième point de l’ordre du jour, le Bureau politique a adressé ses vives félicitations au Mouvement national des Femmes de l’Espoir et du Progrès (MOU.N.FE.P), qui a brillamment célébré, le 8 mars, à Gossas, sous la conduite de sa présidente, Mme Mata Sy Diallo, la journée internationale de la Femme, en traitant le thème de la pandémie du Sida.


Fait à Dakar, le 11 mars 2004
Le Bureau politique de l’AFP