Mouvemment National des Jeunes du Progrès (MNJP)

Cérémonie officielle d'installation du Bureau Exécutif National

 

Allocution de M. Mbaye Dione, Secrétaire Général du MNJP

 

Camarade Secrétaire Général,

Camarades, Membres du Bureau Politique,

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs les invités des autres Parti Politiques,

Camarade, Présidente du Mouvement National des Femmes du Progrès,

Camarade Secrétaire National chargé de l'Ecole du Parti,

Camarades, Membres des Bureaux du MOUNFEP et du MNJP,

Chers Camarades, invités,

Les 01 et 02 Mars 2003, à l'occasion du Premier Congrès Ordinaire de notre parti, par la voie des suffrages, dans la paix, la transparance et surtout dans la démocratie, les femmes et les jeunes de l'AFP ont voté et respectivement choisi avec l'aide de DIEU, la Présidente du Mouvement National des Femmes du Progrès (MOUNFEP) et le Secrétaire Général du Mouvement National des Jeunes du Progrès (MNJP).

Avec le succès éclatant enregistré dans l'organisation de cette grande fête, nous pouvons tous être fiers de ce pas courageux et combien important dans notre marche pour l'approfondissement du processus démocratique dans notre pays et dans la défense des intérêts du peuple sénégalais.

C'est l'occasion pour moi, d'adresser mes vives félicitations à tous les militants de notre parti, avec une mention particulière à notre Secrétaire Général, qui reste plus que jamais fidèle à l'Esprit de sa déclaration historique du 16 juin 1999. Fervent serviteur de l'Etat, Monsieur Moustapha NIASSE, s'est donné toute sa vie à l'approfondissement du processus démocratique et à la défense des intérêts des sénégalais. Il est investi de cette culture de l'Etat et du droit qui sous-tend sa flexibilité, sa rigueur, sa capacité de dépassement du conjoncturel et son intransigeance lorsque les valeurs fondamentales à la base de l'Etat ou de la démocratie sont menacées dans un sens ou dans l'autre.

Je remercie toute la direction du Parti pour le travail combien important accompli chaque membre, depuis la création de l'AFP. Je citerai particulièrement, les Camarades Abdou Mané et Babou DIENG, respectivement Président et Rapporteur du Comité Préparatoire des Premières Conférences Nationales des Femmes et des Jeunes Progressistes, pour leur disponibilité, l'esprit de dépassement et la rigueur dont il ont fait preuve durant tout le processus de préparation des ces assises.

Permettez moi enfin de remercier très sincèrement tous mes camarades jeunes du parti, qui ont porté leur confiance sur ma modeste personne, pour diriger le Mouvement National des Jeunesses Progressistes (M.N.J.P.).

Le courage politique de notre Secrétaire Général, sa fidélité aux valeurs cardinales et aux principes fondamentaux qui l'ont toujours animé dans son combat pour l'approfondissement de la démocratie, la discipline des femmes et des jeunes du parti, leur maturité et leur engagement, ont permis à l'AFP d'opérer une rupture dans les méthodes de dévolution du pouvoir par rapport à ce qu'on avait l'habitude de voir dans l'essentiel des partis politiques sénégalais. Tous les sénégalais de bonne foi en auront été témoins.

Depuis trois mois, nous travaillons sérieusement, dans un souci d'éfficacité pour la constitution du Bureau du MNJP. Ce bureau est composé des jeunes garçons et filles des 44 délégations départementales et communales du parti, des représentants des élèves et étudiants, des pionniers et des sections extérieures jeunes du parti.

Le choix du 16 juin 2003, pour la cérémonie officielle d'installation des bureaux des jeunes et des femmes du parti, revêt un caratérère doublement symbolique. D'abord, il coincide avec le 4ième anniversaire de l'appel historique de notre camarade Secrétaire Général, El Hadji Moustapha NIASSE. Cet appel qui avait une résonnance sans pareille dans le cœur de beaucoup de sénégalais s'est traduit par un espoir immense.

Cette date marque le point de départ d'une nouvelle configuration de la classe politique sénégalaise qui a abouti à l'alternance démocratique survenue, le 19 Mars 2000. Cette alternance, à laquelle nous avions contribué et dont nous assumons entièrement notre part, avait suscité beaucoup d'espoir pour les populations de notre pays et pour tous les amis du Sénégal.

