12 engagements pour 2012
 

 

1. Rendre la filière agricole aux paysans sénégalais :

  • Reconstitution et accessibilité du capital semencier ; baisse du coût des intrants agricoles, protection phytosanitaire des exploitations, prix rémunérateurs au producteur
  • Accès à un matériel agricole adapté pour une agriculture moderne
  • Achat au comptant et contrôlé des récoltes (arachides et céréales) pour protéger le paysan contre les usuriers et les spéculateurs
  • Machines d’abattage des récoltes
  • développement des cultures maraîchères dans la Zone des Niayes et de la riziculture dans la Vallée du Fleuve Sénégal et dans la partie sud du pays
  • Un élevage moderne intégré avec entre autres stabulation et protection sanitaire du bétail, lutte contre les vols de bétail et subvention pour l’accès facile à l’aliment de bétail
  • Refaire de la pêche un des moteurs de l’économie : protection des ressources halieutiques à travers des repos biologiques maîtrisés et planifiés, transparence dans les accords de pêche, renforcement de la protection et de la sécurité des pêcheurs sénégalais.

2. Réformes en profondeur des Institutions et séparation des pouvoirs

  • Restituer toute son indépendance à la Justice, lui assurer les moyens de fonctionner sans entraves, respecter les Juges dans la plénitude de leurs compétences et protéger le secteur contre toute intrusion de l’Exécutif dans le fonctionnement de ce pouvoir important dans la consolidation de la démocratie et des libertés individuelles et collectives.
  • Reconnaître et redonner à l’Assemblée Nationale sa vocation fondamentale et naturelle de représentation nationale, de source des lois de la République et de contrepouvoir face à l’Exécutif. Cette Assemblée Nationale devra être composée de vrais députés du peuple, élus par le peuple et entièrement au service du peuple.
  • Réformer le Conseil Economique et Social pour rendre celui-ci plus utile sur les questions de développement, d’investissements productifs, de croissance et de gestion maîtrisée de la demande sociale et instaurer le système une personne - un mandat, pour supprimer la pratique nocive du cumul et permettre à chacun d’avoir la possibilité de servir la communauté nationale, avec ses compétences, ses capacités, son engagement citoyen, son savoir-faire.

3. Diminuer le train de vie de l’Etat :

  • Supprimer le Sénat
  • Ramener le nombre des députés à 120
  • Diminuer le nombre des ministres avec un maximum de 22 à 25
  • Supprimer tous titres de Ministres-Conseillers à la Présidence de la République et autres appellations sans fondement et réduire le nombre, à la juste limite des besoins, des membres des Cabinets du président de la République, du premier Ministre et des Ministres
  • Supprimer les Agences budgétivores destinées à soustraire le pouvoir en place des exigences de transparence de la comptabilité publique
  • Réduire le nombre des Ambassades et des Consulats du Sénégal à l’étranger, en reconcentrant, sur la base de données économiques et géopolitiques appropriées, les priorités diplomatiques du pays
  • Rappeler au Sénégal les militants casés, en guise de récompense et en nombre pléthorique dans les Ambassades et dans les Consulats

4. Promouvoir d’une politique cohérente d’aménagement du territoire et décentralisation mettant l’accent sur un transfert concerté des compétences et des ressources nécessaires pour la mise en œuvre des programmes de développement local. Cette décentralisation doit aussi intégrer une politique touristique nouvelle qui mette en avant la modernisation des réceptifs et infrastructures, la qualité du service, la formation des personnels et la protection des sites en matière d’environnement.

5. Revoir à la hausse, de manière significative, les salaires des fonctionnaires servant dans les zones rurales, notamment les enseignants de tous niveaux et de toutes catégories, les personnels des services de santé, de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche, de l’artisanat et du secteur social.

6. Assurer une maîtrise durable des mécanismes qui régulent une bonne politique d’approvisionnement en hydrocarbures, en ce qui concerne la planification des stocks de sécurité et les prix des produits importés. Dans ce cadre, baisser et bloquer le prix des hydrocarbures, à la consommation, en diminuant les taxes et surtaxes qui menacent la stabilité du secteur du transport des biens et des personnes et celui du commerce.

Un Programme spécial sera mis en œuvre pour libérer la SENELEC des contraintes techniques et financières qui l’empêchent actuellement de remplir correctement ses missions. La SENELEC devra bénéficier de la plénitude de ses prérogatives, en ce qui concerne sa gestion, c’est-à-dire l’importation des hydrocarbures, l’acquisition, la maintenance et l’exploitation d’équipements modernes, dans des programmes coordonnés et transparents. Toutes ces mesures seront prises en relation avec l’Assemblée Nationale, le patronat et les employeurs ainsi que les syndicats de travailleurs et les consommateurs.

