Célébration du 9ème Anniversaire de l’Appel du 16 Juin 1999 de Monsieur Moustapha Niasse

Louga, le 15 Juin 2008


Allocution de M. Cheikh Bamba Sall,

Secrétaire Général de la Coordination régionale de Louga 

Monsieur le Secrétaire Général de l’AFP,

Messieurs les Représentants des partis amis,

Mesdames, Messieurs les membres du Bureau politique,

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Chers camarades,

 

C’est avec plaisir et fierté que la terre du Ndiambour reçoit aujourd’hui Monsieur Moustapha Niasse pour célébrer l’Appel du 16 juin qui prend date dans l’histoire politique de notre pays.

Nous sommes fiers d’accueillir sur cette terre du Ndiambour, terre de paix, tous les partis politiques amis ainsi que toutes les personnalités qui ont bien voulu répondre à notre invitation.

La terre du Ndiambour, terre de résistance et de refus, est fière de souhaiter la bienvenue à tous les camarades de l’AFP ici présents aujourd’hui, et d’adresser une pensée fraternelle aux camarades empêchés ou absents.

Camarade Secrétaire Général, il m’est particulièrement agréable de souhaiter la bienvenue à madame Marianne Cissé Niasse, de l’accueillir à Louga ainsi que toute la délégation qui l’accompagne et de leur exprimer, à cette occasion, nos hommages déférents, nos sentiments de gratitude, de respect et nos remerciements sincères.

Monsieur le Secrétaire Général,

Chers amis,

Aujourd’hui le Sénégal va mal. Le Sénégal est mal gouverné.

Malheureusement, une catégorie de Sénégalais et plus particulièrement ceux qui nous gouvernent ne comprennent pas ou prétendent ne pas comprendre les innombrables problèmes qui étouffent leurs concitoyens chaque jour que le Bon Dieu fait.

Est-ce peut-être, aussi, parce que tout simplement ils ne peuvent pas, ils ne peuvent plus résoudre les problèmes des Sénégalais. Ceux qui nous gouvernent n’ont pas de solutions.

Face à l’incurie et à l’incompétence de nos gouvernants, le pays va à la dérive. L’avenir est sombre. Les incertitudes politiques, sociales et économiques sont nombreuses. Heureusement que le Sénégal est un pays d’honneur, de courage et de vertu. Et les Sénégalais ont toujours fait face. Ils ont fait face dans le passé en des moments tumultueux de notre histoire. Ils font face maintenant et ils feront face demain. C’est pour cela que l’espoir est permis. Même si les défis sont nombreux, même si la situation est au pire, le courage, l’honneur et l’esprit de vertu dont le Sénégal regorge font penser que ses valeureux fils comme vous relèveront les défis.

Oui, Monsieur le Secrétaire Général de l’AFP, des milliers de Sénégalais, au-delà des clivages partisans se sont levés, dans la diversité composite, et ont répondu à l’Appel du 16 juin 1999 et ont contribué à l’avènement de l’alternance. En dehors des hommes de cendre, tous sont encore là, portant la flamme de l’espoir que vous avez allumée un certain 16 juin 1999.  Je profite de l’occasion pour les remercier. Et en disant à ceux qui sont là, aujourd’hui, avec nous « Dal Leen Ak Diam » sur cette terre du Ndiambour.

Monsieur le Secrétaire Général,

Chers amis,

Là où commence cette avenue dite de la Gare, un homme illustre, un saint Homme, lors de sa déportation vers d’autres terres africaines, lointaines et inhospitalières, a prié son Seigneur et Dieu a exaucé ses prières. Je veux nommer Cheikh Ahmadou Bamba Khadim Rassoul. Puissent ses prières et ses bénédictions retomber sur nous.

Monsieur le secrétaire général de l’AFP,

Chers invités,

Chers camarades,

L’espoir est encore permis car, des hommes valeureux, en dépit des avatars, animés du même amour  à « s’arracher des larmes », comme disait le Président Lamine Gueye, nous ont montré la voie.

