ALLOCUTION DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L'AFP

Réunion du Comité Directeur de l'AFP

 

Dakar - Ngor Diamara, le 10 février 2013

Par M. Moustapha Niasse

 

 

Mes chers Camarades,

Je voudrais, tout d’abord, inviter le Comité directeur à s’incliner devant la mémoire de tous les patriotes tombés sur le champ de l’honneur, aussi bien pendant la période de la pré-campagne électorale présidentielle que pendant la campagne proprement dite. Ces martyrs méritent notre reconnaissance. Ils constituent un exemple pour toute notre jeunesse. Nous saluons leur courage et leur sacrifice, à l’entame de la Session de ce Comité directeur.

Le Comité directeur de l’Alliance de Forces de Progrès, qui est une instance de notre parti, tient, ce matin, sa première Session de l’année 2013. Voilà que, mobilisés, nous sommes venus des 14 régions, des 45 départements et des 545 communautés rurales.

Depuis plusieurs jours, voire des semaines, les militantes et militants du parti se sont attelés à la préparation de l’évènement, en y mettant, sans réserve, leurs capacités de réflexion et d’analyse, pour faire de ce Comité directeur le cadre et l’occasion d’échanger, en profondeur, sur les objectifs que nous nous sommes assignés, sur le contexte politique national, sur le programme économique d’innovation, de rénovation et de réformes mises en œuvre, sous la direction du Chef de l’Etat, M. le Président Macky Sall, Président de la Coalition Bennoo Bokk Yakaar, notre Coalition.

Je voudrais, au nom du Bureau politique tout entier, vous remercier et vous dire notre commune appréciation du travail accompli par les militantes et les militants de l’AFP, dans les structures mixtes de même qu’au sein des Mouvements des Femmes et des Jeunes, ainsi que au sein des Alliances regroupant les cadres, les étudiants et les élèves, les handicapés et les personnes du troisième âge. Je ne saurais oublier nos Sections de l’extérieur où nos compatriotes militants, en Europe, en Amérique du Nord, comme en Afrique et en Asie, s’investissent au service du parti et de ses idéaux.

Permettez-moi de féliciter, pour ses travaux préparatoires, la Présidente du Comité spécial créé à cet effet, Madame Mata Sy Diallo, M. Malick Gakou, Secrétaire national chargé des Activités politiques, M. Alioune Sarr, Président de la Commission scientifique, les Présidents des Commissions techniques, qui ont élaboré les documents de base et tous les membres du Bureau politique, Experts et Responsables. Leurs réunions multiples et les synthèses coordonnées ont créé les conditions dans lesquelles nous allons aujourd’hui travailler, aussi bien sur le plan organisationnel que dans le contenu politique et scientifique des documents mis à notre disposition.

Ensemble, mois après mois, au sein de l’Alliance des Forces de Progrès, en tant que formation politique et en tant que composante, parmi d’autres, de la Coalition Bennoo Bokk Yakaar, nous avons consacré des initiatives et des actions, des rencontres et des contacts, dans un mouvement de planification organisée et maîtrisée, pour la mise en œuvre du programme qui nous est commun et ainsi, apporter une contribution constante et significative au fonctionnement de la Coalition Bennoo Bokk Yakaar, pour le biennum 2013 – 2014 et bien au-delà. Il y a lieu de souligner, de manière claire, que nous sommes dans une alliance politique et stratégique avec des partenaires.