Dans ce secteur comme dans d’autres, mettre fin à la corruption, aux détournements de deniers publics, au gaspillage et à la gabégie.

Le problème de l’eau, ressource vitale et produit indispensable au développement, doit être gérée dans l’ambition légitime de fournir cette denrée, en qualité et en quantité suffisante, aux populations des villes et du monde rural. Il s’agit là d’un facteur de protection de la santé publique et d’augmentation des capacités de productivité des populations.

7. Le secteur de l’éducation et de la formation fera l’objet d’un traitement spécial, notamment par de profondes réformes aussi bien sur les options fondamentales liées à l’éthique dans un domaine aussi sensible et à l’utilité pratique que fournit la science pour faire avancer le peuple et l’économie dans la voie du progrès.

Dans cet esprit, il y aura lieu, avec sérieux, de prendre à bras le corps le dossier des Universités prises dans le tourbillon de la réforme du système Licence, Master, Doctorat (LMD), sans les mesures d’accompagnement nécessaires. Le patrimoine foncier qui se trouve dans l’espace universitaire doit revenir à l’Institution académique et à ses acteurs.

8. Régler la situation des militaires invalides et victimes de guerre et leur assurer une couverture médicale appropriée, avec une prise en charge des enfants ayant perdu leurs parents décédés en service commandé.

Entre autres mesures d’urgence, les chantiers à l’arrêt depuis plus de 10 ans des hôpitaux de Fatick, Kolda et Ziguinchor, seront achevés dans les délais les plus courts et mis à la disposition des populations.

Chaque région devra être dotée d’un hôpital moderne.

Lié aux priorités de la santé, le problème des inondations peut bien être résolu si la puissance publique y met l’intelligence, la générosité et la volonté pour éradiquer définitivement ce phénomène.

9. Développer une politique de jeunesse qui prenne en compte les données sociologiques et les réalités économiques du monde moderne face aux effets cumulés de la mondialisation, par la création d’emplois, la pratique du sport et la promotion des loisirs.

La question genre, le statut et le rôle de la femme sénégalaise dans un Sénégal marchant vers le progrès, doivent être retenus comme des priorités qui méritent la plus grande attention. Des ressources exceptionnelles devront être trouvées pour couvrir l’ensemble des besoins résultant d’une telle ambition.

Les personnes retraitées, celles du troisième âge, qui ont donné leur force et leur patriotisme, pendant des décennies à la communauté nationale, méritent d’être prises en compte, avec respect et reconnaissance, répondant ainsi à l’une des références premières de la société africaine.

10. Développer une politique transparente et efficace dans la gestion, la protection et l’implication des Sénégalais de la diaspora dans les programmes d’investissement. Ces programmes doivent prendre en compte toutes les dimensions de leur vie et de leurs ambitions légitimes, notamment en ce qui concerne les prestations sociales et leur réinsertion au moment du retour au pays.

11. Réhabilitation, promotion et diffusion des valeurs, notamment par l’instruction civique et le sport, et lutter contre les effets désastreux des contre-valeurs et de l’impunité.

La culture doit retrouver sa place au cœur des stratégies de développement, en raison, principalement, du rôle qui est le sien dans la protection des bases qui fondent l’identité et l’unité d’une nation dans la diversité.

12. Une véritable diplomatie de développement sera mise en œuvre, sur la base des principes intangibles de respect mutuel dans les relations internationales et d’une conscience aigue et rigoureuse dans la préservation des intérêts des uns et des autres dans la conduite de l’économie de chaque pays.

Le Sénégal doit, dans cet esprit, entretenir avec les pays de l’ouest africain, avec ceux du continent et avec la communauté mondiale, des rapports qui permettent l’intégration sous régionale et régionale des programmes de développement et de maintien de la paix, avec le soutien actif des autres nations.

Les Sénégalais sont attachés à la paix. Les Sénégalais sont des hommes de paix. Il en a toujours été ainsi depuis des siècles.

C’est pourquoi le dossier casamançais doit être pris en charge, dès l’avènement du nouveau pouvoir. Ce dossier doit être traité avec la participation active et totale de toutes les parties concernées, à l’intérieur comme à l’extérieur, sans aucune exclusive.

Il s’agit donc, pour nous, vainqueurs de demain, et avec l’aide de Dieu, de diriger le Sénégal autrement et mieux ; de présider autrement grâce à une équipe de compétences, d’expériences et de savoir-faire, équipe composée d’hommes, de femmes et de jeunes rivés à nos valeurs et à l’éthique et dont la seule ambition est de reconstruire le Sénégal et de l’engager dans la voie du progrès et de la justice, au profit de tous.