A l’occasion, qu’on me permette de citer comme exemple dans cette terre du Ndiambour le défunt El hadj Djili Mbaye. Que Dieu l’agrée à son Saint Paradis.

Mesdames et Messieurs,

Je disais tantôt que nous avons des raisons d’espérer. Car, faut-il le rappeler, le 16 juin 1999 un valeureux fils du Sénégal, un fils du Saloum profond qui s’appelle Moustapha Niasse, a proclamé, en trois mots, un engagement solennel que nous gardons en mémoire, qui constitue un pacte au cœur des Sénégalais. Il avait dit : «JE SUIS PRET». Oui, il est prêt. Il est toujours prêt. Ce pacte est plus qu’actuel. Nous en faisons un sacerdoce en ce moment précis où un peuple martyrisé attend encore le Grand soir que tout le monde croyait accompli au soir d’un certain 19 mars de l’An 2000. Mais enfin quelle déception !

Aujourd’hui, la gravité du moment oblige tous les patriotes sincères et courageux à dire qu’ils sont prêts, comme vous le disiez dans votre Appel. Personne n’a le droit de rester inactif ou de se taire, malgré les logorrhées, les invectives et les menaces. Nous gardons espoir, puisque vous le disiez vous-même, monsieur le Secrétaire général, dans votre Appel du 16 juin 1999, je vous cite : " Le peuple Sénégalais, fidèle à son histoire, a, chaque fois, pris délibérément la partie de ne pas céder au découragement, de ne pas reculer devant l’adversité, de surmonter les épreuves et d’afficher une foi en Dieu et une fierté enracinée dans sa culture. » Fin de citation.

Beaucoup de Sénégalais, au-delà des partis politiques, des ethnies, des religions et des croyances ont répondu présents. Ils sont là pour mener le combat, pour l’émergence d’un Sénégal dirigé autrement.

Il ya donc des raisons d’espérer que les Sénégalais se ressaisissent le plus rapidement possible pour faire face aux périls qui nous guettent, espérer que de valeureux fils de ce pays, très bientôt, par la voie démocratique, dans la paix et dans la concorde, reprendront les choses en main pour sortir ce pays de l’ornière car, aucun clan, aussi puissant fût-il, ne saurait museler la détermination des Sénégalais à faire face aux dérives autoritaires, sources de violences et de désintégration du tissu social.

 

Monsieur le Secrétaire Général,

Nous serons à votre côté pour l’émergence d’un Sénégal dirigé autrement et je rends grâce aux jeunes et aux femmes de l’AFP qui sont les fers de lance de ce combat pour redonner à notre pays son lustre d’antan.

Je demande à Mbaye Dione et à madame Mata Sy Diallo de transmettre mes remerciements à leurs mouvements respectifs et de leur renouveler mes félicitations pour leur contribution à la réussite de cet événement.

Je ne saurai terminer sans remercier, au nom de tous les militants de la région de Louga, le Secrétaire Général et le Bureau politique pour l’honneur et la confiance qui nous ont été faits à travers la célébration de cet évènement.

Je remercie également, du fond du cœur, toutes celles et tous ceux qui sont aujourd’hui à nos côtés.

Monsieur le Président Moustapha Niasse,

Je voudrais conclure mon adresse par une citation du Général De Gaulle qui disait, le 24 Mars 1942, alors que les affres de la guerre avaient entrainé la France au fond de l’abîme, je le cite : «C’est le moment où  jouant  de toutes les sortes de lassitude, s’agitent les démons du doute, du défaitisme et de la désunion. Mais c’est aussi l’heure des plus braves ou des plus purs.» Fin de citation.

Monsieur le Secrétaire Général,

Mesdames et Messieurs,

Nous espérons que, demain, quand le Sénégal se relèvera nous pourrons dire que celles et ceux qui étaient avec Moustapha Niasse dans le combat étaient des braves et des purs.

Je vous remercie de votre aimable attention.

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