Nous sommes dans cette alliance, avec sincérité et avec engagement et nous entendons y rester et continuer de travailler en son sein, avec et autour du Président Macky Sall, dans le but de réaliser, ensemble, les objectifs sur la base desquels le peuple sénégalais a élu, à plus de 65 %, le 25 mars 2012, le Chef de l’Etat qui préside aujourd’hui aux destinées de notre pays.
Nous y sommes et nous entendons y rester aussi pour être fidèles au mandat que les électeurs sénégalais ont confié, le 1er juillet 2012, aux 119 députés élus sur les listes de la Coalition, Bennoo Bokk Yakaar et à nos honorables collègues qui, élus sur d’autres listes, constituent, avec nous, à l’Assemblée nationale, le Groupe parlementaire qui rassemble, depuis, 126 députés sur 150.
Ensemble, nous devons continuer de conduire les changements sur la base desquels notre Coalition a remporté ses victoires. Ensemble, depuis bientôt 11 mois, au Gouvernement comme à l’Assemblée nationale, nous travaillons, la main dans la main, dans la confiance et dans la concertation, gardant à l’esprit, en tout instant et en tout lieu, le sens et l’importance de ce que nous faisons, de ce que nous entreprenons et de ce que nous accomplissons, pas à pas et avec lucidité, dans la voie dans laquelle nous nous sommes engagés, au profit du Sénégal et des Sénégalais.

Mes chers Camarades,

Voilà bientôt quatorze années que nous avons créé l’Alliance des Forces de Progrès.

Depuis quatorze années, nous avons construit une formation politique. Cette construction se poursuit. Nous l’avons fait sur la base de choix programmatiques, inspirés par une option politique et philosophique qui repose sur un patriotisme en mouvement et sur le sens et la valeur de l’effort dans tout projet humain.

Depuis, notre parti a été habité, de manière constante, par le souci d’élargir ses bases, de se massifier et aussi, par une détermination solidaire, prioritaire parmi tous, de jouer dans l’évolution de notre pays, le rôle d’une formation politique responsable, vivante, respectable et respectée, veillant, chaque jour, à ce que le Sénégal avance vers le progrès, dans la paix et dans l’unité.
Depuis, nous avons aussi pris part, en 2000, 2001, 2002, 2007, 2009 et 2012, à des élections présidentielles, législatives et locales. 

Avec le soutien des militants, de nos électeurs et de nos alliés et sympathisants, notre parti a pu mesurer son poids et l’impact de son programme, des actes qu’il pose sur le terrain de l’action politique, impact sur la conscience des populations, comme notre part de réponse aux questions qui résultent des défis et des évènements qui marquent, dans l’évolution du monde moderne, la vie de toute nation ayant l’ambition de porter une identité et une vocation de grandeur.

En mars 2003 et en avril 2011, nous avons tenu les premier et deuxième Congrès ordinaires de l’AFP, ici même à Dakar.  A l’occasion de ces assises, nous avons échangé, après consultation de toutes les instances de base, et nous avons élaboré les modules du programme que nous avons proposé au peuple, pour impulser des dynamiques de changement et d’innovation, dans le cadre du vaste mouvement par lequel nos compatriotes ont toujours voulu exprimer et traduire par des conquêtes démocratiques, leur volonté de réaliser des mutations en profondeur, afin d’arriver à l’avènement d’un Sénégal nouveau.

Ce Sénégal de nos rêves se bâtit par étapes.Le contexte actuel et les données nouvelles qui prévalent, avec un programme nouveau, une gouvernance nouvelle, des options économiques et sociales solidement ancrées dans le terreau de la morale et de l’éthique républicaines, ouvre des perspectives qui rassurent et donnent une force nouvelle, grâce à notre unité, aux synergies qui se dégagent pour changer le Sénégal.

Le Sénégal que nous voulons reconstruire, aujourd’hui, porte fièrement son destin, avec foi et courage, et marche vers le futur.  Je dis et redis que la Coalition Bennoo Bokk Yakaar est capable de faire face aux exigences liées aux responsabilités qui sont les nôtres, autour du Chef de l’Etat, le Président Macky Sall, et de son Gouvernement, en parfaite coordination avec les autres Institutions de la République.