Malheureusement le compagnonnage pendant onze (11) mois avec Maître Abdoulaye WADE et son équipe, a permis à notre Secrétaire Général et tous à les patriotes de ce pays, de savoir que les motivations de cet homme sont en porte à faux avec les intérêts du peuple.

Loin d'être le grand bond en avant qu'attendaient tous les démocrates de notre pays, l'alternance démocratique survenue le 19 Mars 2000, s'est révélée à ce jour comme un recul majeur dans tous les secteurs de la vie nationale.

Le régime de l'alternance avait hérité de son devancier, un pouvoir fort où tout s'articulait au tour du Président de la République. L'adoption par référendum en janvier 2001, à une majorité écrasante, d'une nouvelle Constitution avait pour objectif de procéder à un rééquilibrage des institutions pour éviter l'omnipotence du pouvoir présidentiel. Contrairement à toute espérance, l'application qui a été faite de cette constitution a permis de : · renforcer les pouvoirs du Président de la République ; · déstabiliser les institutions démocratiques ; · amorcer un processus de patrimonialisation du pouvoir politique avec comme corollaire, la succession de scandales financiers jusque dans l'entourage immédiat du Président de la République ; · légaliser le cumul des fonctions et mandats au plus haut niveau de l'Etat.

Au moment où le chômage des jeunes a atteint des proportions jamais égalées dans les statistiques de notre économie nationale, aucune réalisation sérieuse du régime actuel n'a permis d'envisager un frein à ce douloureux problème. Cette dure réalité affecte tous les segments de cette frange, aussi bien en milieu rural qu'en milieu urbain, qu'ils bénéficient d'une formation professionnelle ou non.

Les investisseurs préssentis à juste titre parce que la présence de l'Homme d'Etat Moustapha NIASSE au pouvoir, était un gage de bonne gouvernance, ont vite fait de rebrousser chemin.Ne sachant plus quoi faire de ses rêves chimériques, pompeusement appelés "Grands Projets du Chef de l'Etat ", Maître Abdoulaye WADE cherche coûte que coûte à inaugurer des ouvrages auxquels il n'a ni de prés, ni de loin contribué à la réalisation.

L'emploi est plus que jamais une préoccupation nationale alors que beaucoup de jeunes avaient fondé un immense espoir de trouver leur premier emploi avec l' avènement de l'alternance, grâce à un chapelet de promesses jusque ici jamais tenues du Candidat du Front pour l'Alternance.

Devant la montée de ce dur fléau et ses conséquences sociales dangereuses, il appartient d'abord à nos autorités politiques d'asseoir une politique nationale de l'emploi, c'est à dire un ensemble cohérent de démarches actives, diversifiées et organisées visant à promouvoir l'élargissement de l'occupation des citoyens, l'amélioration de la qualité des emplois et l'équité dans l'accès au travail.

Mais faute d'une vision claire et de stratégies appropriées pour trouver des solutions durables au chômage des jeunes, la seule initiative jusque là prise consiste en l'augmentation du Fonds National de la Promotion de la Jeunesse (FNJP), dont l'objectif était de faciliter l'insertion professionnelle des jeunes.

Cet outil, a jusqu'à présent servi à entrenir une clientèle politique jeune cupide mais, aussi à gérer des transhumants politiques jeunes en leur donnant leur part du "gâteau"; les rares financement de projets jusque là, effectués, ont bénéficié à des militants du Parti Démocratique Sénégalais, sans qu'aucune étude sérieuse ne soit menée sur leur rentabilité et des garanties prises en cas de défaillance des futurs débiteurs.

Au plan de l'éducation, alors que nous rêvions d'un système éducatif paisible, sans perturbation, nous sommes aujourd'hui au regret de vivre les impairs et les dysfonctionnements qui sont le lot courant dans nos lycées, collèges et universités. Les crises sont devenues monnaie courante dans nos universités et écoles de formation professionnelle, agitées aujourd'hui par le douloureux phénomène de la " fuite des cerveaux " aussi bien au niveau des enseignants que des étudiants. Des conditions précaires de travail et de faibles moyens de recherche font aujourd'hui que un pléthore d'universitaires et de chercheurs sénégalais ont préféré quitter nos amphithéâtres et laboratoires pour des cieux plus cléments.

