Coalition Populaire pour l’Alternative

 

COMMUNIQUE

A l’approche de l’échéance du 30 Juin 2006, la question de la position des Députés de l’opposition face à la prolongation du mandat pour la dixième législature (2001-2006) à l’Assemblée Nationale  préoccupe à juste titre l’opinion nationale.  

Jamais dans l’histoire parlementaire de notre pays une telle question ne s’est posée aux Députés et aux partis politiques, car les élections législatives ont toujours été organisées à date échue, conformément aux dispositions de la Constitution.  

Le coup de force perpétré par le Président Abdoulaye Wade, sous la forme de ce report des élections législatives, a conduit à une situation  politique inédite, et réserve encore bien des risques pour la stabilité des institutions de la République, toutes fragilisées, aujourd’hui, par une gestion despotique du pouvoir.

Cette situation découle donc de la responsabilité de Abdoulaye Wade et non de celle de l’opposition qui s’était élevé contre le report des élections législatives et leur couplage avec les élections présidentielles.  

Il est évident que dans un contexte aussi complexe, qui engage la responsabilité des Députés et des partis politiques à différents niveaux, notamment eu égard aux circonstances historiques des élections législatives de Mai 2001, et considérant les incertitudes qui continuent de peser sur le processus électoral, le débat en cours ne peut  que procéder d’une approche diversifiée qu’il faut prendre en compte. En effet, les particularités de chaque liste de Députés et les interpellations politiques qui en découlent pour chaque parti politique commandent un traitement différencié dans un esprit de haute responsabilité et de lucidité face aux risques qui menacent notre pays.  

Pour la CPA donc  il appartient aux Députés et aux Partis dont ils sont membres de gérer cette question en fonction de leur appréciation et des modalités de prise de décision qui leur sont propres afin de sauvegarder leur cohésion interne et de les rendre aptes à s’engager de manière solidaire dans les luttes en cours.  

Bien qu’ayant été créé seulement   le 02 Avril 2006, donc longtemps  après les législatives de 2001, la CPA se doit d’assumer, avec responsabilité, l’héritage provenant du  contexte historique de 2001, mais aussi et surtout, de se tourner résolument vers l’avenir pour  ouvrir une alternative crédible et cohérente au peuple sénégalais.      

La CPA respectera les positions  arrêtées par chacune de ses composantes  et appelle tous les partis membres et tous les militants  à assumer de manière positive  la  diversité des positions   sur cette question du maintien ou non des députés. Etant entendu que la diversité des positions, par rapport à cette question spécifique, ne saurait en aucun cas entamer l’unité de la CPA, ni sa détermination à être une alternative crédible au régime de Abdoulaye Wade. 

La CPA invite tous les partis membres et tous les militants à œuvrer résolument au renforcement de l’unité et de la cohésion et à se tourner  vers l’avenir en  s’attelant  ensemble  à la mise en œuvre des tâches de notre alliance électorale qui est le cadre le plus approprié pour engager les batailles électorales a venir.

 

Fait à Dakar le 22 juin 2006

La  Conférence des leaders de la CPA