Sous les auspices que voilà et sous l’éclairage des objectifs qui sous-tendent notre engagement, le Comité Directeur qui s’ouvre ce matin consacrera, par delà notre programme de massification de nos rangs et de perfectionnement de nos structures de base, ses travaux aux priorités du développement de notre pays, en termes de propositions pertinentes, à la poursuite de l’expérience que nous menons à la tête du pays, dans le cadre de Bennoo Bokk Yakaar et en relation directe et constante avec le Sénégal des profondeurs.

Chacun le sait. L’économie de notre pays est en train d’être restructurée, à tous les niveaux, depuis le mois d’avril 2012 quand on sait que pendant 12 années, des politiques de mal gouvernance avérée, ont détruit, d’une manière profonde, les fondements du développement, à savoir le tissu social, l’industrie, le commerce, l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’éducation et la santé, le secteur informel et l’environnement naturel.

Dans le partenariat qui nous unit, l’Alliance des Forces de Progrès mettra toujours en avant la prééminence des principes de loyauté, de concertation, de solidarité et de recherche de l’efficacité.
Naturellement, une Coalition vit ses propres réalités qui résultent elles-mêmes des dynamiques de contradictions, de synthèses et de tolérance, dans la pleine mesure du souci constant de poursuivre ensemble une expérience positive d’efforts rassemblés. Le pluriel, dans la réflexion, dans l’analyse, dans les approches peut être un élément de structuration rationnelle des pensées, des idées, des initiatives et des actes à poser, vers des synthèses majeures.

Les coalitions ne sont pas une fin en soi. Elles ne sont pas non plus un simple moyen de conquérir et de conserver le pouvoir. Elles constituent plutôt des instruments à élaborer et parfaire, patiemment, dans la persévérance, pour faire face aux défis, tant au plan interne qu’à l’échelle internationale.

Notre implication profonde et réelle dans la Coalition Bennoo Bokk Yakaar est une induction logique de notre appartenance originelle à la composante Bennoo Siggil Senegaal.
Bennoo Siggil Senegaal a mené avec nous à partir du 1er décembre 2011, avec sérieux et avec vigueur, la pré-campagne, puis, plusieurs mois après, la campagne du premier tour de l’élection présidentielle jusqu’au 26 février 2012.

Après notre commune décision d’apporter, sans réserve, un soutien déterminé à la candidature de M. Macky Sall, au 2ème tour de l’élection présidentielle, Bennoo Siggil Senegaal a accompagné cet engagement avec hauteur.

Comme on le sait, Bennoo Siggil Senegaal a été membre fondateur de la grande Coalition Bennoo Bokk Yakaar. En cette qualité et dans la suite logique de sa démarche, Bennoo Siggil Senegaal, à différents niveaux, continue de contribuer à la consolidation des bases organisationnelles de Bennoo Bokk Yakaar. C’est l’évolution de la configuration de la démocratie sénégalaise qui nous engage à nous adapter à ses nouvelles exigences. Notre démocratie s’est consolidée au fil des ans. Elle a connu un processus de maturation qui fait qu’aujourd’hui les partis politiques pris isolément ne peuvent pas gagner les élections. C’est ce qui justifie l’existence des coalitions. La nôtre, Bennoo Bokk Yakaar, répond bien, il faut le reconnaître et le souligner, à cette réalité objective, parce que nous sommes et nous demeurons, ensemble, au service du Sénégal.

Nous voulons dire au peuple sénégalais, nous de l’AFP, que les défis à relever sont nombreux, variés et complexes. Nous voulons aussi dire au peuple sénégalais que les obstacles peuvent être vaincus, les uns après les autres, dans une rationalité axiale et concertée, étalée dans le temps et dans l’espace.

Tout ne peut être réalisé dans l’immédiateté des initiatives et des actions. Le court terme est le champ des urgences. Le court terme est le temps des priorités, en même temps qu’il est l’assise à assurer pour accueillir et accompagner les modules de tout programme à moyen et long termes. Nous sommes dans cette dynamique. Et ce n’est nullement un tort que d’inviter à la patience en même temps qu’au travail nos compatriotes sénégalais. Nous sommes à la tâche, conscients des urgences à gérer et des résultats attendus.

