DECLARATION DE L’ANCP SUR LE PARRAINAGE

 

Le Bureau de l’Alliance nationale des Cadres pour le Progrès (ANCP) s’est réuni sous la présidence du coordonnateur national Alioune Sarr, Ministre du commerce, le lundi 16 avril 2018.

Après une analyse en profondeur de la situation politique nationale, à la lumière du débat qui agite la classe politique sur la question du parrainage citoyen dans le système électoral, l’ANCP réaffirme la pertinence d’un tel choix proposé à la suite des concertations sur le processus électoral.

L’ANCP réitère sans équivoque son adhésion totale à la position de l’AFP, définie et rendue publique, le 5 avril 2018 à l’issue de la dernière réunion de son Secrétariat politique exécutif (SPE) présidé par le Secrétaire général Moustapha Niasse.

La nécessité de rationaliser les candidatures, en plus d’être une demande citoyenne face aux 47 listes enregistrées lors des législatives, est indéniable et plus que jamais vitale pour la santé de notre démocratie et du contrôle politique citoyen.

A ce titre, l’ANCP estime, en phase avec le camarade Secrétaire général Moustapha Niasse, qu’une élection présidentielle est un moment très fort dans la vie d’une nation, et qu’elle ne saurait être galvaudée par des candidatures fantaisistes ou par procuration, qui décrédibilisent la fonction présidentielle.
 
En effet, une candidature à une élection présidentielle doit reposer sur des critères sérieux de représentativité au sein du peuple, de programmes élaborés avec méthode et profondeur, le tout reposant sur des idéaux qui intègrent, dans leurs conception et formulation, la morale et l’éthique.

Quiconque sollicite les suffrages et la confiance des citoyens doit s’astreindre à ces exigences minimales.

Une floraison de candidatures fantaisistes et sans consistance, ni réelle assise sociale, serait un frein au processus de modernisation des mécanismes qui règlent et régulent un pays, surtout s’il a des ambitions nobles d’aller vers le progrès et la promotion des valeurs, en dehors de toute approche dictée par le hasard de l’improvisation, ou sous l’influence de forces occultes.

Qu’adviendrait-il de la marche du pays, en cas de blocage de l’élection présidentielle ?

Une démocratie, quel que soit le moment ou le domaine, est soutenue, dans tous les cas, par une volonté partagée d’accepter les règles du jeu et, quand il s’agit de compétition, d’y aller, chacun avec la représentativité dont il bénéficie dans le corps électoral. Les femmes et les hommes politiques se connaissent bien, et les citoyens sénégalais, en parfaits observateurs et analystes de la scène et des acteurs politiques, sont suffisamment avertis.

Ils ont de longue date, décidé de ne pas prêter l’oreille aux discours belliqueux, de ne pas écouter ceux qui proclament la violence et tentent de perturber l’ordre républicain.

Le principe du gouvernement républicain repose sur la vertu.

Ce type de gouvernement, comme en témoigne l’étymologie, est celui de la chose publique, inspiré par tous pour le bien commun. Et c’est là que les partis politiques qui concourent à l’expression des suffrages, doivent puiser leur vitalité et leur crédibilité, et nulle part ailleurs.

Quelle meilleure preuve de l’esprit démocratique, de l’adhésion sans faille à la démocratie, que d’accepter le principe de « parrainage citoyen », en lieu et place d’une sélection par la fortune ou par des élus?

L’ANCP exprime sans réserve son engagement à côté du gouvernement et rend hommage au Président de la République Macky Sall, pour sa vision lucide et novatrice de modernisation de notre système démocratique.

L’ANCP exprime son soutien sans réserve au Président de l’Assemblée nationale et aux députés du Sénégal pour le vote prochain de la loi instituant le parrainage citoyen au Sénégal.

Le Bureau de l’ANCP appelle, enfin comme par le passé, à la retenue et à la responsabilité, dans un Sénégal de paix, uni et prospère.

                                                                                                                                                         

Fait à Dakar, le 16 avril 2018

Le bureau de la Coordination