Commémoration du 3ème anniversaire de l'AFP

Hôtel Méridien Président

Communication des Jeunes

 

Camarade Secrétaire Général
Camarades membres du Bureau politique
Honorables Invités
Camarades militantes et militants
de l'Alliance des Forces de Progrès

Je voudrais tout d'abord au nom de ma région et en mon nom personnel, remercier l'ensemble des jeunes de l'AFP d'avoir choisi ma modeste personne pour présenter à cette auguste assemblée la contribution des jeunes du Parti, au cours de ce forum organisé à l'occasion du 3e anniversaire de l'Alliance des Forces de Progrès.

Chers camarades, chers invités

Nous sommes en effet, aujourd'hui réunis pour fêter le troisième anniversaire de la naissance de notre parti. Trois ans ne représentent peut être pas grand chose dans la vie d'un parti politique, mais au vu du travail effectué par l'AFP dans la réalisation de l'alternance et dans la consolidation des acquis démocratiques, les militants du Progrès ont un réel motif de satisfaction.

Comme il est de coutume, ce jour devrait être célébré dans la joie et la gaieté, mais malheureusement les souffrances que vivent les Sénégalais dans leur écrasante majorité ne nous permettent pas d'exprimer l'enthousiasme qui sied à l'événement. Reconnu le 23 août 1999, l'AFP a polarisé en trois ans d'existence, l'espoir de tout un peuple, d'où sa responsabilité dans l'édification de la nation.

Cette responsabilité est d'autant plus grande que les maux dont souffre le peuple n'ont cessé de s'accumuler depuis l'avènement du ''Wadisme'' pur et dur.

En effet, à la place de solutions idoines, le pouvoir actuel propose au citoyen qui n'a même pas encore terminée sa case de " bâtir des châteaux en Espagne ".

Alors que l'agriculture représente le socle sur lequel reposent les pays du Nord industrialisés pour assurer leur développement, le monde rural, au Sénégal, croule sous le poids de la famine, du manque de semences, d'engrais, de matériels agricoles, d'eau et sous un amoncellement de bons impayés.

Alors que la pêche représente l'un des secteurs d'exportation les plus dynamiques, le problème de la sécurité et de l'équipement des pêcheurs reste entier.
Alors que l'éducation et la formation garantissent l'émergence d'un citoyen de type nouveau capable de relever les défis du développement, le PDEF a fini par institutionnaliser le volontariat et le vacatariat.

Alors que tout développement doit être soutenu par des réseaux de communication fiables et viables, on assiste dans notre pays, présentement, à l'enterrement des pistes de production et à la dégradation alarmante des routes et voies ferrées, singulièrement la nationale 1 (Dakar-Fatick) et la route Diamalari-carrefour Ndiaye.

Alors que le Sénégal regorge de compétences de tout genre et dans tous les domaines, dans notre pays les pouvoirs et responsabilités sont malheureusement confinées entre les mains d'un clan et les institutions de la République sont de plus en plus personnalisées et patrimonialisées.

Alors que la politique d'emploi des jeunes doit constituer une priorité pour le développement, on assiste à un saupoudrage avec le Fonds National de Promotion de la Jeunesse qui n'est rien d'autre qu'un instrument de clientélisme politique.

Alors que la paix est préalable à tout développement, la région Sud attend toujours la solution tant promise par ABDOULAYE Wade.

Voilà, Camarades le constat amer de tout Sénégalais.

Plus grave, à côté des urgences de l'heure, le Pouvoir de Wade nous sert un chapelet de projets mirifiques, irréalisables, chimériques et inopportuns :

Nous, jeunes de l'AFP, nous militants de l'AFP, nous jeunes du Sénégal qui avons porté Maître Wade à la tête du pays, sommes aujourd'hui bien fondés à demander à Abdoulaye Wade où il en est avec :

1°) le chemin de fer à grand écartement
2°) les deux bateaux pour la Casamance
3°) l'Université du futur Africain
4°) l'aéroport international de Diass
5°) la route transcontinentale (Tanger-Dakar)
6°) l'usine de distribution de maafe
7°) le Tunnel sous la méditerranée
8°) l'usine de montage de véhicules à Thiès
9°) les bassins de rétention d'eau
10°) le réseau hydrographique national
11°) l'autoroute à péage (Dakar-THiès)
12°) le port fluvial à Saint Louis
13°) le projet sur la provincialisation
14°) les pluies artificielles.

Vous le constatez camarades : Abdoulaye Wade rêve, se met encore à rêver, se met toujours à rêver. Chers camarades, face à cette situation, vous conviendrez avec moi, et comme ne cesse de le répéter notre Secrétaire Général , le camarade Moustapha Niasse, le Sénégal, notre pays est en danger.

Nous ne saurions cependant terminer cette liste de promesses qui naissent au gré de ses humeurs d'un souverain pèlerin, sans ajouter à son corps défendant les propos de Madame qui, à l'occasion d'une séance de dédicace, rappelait qu'elle avait beaucoup souffert de l'instabilité de monsieur qui est capable de défendre une idée et tout de suite soutenir le contraire.

Au terme de notre analyse, vous conviendrez encore avec nous que l'équipe actuellement à la tête du Sénégal ne saurait présider aux destinées de notre pays. Et pour cette raison, nous jeunes, de l'AFP exigeons purement et simplement la démission de Wade et de son équipe avant qu'il ne soit trop tard..
Ndax kat, wolof Njaay neena " ku mënul bawo, lu yàxxu yowa "

Camarade Secrétaire Général, les jeunes de l'AFP crient haut et fort que " yow yaa mën ".

Diplomate émérite, homme d'Etat de classe exceptionnelle, éminent administrateur, homme de foi, de parole et de conviction,
Votre jeunesse est prête à vous accompagner dans la voie qui va abréger la souffrance des Sénégalais : car là est véritablement la responsabilité de l'AFP pour l'avenir de notre pays.

Vive l'Alliance des Forces de Progrès

Vive le Secrétaire Général Moustapha Niasse

Que brille pour toujours la flamme de l'espoir et du Progrès.