Communiqué du Bureau politique de l'AFP

Vendredi 27 décembre 2002

Le Bureau Politique de l'AFP s'est réuni le vendredi 27 décembre 2002, sous la présidence de M. Moustapha Niasse, Secrétaire Général du parti. Lors de cette séance, le Bureau Politique de l'AFP a examiné l'ordre du jour suivant :

1. Situation économique et politique nationale

2. Vie du parti.

Le Bureau politique de l'AFP s'est penché, avec toute l'attention nécessaire, sur l'évolution de la situation économique au Sénégal.

Analysant les projets et promesses qui avaient été évoqués devant les Sénégalais au début de l'alternance, le Bureau politique estime qu'il est temps que certains de ses projets commencent de voir le jour et que les promesses faites aux citoyens de la République doivent être respectées.

Dans un contexte de mondialisation difficilement maîtrisée, les nations qui veulent se distinguer dans le lot de celles qui sont capables de prendre en charge leur avenir, ont le devoir de concevoir et de conduire une politique de développement inspirée par la raison, avec un souci constant de réalisme.

Cette prise de conscience des impératifs du développement, par une maîtrise planifiée des phénomènes de la croissance, conduit à une pratique quotidienne, organisée et évaluée sans complaisance, en vue de créer les conditions les plus propices pour le progrès, dans des secteurs prioritaires comme l'agriculture et le monde paysan, les infrastructures et la diversification des équipements hydrauliques, portuaires, routiers, aéro-portuaires, en vue d'un développement également partagé entre toutes les régions du pays.

Aucune croissance ne peut être réalisée au Sénégal sans la participation active et complète des populations, appelées à produire plus et mieux, si les moyens nécessaires sont mis à leur disposition.

Sous ce regard, l'Alliance des Forces de Progrès considère qu'un navire de transport maritime, passagers et fret, doit être mis en service dans les délais les plus courts, pour faciliter les liaisons économiques et commerciales entre la zone Sud et le reste de notre pays. Evidemment, ce navire doit répondre à toutes les exigences de sécurité et de fiabilité, quel que puisse être par ailleurs son prix d'acquisition. Trouver les fonds nécessaires à cet effet, auprès des partenaires extérieurs du Sénégal, est parfaitement possible.

Dans le même esprit, l'aéroport international de Dakar doit être modernisé et rééquipé, en concertation directe avec l'ASECNA, à la place de tout nouveau projet d'aéroport totalement en inadéquation avec les priorités nationales, en l'absence, du reste, de toute étude technique de faisabilité ou d'une étude préalable de rentabilité.

D'une manière générale, l'Alliance des Forces de Progrès est convaincue que toute politique cohérente de développement doit prendre en compte les réalités et exigences liées à la mise en œuvre d'une véritable démocratie, où prévalent la transparence dans la prise des décisions politiques, le souci de clarté et de vérité dans la mise en œuvre des projets concernant la sécurité et le bien-être des Sénégalais, le souci de consolider l'unité nationale par un règlement négocié du dossier de la Casamance, et, par dessous tout, une politique d'aménagement du territoire qui ne néglige aucune des régions du pays, en matière de moyens de développement à partir des ressources disponibles et de la vocation spécifique de chaque région.

Enfin, le Bureau politique de l'AFP a tenu, en évoquant le dossier casamançais, à souligner la nécessité, de la part du Gouvernement sénégalais, de s'attacher à définir les conditions les plus appropriées pour une indemnisation juste et sans complaisance des victimes de la tragédie du "Joola". Cette indemnisation devra obéir à des mécanismes définis selon les règles en vigueur en matière d'assurance et de couverture de sinistres ayant causé des pertes de vies humaines et de dommages matériels. Ce dossier concerne tout le peuple du Sénégal.

Pour cette raison, l'affaire du bateau "Le Joola" ne saurait être traitée à l'amiable ni emprunter la voie d'expédients approximatifs, variables et sans consistance.

Evaluant les travaux de la session budgétaire de l'Assemblée Nationale, le Bureau politique de l'AFP salue la participation du groupe parlementaire de l'Espoir, que préside le Coordonnateur national du Parti, M. Madieyna Diouf.

Le Bureau politique, considérant la qualité et le haut niveau du travail accompli par les parlementaires du Groupe de l'Espoir, félicite les Députés de l'AFP, du PIT et du RND, qui avec les Elus des autres Partis de l'opposition démocratique le Parti Socialiste et l 'Union pour le Renouveau Démocratique, ont pu ainsi défendre efficacement les intérêts des populations rurales et urbaines.

Evoquant les préparatifs du 1er Congrès ordinaire du parti, le Bureau politique de l'AFP a entendu le rapport du Comité d'organisation, au niveau de chacune des Commissions spécialisées. Il encourage les commissions concernées à poursuivre l'exécution des tâches qui leur sont confiées.

Avant de mettre fin à sa réunion, le Bureau politique a tenu à saluer la dynamique de paix que l'ONU et la CEDEAO en relation avec la France ont impulsé dans la voix de la recherche d'une solution négociée en Côte d'Ivoire. A cet égard, la déclaration du Président du Conseil de Sécurité, le 20 décembre 2002, constitue un cadre adéquat ainsi que les propositions du Président Laurent Gbagbo.

Le Bureau Politique de l'AFP
Vendredi 27 décembre 2002