L'affairisme foncier qui se cache derrière une soit disant politique d'assainissement ou de décentralisation est à l'origine des affrontements récurrents entre les forces de l'ordre et les populations, particulièrement les jeunes du pays : Bargny, Lycée Lamine GUEYE, Ranch de Dooly, Pointe Sarène, Ndayane,…

Camarade Secrétaire Général ,

Les jeunes filles et garçons, membres du bureau du MNJP, vont désormais s'engager à prendre en charge concrètement, de conduire sur le terrain le programme qui résulte des propositions des différentes coordinations régionales, de l'ANEEP, de l'ANPE et des Sénégalais de l'Extérieur.

Ce programme s'articule autour de quelques axes majeurs, en conciliant deux éxigeances : d'une part conquérir démocratiquement le pouvoir, d'autre part participer activement à sa gestion efficace.

Nous allons cibler en priorité, la présence effective et efficace qui se traduira par une occupation du terrain politique. Nous initierons dans les semaines à venir des actions concrètes d'animation des structures du parti et de mobilisation des militants et militantes, dans toutes les localités du Sénégal. Nous avons décidé d'aller dans toutes les régions du Sénégal dans les deux années à venir. Ces tournées seront ponctuées par des séries de conférences sur des thèmes qui préoccupent le quotiden des sénégalais, ainsi que des échanges avec nos militants et tous les sénégalais d'une manière générale.

La communication occupera également une place prépondérante dans nos actions. L'équipe chargée de ce volet a déjà réfléchi sur une politique de communication qui va nous permettre de combler le déficit dont nous avons jusqu'à ce jour tant souffert.

Au plan interne, nous instaurerons des cadres d'échanges entre jeunes et/ou d'autres segments du parti, veillerons à une bonne circulation de l'information au niveau de nos différentes structures de base, expliquerons dans un langage simple et accessible aux militants les positions politiques du parti sur toutes les questions d'intérêt national ou international.

Camarades Membres du MNJP,

La présence de douze jeunes dans le Bureau Politique, instance suprême de décision de notre, Parti est une marque de confiance de notre Secrétaire Général à cette frange importante de la population. Nous en sommes fiers et lui en remercions très sincèrement. Toutefois, nous devons mériter cette confiance, en participant activemnt au débat interne du parti.

Camarade Secrétaire Général ,

Au plan externe, nous rendrons surtout beaucoup plus visible l'image d'homme d'Etat que l'opinion s'est déjà faite de notre Secrétaire Général. Chaque jeune sera un vecteur d'informations et de communication sur l'idéal de base du parti et sur ses principes fondamentaux. Nous participerons activement aux débats publics pour éclairer la lanterne des sénégalais et donner la position de notre parti sur les questions qui les préoccupent.

Nous accordons beaucoup d'importance à la formation politique de jeunes militants et militantes de notre parti. La création de l'Ecole du Parti, une des décisions majeures du Congrès, est une réponse à une forte demande des jeunes. Cet instrument nous permettra de mieux nous armer pour défendre les intérêts du Parti, entre autres, par l'initiation à l'analyse de faits politiques, à la bataille d'opinion, à la gestion des alliances stratégiques.

A cet effet, le Mouvement National des Jeunes du Progrès (MNJP), entend appuyer les élèves, les étudiants et les pionniers du Parti dans leurs combats au sein des grandes Universités de Dakar et de Saint Louis et aussi dans les lycées et Collèges du Sénégal, et faire connaître au plus grand nombre de jeunes sénégalais nos orientations et propositions pour que le Sénégal sorte du carcan du pouvoir actuel. Si la massification de notre parti demeure une priorité pour une conquête démocratique du pouvoir, nous devons toutefois dès maintenant mettre toute notre expertise à la disposition du Parti pour proposer aux sénégalais un programme politique, social et économoque alternatif, cohérent, réaliste et réalisable et qui répondrait à leurs aspirations si nous remportons les élections à venir. Pour cela, les jeunes du parti réfléchiront sur toutes les questions d'intérêt national dans des commissions techniques mises sur pied à cet effet. Même si l'expertise ne se trouve pas parmi nos militants, nous irons la chercher au niveau de nos amis, de nos sympatisants ou de patriotes mieux outillés dans leur domaine.