Nul ne peut contester que le nouveau régime a hérité d’une situation économique, financière et sociale désastreuse. Les principaux secteurs qui ont longtemps porté la croissance de notre économie ont été destructurés, pendant douze années. Les conséquences de la gabegie et de la corruption ont été telles que notre pays subit, aujourd’hui, lourdement, l’endettement du Sénégal, dette intérieure et dette extérieure comprises. La demande sociale, on le sait, était déjà aigüe en l’an 2000. Elle connaît aujourd’hui des proportions inégalées, eu égard aux effets cumulés de l’essor démographique, aux mltiples pressions qui en résultent sur les villes, aux 120.000 nouvelles demandes d’emploi par an, question qui compromet gravement la situation des jeunes Sénégalais, aussi bien dans les zones urbaines que dans les campagnes. Il s’y ajoute la question lancinante du logement social et du prix des loyers. Et, le déficit des services en efficacité. Les problèmes récurrents dans les secteurs de l’éducation, de la santé et de la sécurité viennent s’ajouter au tableau.

L’AFP, pleinement engagée dans le système institutionnel qui dirige notre pays et dans le cadre de la Coalition Bennoo Bokk Yakaar, réfléchit et travaille, comme il se doit. C’est sous ce regard que le parti considère qu’il est de son devoir de formuler des propositions constructives sur les dossiers que je m’en vais énumérer. Je sais que les Ateliers qui vont se réunir, pendant cette journée, vont s’y pencher.

Il s’agit de :
1. Rendre la filière agricole aux vaillants paysans sénégalais. Le Gouvernement s’attèle déjà à réaliser des réformes substantielles dans cette direction.

2. A cet effet, assurer la reconstitution et l’accessibilité du capital semencier. A cet égard, agir pour la baisse du coût des intrants agricoles, la protection phytosanitaire des exploitations, d’une part, et garantir un prix rémunérateurs au producteur, d’autre part. Un acte, il y a quelques semaines, a été posé, portant le prix du kg d’arachide à 190 F. Avec la libéralisation du marché, ce prix est monté jusqu’à 250 voire 260 francs.

3. Il y a lieu, aussi, de conduire à bon terme la politique d’accès à un matériel agricole adapté pour une agriculture moderne. L’arrivée prochaine, comme en a décidé le Chef de l’Etat, d’un contingent de 1.000 tracteurs pour la campagne agricole à venir, constitue, à cet égard, une mesure encourageante à saluer.

4. Il convient également de garantir l’achat au comptant et contrôlé des récoltes (arachides et céréales), pour protéger le paysan contre les usuriers et les spéculateurs. L’expérience qui a démarré cette année mérite d’être consolidée, améliorée et rendue pérenne.

5. Développer les cultures maraîchères dans la Zone des Niayes et de la riziculture dans la Vallée du Fleuve Sénégal et en Casamance, par une mise en valeur des terres, des techniques d’exploitation et par un soutien effectif aux producteurs, mesures qui sont déjà prévues dans la politique agricole du Gouvernement. Il y a intérêt à les expliquer davantage dans la communication publique et dans les contacts avec les paysans concernés.

6. De même, il convient de poursuivre le module du développement de l’élevage et de la pêche, mesures que le Gouvernement a commencé de mettre en œuvre, sur le terrain, dans le but de promouvoir une politique moderne et intégrée dans ces deux secteurs. Le phénomène du vol de bétail est, dans ce cadre, à combattre.

7. Dans le domaine du développement industriel, il convient de s’appuyer sur le choix en faveur de la transformation des produits agricoles et pour une exploitation maîtrisée des ressources minières, en accentuant les programmes de recherche et d’exploration dans ce domaine.

