MOUNFEP

CONVENTION NATIONALE

DAKAR, LE 30 JUILLET 2006
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ALLOCUTION DE LA PRESIDENTE, MADAME MATA SY DIALLO,
A L’OCCASION DE LA TENUE
 DE LA CONVENTION NATIONALE DES FEMMES

 

-       Monsieur le Secrétaire Général de l’AFP,

-       Monsieur le Coordonnateur National des activités du Parti,

-       Camarades membres du Bureau Politique,

-       Monsieur le Secrétaire Général du Mouvement National des Jeunes pour le Progrès,

-       Très chers invités,

-       Militantes et Militants de l’AFP,

L’organisation de la Convention Nationale des femmes de l’Espoir et du Progrès est, véritablement, un moment historique et solennel dans l'histoire du Parti et particulièrement de notre Mouvement.

Historique, parce que située dans un contexte politique, économique et social particulier où le rôle des femmes sera déterminant dans tous les segments socio-économique et politique de la nation.

Elle se tient, également, à la veille de la célébration de la Journée Panafricaine de la Femme dont le thème est axé sur la promotion de l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes.  

Solennel, parce que nous sommes rassemblées en grand nombre, venant de toutes les régions du Sénégal, participer aux travaux de cette Convention Nationale.

Il s’agit pour nous, femmes de l’AFP, d’avancer vers le futur en tant que militantes du Progrès pour un Sénégal émergent, clé du changement souhaité par les Sénégalais.

Chers camarades,

Chers invités,

Permettez-moi d’honorer, en cette circonstance, la mémoire de  nos vaillants militants et militantes qui ne sont plus parmi nous.

Que Dieu les accueille en son Paradis.

Ainsi, nous allons, toutes générations confondues, passer en revue les différentes étapes qui doivent nous permettre d’exercer nos responsabilités et d’être à l’avant garde de notre mission dans le Parti et dans le pays.

Il est avéré que toutes les femmes, en général, partagent le même destin. Partout, elles sont la proie des violences les plus brutales et les victimes désignées de toutes formes de discrimination et d’exclusion.

Malgré quelques avancées significatives dans certains pays, le problème de la discrimination à l’égard des femmes persiste encore presque partout.

La tenue de cette Convention Nationale est, d’une part,  une passerelle pour nous permettre de faire face aux nouveaux défis à relever et aux enjeux électoraux à venir et, d’autre part, une étape propice à l’évaluation de nos activités et de notre programme.

A cette occasion, le MOUNFEP invite toutes les femmes du Sénégal à lutter de façon soutenue et efficace contre la pauvreté et l’analphabétisme, à combattre toute forme de corruption et de déprédation économique visant à affaiblir les populations.

Le sens de la prospective doit orienter nos travaux. Nous devons aborder la réflexion en tenant compte de la réalité des femmes en politique.  

Quelle réalité ?

La réalité socioculturelle fait que la femme sénégalaise n’est jamais autonome. Elle est toujours dépendante ou du père, ou du frère ou du mari.

Dans les partis politiques, certaines femmes continuent à subir le diktat des hommes.

Leur problème majeur est d’arriver à concilier responsabilités familiales, professionnelles et politiques.

La dépendance économique constitue également un facteur bloquant à l’épanouissement et à la promotion des femmes.

La féminisation de la pauvreté s’accentue avec :

- l’échec de la campagne arachidière entraînant une paupérisation jamais atteinte dans le monde rural;

- le sabordage de sociétés industrielles jadis prospères, entraînant le chômage de milliers de personnes.

Que dire du riz de la vallée, des délestages, du manque d’eau potable, des soins de santé déficients, de l’insalubrité, etc. ?

Décidément les femmes sénégalaises sont confrontées à des problèmes multiples.

Quel projet politique dans lequel la population se reconnaîtra ?

L’Afp, à travers les femmes, est le garant du changement. Elles sont les forces vives sur lesquelles comptent les Sénégalais pour assumer un rôle privilégié en cette étape cruciale de la vie mouvementée du pays.

Pour ce faire, nous devons :

-       poursuivre le renforcement du Parti,

-       renforcer la présence des femmes dans toutes les  structures car elles sont la locomotive des partis politiques et leur poids électoral n’est plus à démontrer,

-       renforcer la formation politique pour consolider les aptitudes des femmes face aux diverses mutations,

-       renforcer la collaboration  avec les femmes des partis membres de la Coalition Pour l’Alternative (CPA) dont je salue, encore une fois, la présence à nos cotés, en cette circonstance, ainsi que celle de leurs responsables au plus haut niveau.

Il faut, par delà les appartenances partisanes, que les femmes, toutes obédiences confondues, aient conscience que leurs problèmes sont identiques. Elles doivent atteindre le même objectif. Leur manque de solidarité doit devenir un lointain souvenir.

La détermination inflexible des femmes du MOUNFEP leur a permis d’être présentes et agissantes dans toutes les grandes échéances politiques.

La population attend des femmes impliquées dans la politique des actes concrets. A cet effet, nous devons rechercher des solutions aux problèmes qui nous interpellent  et nous appuyer sur nos convergences parce que nous avons une obligation de résultat.

Les femmes du MOUNFEP sont réunies autour d'un seul objectif : Défendre les intérêts de la Nation et barrer la route aux fossoyeurs.

En travaillant ensemble,  la main dans la main, nous réussirons à atteindre cet objectif et à nous acheminer résolument vers un avenir meilleur.

Je ne saurais terminer sans m’insurger, avec la dernière énergie, contre la gestion solitaire et partisane du processus électoral par les autorités qui, malgré les assurances qu’elles servent à longueur de journée, n’inspirent plus aucune confiance.

Aussi, les lenteurs observées au niveau des inscriptions et dans la distribution des cartes électorales, le sabotage des inscriptions dans les zones rurales et l’absence notoire de volonté à mettre à la disposition de la CENA les moyens devant lui permettre d’exécuter convenablement sa mission, ont-ils fini de convaincre les plus sceptiques sur les intentions de ce régime aux aboies à confisquer la volonté populaire par une fraude massive aux prochaines élections.

Sous ce rapport, j’en appelle à la vigilante mobilisation et à la détermination des femmes, à faire face à ce hold-up électoral qui se prépare et tiens pour responsables Maître Abdoulaye Wade et son régime de toutes conséquences, menaçant la paix et la stabilité sociale, qui en découleraient.  

Il est, à présent et enfin, arrivé le moment solennel d’exiger la tenue des élections à date échue (le 25 février 2007) et dans des conditions de régularité et de transparence absolues. Le moment solennel et historique que vous attendiez toutes, pour me voir et m’entendre, en mon nom propre et en votre nom à toutes, dire que notre camarade Secrétaire Général, Moustapha Niasse, est bien placé pour sortir le Sénégal du gouffre dans lequel l’a plongé cet incompétent régime libéral et redonner confiance et espoir aux sénégalais.

Il en a les capacités et les compétences, il en a l’expertise et l’expérience, il en a l’ambition et la volonté. En un mot, il en a les qualités humaines, morales et intellectuelles.

Voilà un profil idéal qui répond bien à l’emploi.  

Chères militantes, l’avenir du Sénégal repose entre nos mains, nous femmes. Il est de notre devoir et de notre responsabilité de relever le défi à tous les niveaux. Je sais pouvoir compter sur votre courage, votre détermination, votre sens patriotique à vous situer à l’avant-garde du combat pour la restauration de la dignité de la femme, tous les jours bafouée par le régime libéral.  

Je vous remercie de votre aimable attention.