Nous entendons participer financièrement à doter le parti de moyens à la hauteur de ses ambitions pour mieux préparer les joutes à venir . Une réflexion est entrain d'être menée dans ce sens pour mieux nous organiser et définir des schémas adéquats de recherche de ces moyens financiers et logistiques.

Nous pensons qu'il est de la responsabilité de tout parti politique et du notre en particulier, de réfléchir sur une politique d'insertion de ses militants jeunes.De façon plus concrète, pour être opérationnelle et efficace, la politique de l'emploi de notre parti doit identifier des projets dans des secteurs d'activités bien ciblés en fonction de la localité et trouver les moyens de les financer.

Les GIE, constituent les structures juridiquement reconnues, sur lesquelles on peut compter dans le secteur moderne pour intensifier les activités et créer des emplois. Une tache sera donc confiée à chaque Délégation Départementale ou Communale de Jeunes de monter dans les meilleurs délais un GIE dont les activités seront essentiellement orientées vers le commerce et les services en milieu urbain et vers les activités agricoles en milieu rural.

En Milieu Urbain, les domaines retenus sont les Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication. Il s'agira de créer des Télécentres, des cybercafés modernes.

Les GIE qui seront créés dans le domaine de la fourniture de matériel de bureau et de fournitures informatiques cibleront d'abord pour clientèle des responsables du parti disposant des structures personnelles. L'installation de boutiques témoins dans des zones à fort potentiel marchand doit être expérimentée à Dakar et dans les autres grands centres urbains du pays.

En Milieu rural, le développement de l'emploi local est un levier d'action essentiel pour juguler les flux migratoires des zones rurales vers les zones urbaines. En effet, la crise de l'emploi ne saurait trouver de solution durable si l'emploi local n'est pas développé pour ralentir l'exode rural et réduire le taux de sous emploi, grâce à l'élargissement des opportunités d'occupations en milieu rural et dans les villes secondaires. Il faut pour cela élaborer des démarches et des actions qui répondent efficacement aux besoins d'emploi et de revenu des populations locales.

C'est le salut de notre économie qui a tant besoin d'investissements pour atteindre des taux de croissance beaucoup plus importants que ceux qu'elle réalise actuellement. Toutefois son financement constitue aujourd'hui un obstacle majeur au développement de l'initiative privé. Il pose des problèmes ardus au regard, de la configuration actuelle du système financier.

Si les grandes entreprises, les PME et PMI ont relativement un accès facile aux sources de financement bancaire, tel n'est pas le cas pour les petits projets qui ne supportent généralement pas les conditions fixées par les banques. Ces conditions relatives aux garanties et à l'exigence d'éléments financiers sont le plus souvent draconiennes et inhibantes pour beaucoup d'activités nouvelles potentielles.

C'est pourquoi, nous préconisons une politique de collaboration avec le système financier mutualiste. Il s'agira pour chaque GIE de collecter auprés de ses membres des participations sous forme d'actions nominales. Le capital souscrit pourrait être déposé au niveau des mutuelles de crédit et d'épargne ou dans d'autres structures informelles du système financier pour servir d'apport personnel au montant du prêt à solliciter.

En résumé, Le Mouvement National des Jeunes pour le Progrès (M.N.J.P.), entend ainsi être le fer de lance de notre parti dans ce combat exaltant que nous entendons mener dans tout le territoire national et au delà de nos frontières.

Camarade Secrétaire Général,

Camarades, Membres du Bureau Politique,

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs les Invités

Camarades, Membres des Bureaux du MOUNFEP et du MNJP

Au terme de cet exposé. Je voudrais vous remercier de votre aimable attention.

Vive la jeunesse progressiste,

Vive l'Alliance des Forces de Progrès,

Afin que tous ensembles, nous conduisions notre Camarade Secrétaire Général, à la Présidence de la République, pour l'intérêt du Sénégal