8. Dans le but d’accentuer et d’élargir au profit des populations les mesures de responsabilisation des élus locaux, il y a lieu d’encourager la politique d’aménagement du territoire et de décentralisation, initiée par le nouveau Gouvernement et qui assure un transfert concerté et efficace des compétences et des ressources nécessaires pour la mise en œuvre des programmes de développement local.

A cet égard, l’accès universel à l’eau, avec des programmes pertinents d’assainissement – nous savons que le Gouvernement y travaille déjà – figure parmi les priorités destinées à faciliter et à améliorer la vie des populations. La multiplication des forages en est une aussi, de même que l’approvisionnement en eau potable, et en quantités suffisantes, des grandes villes comme Dakar et Touba, conformément aux projets en cours d’exécution ou prévus dans le court et moyen termes.

9. Le projet, en cours de réalisation, du programme de Couverture Médicale Universelle (C.M.U.), qui est l’un des axes fondamentaux des projets du Président de la République, mérite d’être soutenu, de même que, en particulier, l’achèvement des travaux des hôpitaux de Fatick et Ziguinchor.

10. Nous devons, enfin, au niveau de l’Etat, continuer de porter une attention particulière au dossier de la réhabilitation du réseau ferroviaire. En plus de la ligne Dakar-Niger, il convient que les branchements vers Saint-Louis, Tamba, Kaolack, Bakel, Matam et Ziguinchor soient inclus dans ce projet, dans un secteur important, à l’exemple des pays industrialisés.

Mes chers Camarades,

Le Sénégal se trouve à la croisée des chemins.

Notre pays n’a jamais reculé devant les défis parce que nous sommes un peuple de Croyants. Nous assumons une mission, avec foi et avec détermination. Sous ce rapport, la question de la solidarité gouvernementale, est d’abord un engagement vis-à-vis du peuple qui nous a confié une partie de son destin.

Ensuite, cette solidarité devient une exigence constante et un engagement citoyen et moral, devant Dieu, devant l’histoire et devant les hommes.

Notre parti, l’Alliance des Forces de Progrès, soutient sans aucune réserve le combat engagé contre la concussion, la corruption et les biens mal acquis. Il s’agit d’une exigence nationale.

Nous partageons une responsabilité historique et nous sommes résolus à l’assumer ensemble.

Dans cet esprit, dans ce combat et dans tous les combats à venir au service du Sénégal, j’affirme avec force que la réussite du Président de la République, M. Macky Sall, sera notre réussite. L’unité des Sénégalais permettra de nouvelles victoires.

La question casamançaise s’inscrit dans cette logique. Les perspectives qui s’annoncent, depuis quelque temps, augurent d’une paix juste et définitive, bientôt, dans notre région sud.

A l’AFP, nous sommes déterminés à ne négliger aucun effort dans ce vaste champ de l’unité nationale, de la paix et de la concorde.

Notre parti l’AFP, pour l’intérêt de notre pays, est ouvert à toutes les forces politiques et citoyennes qui nourrissent la même ambition que nous : bâtir au Sénégal, une République démocratique, juste et forte.

La vertu doit demeurer le point de guidage et la référence de nos pensées et des actes que nous posons tous les jours.

Mes chers Camarades,

Pour conclure cet exposé introductif de la Session ordinaire du Comité directeur de l’AFP, je voudrais adresser une pensée et un témoignage de solidarité en faveur du peuple frère du Mali dans l’épreuve qu’il subit, présentement.

M. le Président de la République a pris une décision sage, courageuse et opportune, pour joindre la voix et l’action du Sénégal à celles de la communauté internationale, en s’impliquant, avec résolution, dans les mesures adoptées par la CEDEAO, l’Union Africaine et l’Organisation des Nations Unies pour que le Mali retrouve son intégrité territoriale, la paix et l’unité.

Ensemble, nous avons pris en charge le rêve sénégalais.

L’espoir et l’action, l’unité et la solidarité, la lucidité et la raison nous permettront de réaliser ce rêve.

Je vous remercie de votre attention.

 

Moustapha Niasse