Commémoration du 3ème anniversaire de l'AFP

Hôtel Méridien Président

POURQUOI DEVONS - NOUS NOUS TENIR PRETS POUR UN DESTIN INELUCTABLE ?

Communication de l'ANUP

 

Le mystère, comme on le sait, aiguise la curiosité et pimente le désir de savoir. Avant 19 mars 2000, le Sénégal paraissait, aux yeux de bon nombre de Sénégalais, comme un grand hôpital désolé et sans provisions. Le désir de changement fut par conséquent la chose la mieux partagée. La mobilisation de tous installa Abdoulaye Wade au pouvoir. Seulement, voilà : deux ans et demi du Président Wade à la tête de notre pays ont suffi pour que beaucoup de Sénégalais ressentent une " honte " qu'ils épanchent avec une singulière amertume.

Une fois Wade élu, les Sénégalais se sont rendu compte que l'homme est beaucoup moins exceptionnel ou providentiel et qu'il est obligé de s'arrêter à deux plus deux font quatre. Ils ont fini de voir comment l'Homme Abdoulaye Wade, au pouvoir, confond ses fonctions et ses affaires privées ; de constater que le pouvoir SOPI est, pour l'essentiel, un mécanisme de mystification qui s'en tient aux moyens doux et feutrés.

Aujourd'hui, le temps de l'alternative stérile (ou le PS, ou le SOPI) est terminé. L'AFP s'est frayée une voie, démontrant, de façon éclatante, que de longues durées ne sont point nécessaires, lorsque l'on cristallise tout l'espoir d'un peuple.

Il est des choses que l'on ne peut comprendre qu'en les voyant, mais que l'on ne peut voir qu'en renvoyant allusivement à autre chose. En constatant les palinodies du gouvernement et en comparant le Sénégal de l'air du SOPI à ce qu'il était trois ans plus tôt, il y a, comme eût dit Voltaire, " de quoi parler longtemps ".

Il est un fait que, de nos jours, de nombreuses pétales se détachent de cette fleur à la tige pourrie qu'est devenu le Sénégal. L'édifice craque, la décadence s'accomplit même si, chaque jour que Dieu fait, par un matraquage médiatique, on donne l'impression de maîtriser la situation. Que l'on songe à ces mots de Maurice Barrès : " Il en va ainsi des roses et des fleurs du magnolia qui n'offrent jamais d'odeur plus enivrante, ni de coloration plus forte qu'à l'instant où la mort y projette ses secrètes fusées et nous propose ses vertiges ".

Des bruits alarmants commencent à circuler sous le manteau et les pas de danse s'exécutent sur un volcan. Manifestement, il y a une absence de contrôle sur la direction de marche. Au lieu d'une politique du bien-être, le pouvoir, dans sa démagogie, se propose de faire le bonheur de ses concitoyens. Le produit national brut (PNB) tant attendu par l'ensemble de la nation devient le Bonheur National Brut (BNB). D'où un échec cuisant.

La vérité irrécusable et constante aujourd'hui est que le Monde Rural vit ses pires moments, du fait de l'imprévoyance, de l'ignorance crasse et d'une soif de publicité personnelle.

Il en est de même de l'Université où les maux diagnostiqués depuis fort longtemps attendent toujours des remèdes. L'exploitation du rêve a montré ses limites.

C'est pourquoi, le pire adversaire du régime est l'homme dont toutes les qualités politiques deviennent des défauts (la richesse, le désintéressement, l'intelligence, le sens des réalités, l'ouverture aux intérêts collectifs, l'honnêteté, le sens du " développement social "). Le Camarade Secrétaire Général, Moustapha Niasse, qui incarne toutes ses valeurs, est l'opposant le plus redoutable et le plus redouté.

Les " Réclamants de l'Alternance", c'est-à-dire ceux qui croient avoir contribué à l'Alternance et qui prétendent n'avoir pas été récompensés selon leur mérite, de même que les adulateurs obséquieux, les hommes souples et rampants, continueront dauber sur notre Secrétaire Général, le Camarade Moustapha Niasse, dès lors qu'ils sont persuadés qu'il constitue l'unique entrave pour la survie de leur régime.

Evidemment, nous observerons toujours à leur égard un mépris souverain étant entendu que, pour se sentir insulté, il faut avoir quelque chose de commun avec les " insulteurs ".

Sur la scène politique sénégalaise, deux figures dominent : d'un côté l'homme à principes, qui peut se vanter de ne jamais changer d'opinion, de l'autre celui qui a " craché au visage " de ses concitoyens " autant de serments " qu'il en veut. En d'autre temps, on eût parlé de La Fayette et de Talleyrand.

Le Camarade Secrétaire Général sait à l'avance, par cette brusque et presque miraculeuse avancée dans le futur et le contingent, cet art de joindre ce qui est à ce qui sera, avec la certitude d'une prévision rigoureuse. Durant ces deux dernières années, Moustapha Niasse a su faire preuve d'un réalisme inventif, aisé, simple, qui l'a placé dans l'évidence de l'effet, l'acuité analytique et le dynamisme du mouvement.

Naturellement, les gens font toujours du casting ; ils vous distribuent des rôles suivant leur propre imagination sans aucun rapport avec ce que vous êtes.

Les membres de l'AFP sauront rester lucides et altiers devant l'adversité. Ils savent que le règne des mensonges éhontés, le détournement constant de l'espoir, le mépris le plus complet de la vérité ne seront plus que de mauvais souvenirs. Ils comprennent bien ce qui est en train de se produire, et c'est à cette tâche intellectuelle et politique qu'il s'attellent. La violence verbale de nos adversaires se brisera sur notre volonté de bâtir et de construire.

Il est clair que ce n'est point sur des conférences diplomatiques, encore moins sur des projets chimériques, mais sur la vigueur économique que l'on fait une grande nation.

Tout le monde se souvient : dans un processus de mimétisme bien particulier, alors que le mimétisme chez les insectes, ou les plantes, ou les animaux, est une vertu qui les éloigne des dangers en les faisant ressembler à ce qui est calme et tranquille, le gouvernement sénégalais, à maintes reprises, s'est plu à se conformer aux positions prises par les états auprès desquels il espère recevoir des subsides (événements du 11 septembre, situation à Madagascar).

Le credo de l'AFP reste : " la volonté d'aller plus loin, et la certitude d'en être capable ", comme eût dit le président Valéry Giscard D'Estaing.

L'âpreté de la lutte de demain ainsi que notre victoire certaine nous imposent l'observance stricte de certaines règles de conduite :

- Il nous faut davantage de solidarité et de générosité ;
- De l'humanisme, nous devrons toujours garder l'esprit de tolérance et de liberté ;
- Avoir une aspiration irréfrénable vers un monde de justice, où l'escroquerie ne côtoiera plus la turpitude, où la politique pleine de duplicité et d'équivoque disparaîtra ;
- Avoir une éthique de respectabilité et d'honorabilité dans la conception de la fonction publique et de nos charges.

Marchons ensemble, chers camarades,

En avant pour la victoire en 2006 et 2007,

Vive le Secrétaire Général, le Camarade Moustapha Niasse,

Vive l'AFP.
Pape Mody Niang,

Coordonnateur de l'Alliance
Nationale des Universitaires Pour le Progrès
(ANUP).



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